HASTA SIEMPRE

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25 septembre 2009

TERRORISME D'ÉTAT CONTRE CUBA, LES CINQ CUBAINS, TERRORISME MÉDIATIQUE (vidéos I, II, III, IV)

Au cours du rassemblement international le plus important du monde, les 11, 12 et 13 septembre 2009, organisé par le quotidien national l'HUMANITÉ, plus de 600 000 personnes de tous horizons se sont données rendez-vous à la Courneuve à Paris, une capitale dans la capitale. C'est dans une ambiance d'information, de discussion, de recherche, de débats et de fête que chacune et chacun aura pu emmagasiner tout ce qu'il fallait pour chasser le frelaté distillé par les médias rampants "officiels" discrédités.

Non seulement, chercheurs, écrivains, élus, journalistes, philosophes, politiques, représentants officiels de tous pays, sociologues ont pu discourir dans les différents Agora,  forum-espaces et stands de partis politiques, mais les échanges avec l'auditoire n'ont pas manqué d'enrichir les un(e)s les autres.

 

1_Granma

"Terrorisme d'État contre Cuba" a été le thème d'un des multiples débats de l'espace bolivarien animé par le quotidien national du Parti Communiste Cubain GRANMA au "village du monde".

2_Cuba

Le terrorisme d'État et le terrorisme médiatique montre combien l'information sur Cuba qui est frelatée par l'empire et par des organisations corrompues à la solde de l'empire peut facilement détourner les citoyen(ne)s du monde de la réalité de la société cubaine (et des autres sociétés des pays d'Amérique latine). Les médias français grands défenseurs du capital et porte-voix de l'empire n'ont aucun scrupule pour cacher la souffrance et l'injustice des peuples en général.

loscinco11anos


Le 13 octobre aura lieu la révision des procès de trois des Cinq jeunes antiterroristes cubains. depuis 11 ans les Cinq cubains sont emprisonnés dans des cellules punitives, accusés d'actions qu'ils n'ont jamais faites, condamnés sans preuve par une pantomime de justice de Miami, par des juges corrompus dans un Miami de non droit. Les "gusanos", terroristes notoires ont la main mise sur la police, la justice et les médias. Ils se pavanent  dans les rues en vantant leur actes terroristes contre Cuba en toute impunité. Combien de temps vont-ils encore se gausser du monde ? Le moule présidentiel Yankee changera t-il un jour ?  A
ujourd'hui, de moins en moins de citoyens sont dupes...

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TERRORISME D'ÉTAT CONTRE CUBA (I)

M. Lázaro MUJICA GARCÍA ( Sous-directeur, Chef d'Edition au journal «Granma»):

..." Le désir des États-Unis d'Amérique qui sont les principaux protagonistes sont les premiers acteurs de ce terrorisme contre Cuba "(...) " Aucun pays au monde n'a vécu ce qu'à vécu Cuba. D'abord parce que nous sommes tout près du monstre, ce qui leur permet de faire des choses très facilement "(...) " Ceux qui luttent pour un monde meilleur, ceux qui luttent pour protéger leur société, leur pays comme nos cinq compatriotes, sont considérés comme des terroristes, des espions.Ceux qui agressent Cuba, ceux qui mitraillent les hôtels, ceux qui font exploser des avions, ceux qui introduisent des maladies dans Cuba, sont considérés comme des combattants de la liberté " (...)


envoyé par letacle

TERRORISME D'ÉTAT CONTRE CUBA (II)

Mme. Betina PALENZUELA CORCHO (Fille d’Adriana Corcho Calleja, victime d’un attentat terroriste effectué contre l’Ambassade de Cuba au Portugal le 22 avril 1976. Diplômée en Ingénierie électronique. Directrice de l’Unité d’entreprise de Base Affaires différenciées à CITMATEL :

 (...)"je pense que la plus grande expression de l’anti-terrorisme est véritablement représentée par ces cinq personnes, alors qu’ils étaient très jeunes à lutter contre le terrorisme et c’est pour ça qu’ils sont injustement emprisonnés aujourd’hui "(...) "Il est temps maintenant que les mères puissent voir leurs enfants libres."(...)

M. Salim LAMRANI (sociologue) :

(...)"Si la lutte contre le terrorisme avait un quelconque fondement, l’ensemble des médias occidentaux auraient dénoncé l’implacable campagne terroriste menée contre Cuba. La censure du terrorisme contre Cuba qui est de loin la plus sophistiquée illustre clairement la duplicité de la presse occidentale."...


envoyé par letacle

TERRORISME D'ÉTAT CONTRE CUBA (III)

M. Maxime VIVAS (journaliste, écrivain):

"les Cinq de Miami font l’objet en France d’un véritable terrorisme médiatique" (...) "RSF est financé par la CIA. Ils reçoivent de l’argent de plusieurs organisations qui sont des écrans de la CIA en contrepartie de services qu’ils vont rendre à la CIA" (...) "RSF est une pieuvre qui a un tentacule dans chaque média en France"(...)

M.Hernando CALVO OSPINA (écrivain, journaliste Colombien exilé):

"l’équipe de choc de la CIA, les mercenaires et toute l’équipe nord-américaine et cubaine (prévue pour envahir une seconde fois Cuba-tentative annulée) ont été envoyés dans différentes parties du monde. Le premier pays, le Congo, le Vietnam, Angola, le Chili, le Nicaragua et les mêmes ont fait beaucoup d’attentats en Europe, particulièrement en Angleterre, à Madrid, à Paris, au Portugal où est morte la maman de la camarade ici à côté" (...) "Cette équipe qui a été protégée par la CIA, elle l’a été en plus par le Parti Républicain" (...)


envoyé par letacle

TERRORISME D'ÉTAT CONTRE CUBA (IV)

M. Salim LAMRANI:

(..)"Obama dispose de toutes les conditions nécessaires, je crois que toutes les conditions sont réunies pour qu’il change radicalement de politique à l’égard de Cuba" (..) "maintenant la question est de savoir: est-ce qu’Obama dispose de la volonté et du courage politique nécessaires pour mettre un terme à cinquante ans d’hostilités" (..)

M.Lázaro MUJICA GARCÍA:

(..)"Obama a dit qu’il était disposé à parler avec Cuba, qu'il a établi une politique au sujet de Cuba. Mais le même jour, la secrétaire d’État l’avait contredit, avec le porte-parole de la Maison Blanche ils ont mis des conditions de dialogue avec Cuba. Ce qui nous oblige à nous demander qui gouverne, qui commande dans ce pays"(..)"Le blocus reste intact...alors il y a une contradiction"(..)"Jusqu’à aujourd’hui, pour nous, Obama, c’est du pareil au même"(..)"Nos espoirs sont déjà chiffrés, sur ce que fera le peuple cubain avec ses propres efforts et avec la solidarité de nos ami(e)s du monde."...


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Moncada

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17 septembre 2009

" NOTRE PAYS EST EN PERMANENCE MENACÉ "

Rencontre avec Betina Corcho
dont la mère a été tuée dans un attentat en 1976 au Portugal

B_tina_Palenzuela_Concho
Betina Palenzuela Concho*

À l’occasion de sa visite en France, Betina Palenzuela Corcho a tenu à apporter un message de paix aux visiteurs de la Fête de l’Humanité. Une quête de justice qu’elle et ses quatre frères et sœurs demandent depuis maintenant 33 ans.

Depuis un certain 21 avril 1976, date à laquelle sa mère Adriana a été tuée dans l’explosion d’une bombe déposée dans une valise à l’ambassade de Cuba au Portugal. Un autre fonctionnaire cubain Efren Monteagudo avait également trouvé la mort.

A l’origine de l’attentat, « Coro » un groupe paramilitaire cubano-américain qui tentait de renverser le gouvernement socialiste par la terreur. « Cette année 1976 a été terrible avec en plus de l’attentat du Portugal, celui contre un avion de la Cubana de Aviacion (73 morts), l’introduction de la dengue** ou différentes prises d’otages » rappelle Betina Palenzuela Corcho.

L’auteur physique de l’attentat a été arrêté et depuis libéré. Quant aux commanditaires, Luis Posada Carriles et Orlando Bosch, spécialistes des actes de déstabilisation fomentés depuis les États-Unis, malgré le fait qu’ils se soient vantés d’avoir ordonné l’attentat, ils vivent aujourd’hui tranquillement à Miami.

Le terrorisme n'est jamais la solution

Au cours de la visite, « j’ai voulu expliquer ce que Cuba subissait depuis 50 ans et également dénoncer l’injustice qui voit les commanditaires marcher dans les rues de Floride alors que ceux qui ont lutté contre le terrorisme qui a frappé Cuba sont en prison aux États-Unis ».

Une référence aux cinq cubains emprisonnés depuis 11 ans aux États-Unis après avoir infiltré ces groupes d’extrême-droite cubano-américains suite à la vague d’attentats que l’île avait connu à la fin des années 90 dans des structures hôtelières afin de dissuader les touristes de se rendre à Cuba.

Si la jeune femme insiste sur ces faits, c’est parce qu’aujourd’hui encore « Cuba est en permanence menacée. Tout peut arriver, à n’importe quel moment ».

Sans désir de revanche, Betina Palenzuela Corcho arbore plutôt un message de paix et de justice. « Le terrorisme n’est jamais la solution. Depuis Miami, ils le font au nom de la démocratie mais ce sont eux les terroristes. Pour la sécurité du continent latino-américain et du monde, justice doit être rendue ».

Auteur : Sébastien Madau

NdA:

*Mme Betina PALENZUELA CORCHO, est diplômée en Ingénierie électronique. Dès 1998 elle occupe des postes de direction. Elle est à présent la Directrice de l’Unité d’entreprise de Base Affaires différenciées à CITMATEL appartenant au Ministère de la Science, Technologie et Environnement (CITMA).

**La dengue est une maladie virale, infectieuse aiguë, elle est transmise par des moustiques et fait partie du groupe des fièvres hémoragiques.

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Source : l'auteur
Publié le 17 septembre 2009 sur le quotidien la Marseillaise (sud-est)
URL de cet article sur HASTA SIEMPRE ! : http://moncada26.canalblog.com/archives/2009/09/17/15101599.html

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16 septembre 2009

JUAN ALMEIDA BOSQUE, LE POÈTE GUÉRILLÉRO DE LA PREMIÈRE HEURE

Disparition
Cuba rend hommage à un de ses dirigeants historiques
Un deuil national a été immédiatement décrété

Plusieurs millions de Cubains sont venus se recueillir devant Juan Almeida Bosque, Commandant de la Révolution, disparu vendredi soir à l’âge de 82 ans d’une crise cardiaque. Un deuil national a été décrété à l’occasion du décès de ce dirigeant historique.

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De nombreux messages sont arrivés à La Havane pour saluer la mémoire de celui qui fut un combattant de la première heure du processus révolutionnaire cubain.

Ouvrier noir, il s’était élevé dès les années 50 contre la dictature de Batista. Il était rentré dans l’histoire de Cuba en se hissant à la tête d’un cortège et en hurlant aux forces de l’ordre : « Ici, personne ne se rend! »

Juan Almeida avait fait partie de l’attaque de la caserne Moncada à Santiago de Cuba le 26 juillet 1953, un acte de lancement du processus révolutionnaire moderne. Emprisonné avec Fidel et Raul Castro, il sera expulsé au Mexique par Batista.

Membre de l’expédition du Granma, il sera l’un des douze survivants du débarquement. C’est dans la Sierra Maestra qu’il dirigera des troupes de l’armée rebelle.

Juan Almeida était député et a occupé de nombreux postes au conseil d’État et au comité central du Parti Communiste de Cuba en réalisant plusieurs missions en Angola lors de la guerre de libération. Il avait été nommé « Héros de la République de Cuba » en 1998.

L’ancien président Fidel Castro a salué la mémoire de celui qui a « défendu des principes de justice qui seront défendus à tout moment et à toute époque ».

Outre ses activités politiques, Juan Almeida Bosque était l’auteur de plus de 300 poèmes et chansons populaires ainsi que d’ouvrages sur l’histoire cubaine.

Le dirigeant cubain, élevé de son vivant au prestigieux grade de Commandant de la Révolution, sera inhumé dans un mausolée en plein cœur de la Sierra Maestra là même où il avait conduit le troisième front de l’armée rebelle.

mausolee_sierra_maestra
Le Mausolée dans la Sierra Maestra où reposent
Juan Almeida Bosque avec ses compagnons de combat
du IIIè Front de l'armée rebelle

Auteur : SÉBASTIEN MADAU

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Source : l'Auteur
hommage publié le 16 septembre 2009 sur
la Marseillaise
URL de cet hommage sur HASTA SIEMPRE ! : http://moncada26.canalblog.com/archives/2009/09/16/15092035.html

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24 août 2009

FIDEL CASTRO : "...CELUI QUI NE CROIT PAS EN L'HOMME NE SERA JAMAIS RÉVOLUTIONNAIRE..."

Vif et toujours avec son sens de l’humour, Fidel à conversé avec des jeunes avocats vénézuéliens sur différents problèmes qui frappent la planète. Il a défini, à cette occasion, son concept de révolutionnaire.

Fidel et les jeunes vénézuéliens (vidéo de 24 mn)

En exclusivité pour Cubadebate, le documentaire de 24 minutes (longue version) qui rend compte de la rencontre de Fidel et des jeunes vénézuéliens, récemment diplômés de Droit à l’Université de Carabobo. Ces jeunes avocats ont rencontré le leader de la Révolution cubaine le 22 août dernier.
Nous avons partagé le documentaire en trois parties pour que vous puissiez l’apprécier avec la meilleure qualité possible. Nous remercions toutes celles et tous ceux qui ont fait parvenir des messages à Fidel par le biais de notre site web et de notre compte sur le site de Youtube.

En Espagnol

Partie (I)

Partie (II)

Partie (III)

Morceaux choisis:

« …Les scientifiques US ont eu peur, car avec leurs calculs ils se sont aperçus qu’une fameuse pyramide de glace (iceberg) qui devait mettre 600 ans pour fondre, va mettre 80 ans seulement pour disparaître… »

« …et le problème des 2 degrés d’élévation de la température de la planète vont créer un dérèglement climatique qui fera fondre entièrement la calotte glacière de l’Antarctique… »

« …voilà maintenant que ce qui est mis en avant parmi les discussions, c'est que la plus grande menace pour les USA est...le changement climatique… »

« …peut-être sont-ils en train de discuter quels sont ceux qui vont mourir en premiers…alors si vous pensez qu’il reste 20 vingt à vivre, que le monde va disparaître, qu’allez-vous proposer aux millions de gens qui attendent…suicidez-vous ?... »

« …vous avez un devoir face à n’importe quelle tragédie… »

« …l’homme peut faire énormément, il peut des choses presque impossibles, (…) un révolutionnaire, pas un type froid, un type qui croit, celui qui ne croit pas en l’homme ne sera jamais révolutionnaire, non jamais il ne le sera. Il peut ne pas être contre-révolutionnaire, il peut ne pas être un égoïste, il peut ne pas être un voleur, mais il ne sera pas un révolutionnaire. »

Traduction EG. Moncada

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14 mai 2009

CUBA : 50 ANNÉES D'ÉCONOMIE AU SERVICE DU PEUPLE

Fidélité aux principes contre vents et marées

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Auteur : Alberto MONTERO SOLER

1. Des débuts à quasiment la fin (1959-1989)

Pour une compréhension minimale de la situation actuelle de l’économie cubaine, il faut remonter à la période antérieure à la Révolution pour comprendre, au moins partiellement, tant la raison de celle-ci que son cheminement depuis. À cette époque, l’économie cubaine ressemblait dans une grande mesure aux autres économies de la région qui se trouvaient complètement insérées dans la dynamique de domination continentale des USA.

En ce sens, la substitution du régime colonial espagnol par le nord-américain s’était limitée à diversifier la structure productive cubaine en incorporant le tourisme à ce qui étaient les activités traditionnelles dans l’île : l’exportation de matières premières et en particulier la monoculture de la canne à sucre (1).

Evidemment cela n’avait pas débouché sur une amélioration de l’inégale distribution du revenu parmi la population cubaine (2). Une distribution de la rente qui se trouvait renforcée par les structures quasi-féodales de l’exploitation qui dominaient la production de sucre et qui se traduisait, en même temps, par une saisonnalité élevée du chômage qui n’était pas absorbé par des sources alternatives de travail.

Si à ce contexte économique sous-développé et à son expression correspondante en termes de pénibles conditions sociales s’ajoutait l’environnement répressif et corrompu imposé par la dictature de Batista et sa soumission aux intérêts nord-américains, les bases étaient posées pour la capacité d’entreprendre de tout projet transformateur qui , avant tout, récupérerait la souveraineté pour le peuple cubain et, ensuite, se lancerait dans des transformations économiques et sociales qui permettraient d’élever le niveau de vie de la population et un climat de meilleure justice sociale.

Le processus révolutionnaire qui triompha en 1959 canalisait, en ce sens, toutes les attentes accumulées par la population durant des lustres d’exploitation et de soumission et la période qui s’ouvre dès lors sera marquée par la recherche de formules qui permettent de concrétiser ces aspirations dans un contexte marqué par l’hostilité viscérale des USA à l’égard du projet révolutionnaire.

Une hostilité qui se fit présente dès le moment où commencèrent les programmes de nationalisation des secteurs stratégiques de l’économie, où la présence d’entreprises usaméricaines était écrasante, et qui s’accéléra quand, en août 1960, le gouvernement cubain décida la nationalisation de tous les intérêts étrangers dans l’île.

La réponse la plus tranchante, par sa continuité dans le temps et son coût, a été le blocus auquel a été soumise l’économie cubaine depuis 1960 et qui a marqué de manière décisive toute son histoire économique récente.

En fait, le blocus réoriente économiquement et politiquement Cuba vers l’Union Soviétique et le bloc socialiste, l’île cherchant tant une alliance politique stable dans le contexte mondial de guerre froide que l’ouverture de nouveaux marchés pour les produits cubains qui avaient perdu marchés traditionnels depuis l’imposition du blocus.

Les conséquences de cette relation sur l’économie cubaine furent très importantes dans un double sens.

En premier lieu, parce qu’elles conduisirent à la concentration des échanges commerciaux avec ce bloc, favorisée, à son tour par les conditions avantageuses dans les termes de l’échange et par les aides offertes par l’Union Soviétique.

Et, en second lieu, parce qu’elles firent que le modèle économique cubain bascula vers le modèle socialiste dominant dans toute l’orbite soviétique caractérisé par la propriété sociale des moyens de production et la planification centralisée.

L’évaluation du lien de Cuba avec le bloc soviétique, et ses effets sur l’évolution de l’économie cubaine durant les quasi vingt-cinq années suivantes présente des éléments tant positifs que négatifs.

Du côté positif se trouvent, évidemment, les grandes avancées économiques et sociales durant ces années, d’autant plus remarquables si elles se comparent avec le développement économique et social des pays de son environnement géographique le plus proche (3).

Néanmoins, du côté négatif du bilan, et toujours estimé depuis la perspective que fournit aujourd’hui la connaissance des faits qui se produisirent par la suite, il convient de signaler que l’excessive dépendance de Cuba dans ses échanges avec le bloc socialiste détermina la grave crise de l’économie cubaine durant la décennie des années 90, à la suite de l’effondrement de l’Union Soviétique. Mais qu'en plus ce lien conduisit Cuba à se transformer en une pièce additionnelle dans le sein de la division internationale du travail établie dans l’enceinte soviétique. Cela impliqua l’abandon de ses stratégies initiales d’industrialisation et la diversification productive et la réorientation de son programme économique vers la production et l’exportation de biens primaires bien que maintenant sur la base d’une économie de planification centralisée.

En conséquence, l’économie cubaine a continué de présenter les caractéristiques traditionnelles d’un pays en voie de développement, hautement dépendant de ses exportations de produits primaires et très vulnérables, comme on le verra plus tard,  aux événements extérieurs (4).

2. Les années 90 : temps de réformes après l’effondrement

Etant donné cet état des choses, la chute du bloc soviétique emporta- il ne pouvait en être autrement - l’économie cubaine. Et nous disons qu’il ne pouvait en être autrement car 85% des relations commerciales et financières de l’île étaient avec ce bloc.

Comme on peut le supposer, l’impact sur l’économie cubaine fut énorme : le produit chuta de 35% en termes réels entre 1989 et 1993 ; la consommation totale diminua de 13% ; la formation de capital passa de 24% à moins de 6% du produit ; les revenus du capital se réduisirent de plus de 10 fois ; et les salaires réels tombèrent de 18% (5).

Le gouvernement cubain a affronté cette détérioration des conditions économiques et sociales avec une unique certitude : celle que la voie vers une solution ne passait pas par la transition vers l’économie de marché, comme cela s’était passé dans les États de l’orbite soviétique. L’option pour le socialisme se maintint inaltérable sans rejeter, avec d’indubitables doses de pragmatisme, l’introduction de mécanismes mercantiles qui permettrait de dynamiser une économie ankylosée et avec d’importants problèmes de productivité.

En ce sens, l’éventail de réformes menées par le gouvernement pour tenter de dépasser la Période Spéciale a été catalogué à la fois comme pragmatique et d’original et intrépide. Et, en même temps, il faut faire ressortir son effort pour préserver à tout prix les grandes réussites sociales de la Révolution (santé, éducation et protection sociale universelles et gratuites).

Les premières mesures n’eurent pas la profondeur que la gravité de la crise nécessitait et furent de caractère conjoncturel et avec une double orientation.

Ainsi, d’entrée, il fallait obtenir les devises dont  Cuba avait besoin pour faire face au paiement de ses importations et ainsi se développa le tourisme international et fut permise une modeste ouverture de l’économie à l’investissement étranger direct. Mais on tenta aussi de faire en sorte que la répartition des coûts sociaux de la crise soit la plus équitable possible et, en ce sens, on chercha à préserver l’emploi et à soutenir les niveaux salariaux en vigueur.

Evidemment, une politique d’expansion de la demande dans un contexte de restriction aigüe de l’offre finit par provoquer l’apparition d’importants déséquilibres financiers internes ainsi que l’inflation si redoutée (et sa répercussion connue régressive sur la distribution de la rente et avec cela sur la répartition des coûts de la crise). En conséquence, le peso cubain connut une forte dépréciation, avec la chute consécutive des salaires réels alors que dans le circuit monétaire commençait à circuler le dollar usaméricain qui arrivait au pays par la voie tant des envois de fonds de l’extérieur que du tourisme.

Néanmoins, la progressive dollarisation de fait de l’économie cubaine se heurta à la prohibition légale de détention et de circulation de devises pour la population ce qui, logiquement, donna lieu à l’apparition de marchés informels tant de biens que de devises.

A partir d’alors, et comme le soulignent Virgili et Xalma (2004), l’économie cubaine présenta une structure segmentée de caractère dual : dualisme monétaire (circulation du peso cubain et du dollar usaméricain);dualisme de change (coexistaient le type de change officiel et  celui en vigueur sur le marché informel) ; et dualisme structurel (les secteurs traditionnels, gouvernés par les mécanismes d’attribution liés à la planification centralisée, et les émergents, régis par les mécanismes de marché).

Tout cela engendra une importante détérioration des conditions sociales et l’apparition d’inégalités qui finirent par segmenter aussi socialement la population cubaine en fonction de sa capacité d’accès à la devise usaméricaine et qui provoquèrent des niveaux élevés de mécontentement social qui éclatèrent avec la crise des “balseros” de l’été 1994 (6).

Avant cet épisode le gouvernement cubain sut interpréter convenablement ces symptômes évidents de mal-être social et promut une série de réformes de caractère structurel et à forte composante pragmatique. Concrètement, les principales concessions qui se firent en termes économiques furent la dollarisation partielle de l’économie et l’introduction d’espaces et de mécanismes de marchés dans des domaines qui jusqu’alors avaient été régis par la logique de la planification.

Ainsi et de manière synthétique, on peut relever les réformes structurelles suivantes. Dans le domaine externe, et avec un pari décidément libéralisateur du secteur, on procéda à une ouverture plus décidée de l’investissement étranger ; à la transformation du monopole étatique du commerce extérieur et sa réorganisation et flexibilité ; à la stimulation du tourisme ; et surtout à la dépénalisation de la détention de devises (août 1993) suivie de la création et de l’émission en 1995 d’une monnaie pleinement convertible, le peso convertible. En même temps se créa un réseau étatique de boutiques de vente en devises (appelées Boutiques de Récupération de Devises ou TRD) destinées à réorienter stratégiquement les devises qui circulaient dans l’économie vers les secteurs qui fonctionnaient en pesos cubains et qui avaient un moindre accès à la monnaie convertible (dollars ou pesos convertibles).

Sur le plan intérieur, il faut souligner que dans le secteur agricole les grandes extensions de terres qui constituaient les entreprises agro-pastorales d’État furent divisées en petites unités de production coopérative ; des marchés agricoles où les agriculteurs pouvaient vendre leurs excédents de production furent créés ; l’agro-industrie sucrière se restructura ; et finalement on reconnut la possibilité du travail à son propre compte propre pour un ensemble d’activités prédéterminé (7).

Toutes ces réformes s’accompagnèrent de réformes dans le secteur public et les domaines fiscaux (par la voie de l’assainissement des finances nationales) et monétaires (il se créa un réseau de Maisons de Change-Cadeca-pour réaliser des transactions monétaires et bancaires en devises, on autorisa l’ouverture de comptes d’épargne en dollars usaméricains, on sépara les fonctions de la banque centrale et des banques commerciales et on créa de nouvelles institutions financières, parmi elle la Banco Central de Cuba en 1997 (8).

Ces changements supposèrent une modification substantielle de la dynamique économique et sociale du pays parce que, en premier lieu, ils donnaient lieu à la diversification de la propriété économique avec l’ouverture à des formes de propriété rejetées jusque là. En second lieu, ils modifièrent le rôle de l’Etat dans l’économie, augmentant sa fonction régulatrice au détriment de son activité entrepreneuriale. En troisième lieu, ils consolidèrent une économie totalement duale après la libéralisation de la détention et de la circulation de devises, même s’il est certain que, simultanément, s’articulèrent des mécanismes pour connecter les deux secteurs. Et parce que, finalement, ils ouvrirent de nouveaux espaces au marché pour le cas de biens et services déterminés (9).

En ce sens, et comme le défendent Virgili et Xalma (2004), la dollarisation partielle de l’économie a été stratégiquement utilisée pour réactiver l’activité productive.

Mais, en outre, il faut prendre en compte que dans le même temps se trouvèrent insérés quelques éléments qui facilitèrent le processus de dédollarisation. C’est pour cela qu’on peut affirmer sans risque d’erreur que la dollarisation fut toujours conçue à Cuba comme un phénomène transitoire (10).

Un bref bilan des effets de ces réformes doit prendre en compte que les succès qui furent obtenus n’étaient pas exempts d’ombres.

En tous cas, la dollarisation eu des aspects positifs inégalables : elle stimula la remontée de la production, développa une nouvelle source de revenus (les envois de fonds) qui seulement fut dépassée par les revenus provenant du tourisme et facilita la fourniture de biens et de services à la population à bas prix en monnaie nationale, parvenant, avec cela, à maintenir les niveaux de consommation de la population et préservant les conquêtes sociales (11).

Cependant, on doit remarquer qu’elle provoqua une augmentation des prix par une généralisation de ceux en vigueur sur les marchés informels, avec pour conséquence la détérioration pouvoir d’achat des salaires en monnaie nationale.

Egalement, il faut souligner que la dualité monétaire introduisit d’importantes inégalités sociales qui, jusqu’alors, avaient été absentes dans l’économie cubaine.

Et enfin, la confluence des deux facteurs antérieurs produisit un affaiblissement du rôle du salaire en monnaie nationale comme principal facteur de stimulation de la production. En conséquence, la rémunération, et par suite, les possibilités de consommation cessèrent de dépendre de l’emploi et/ou de la formation pour dépendre de la capacité d’accès aux devises dans les secteurs dans lesquels elles circulaient.

En conclusion, la crise provoquée par la chute du bloc soviétique affecta de manière dramatique l’économie cubaine. Cette dernière, pour une simple question de survie, dut changer sa morphologie, jusqu’alors nettement caractérisée par la propriété sociale des moyens de production, la planification centralisée et les hauts niveaux d’égalité sociale, pour adopter une morphologie avec des profils moins définis et dans laquelle le trait dominant à l’entrée dans le nouveau siècle sera la permanence de sa structure duale.

3. Nouveau siècle, nouvelles directions

Avec le nouveau millénaire, le gouvernement cubain avait déjà achevé  les principales réformes structurelles destinées au redressement de l’activité économique et l’économie se développa à un rythme soutenu.

La priorité devint alors la réversion de certaines des mesures qui avaient été adoptées de manière non désirée et par la force des circonstances, contrevenant ainsi aux principes les plus élémentaires sur lesquels s’était appuyé le processus révolutionnaire et l'érodant par la voie de ses effets pervers sur l’égalité sociale et économique préexistantes.

Evidemment, la plus perturbatrice de ces mesures avait été la dollarisation de l’économie, entre autres parce qu’elle avait accentué la dépendance de l’économie cubaine par rapport aux revenus en devises (tant par envoi de fonds que par le tourisme), augmentant sa sensibilité à tout type de perturbation économique internationale.

Mais, en outre, le problème était singulièrement grave parce que, devant la difficulté pour se procurer les fournitures nécessaires, le gouvernement avait aussi à opter pour insérer les secteurs de protection sociale dans la logique duale qui dominait l’économie. La conséquence fut l’apparition de contradictions dans le sein de ces secteurs et la détérioration dans l’universalité et la gratuité de la prestation de certains services sociaux (12).

Et à tout cela il faut ajouter, enfin, l’augmentation des différences dans la distribution de la rente et le surgissement d’inégalités sociales qui jusqu’alors avaient été maintenues sous contrôle (13).

Synthétiquement, les problème sociaux que la dollarisation aggrava furent l’appauvrissement de larges secteurs de la force de travail ; le surgissement de revenus et de niveaux de vie non associés au travail ; l’exclusion d’importants secteurs de la population de la consommation de certains produits qui n’ étaient accessibles que sur les marchés où le moyen de paiement était les monnaies convertibles ; la concentration et la polarisation des revenus ; la supériorité des revenus moyens des travailleurs indépendants par rapport aux salariés étatiques; la perte de poids du salaire dans la capacité financière des familles; et, finalement, l’affaiblissement qualitatif et quantitatif des services sociaux (14).

La réaction du gouvernement cubain fut la reconnaissance de l’existence de ces inégalités, et depuis la fin des années 90, l’option pour un changement significatif dans la conception et la gestion des politiques sociales.

On passa ainsi d’un modèle de protection et d’attribution très peu différencié à un modèle beaucoup plus personnalisé, où l’État tente de reprendre une action plus active dans les politiques sociales cherchant à restaurer et moderniser les espaces de génération d’égalité qu’avait connu le processus révolutionnaire et qui, à cette époque, connaissaient franche détérioration. Et, pour cela, une série de nouveaux programmes est lancée dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la sécurité et de l’assistance sociale, l’emploi et le sport (15).

D’autre part, l’autre grande question a laquelle le gouvernement devait se confronter était ce qui avait contribué à engendrer ces expressions d’inégalité dans l’économie et la société cubaine : la dollarisation.

Dans cette matière, on peut affirmer que l’expérience cubaine de dédollarisation fut non seulement réussie mais même surprenante étant donné le caractère irréversible que ce processus acquiert généralement là où il a été appliqué.

En effet, en 2004 le gouvernement décida de se lancer dans de nouvelles réformes qui changèrent l’état de choses qui avait été généré depuis les changements introduits durant la décennie des années 90. Il s’agissait de retrouver une plus grande harmonie entre les dynamiques économiques et sociales dominantes et les principes originaires sur lesquels s’appuyait la Révolution.

A cet effet, en octobre 2004 la Banque Centrale de Cuba annonça la substitution du dollar usaméricain par le peso convertible pour toutes les transactions commerciales internes et également l’établissement d’une taxe de 10% sur toute transaction d’achat de pesos (convertibles ou non) avec des dollars (16). Et postérieurement en mars 2005 on revalorisa le peso cubain par rapport au peso convertible ainsi que le peso convertible par rapport aux devises étrangères.

Cela supposait, de facto, le retrait du dollar de la circulation monétaire interne et la récupération de la souveraineté monétaire pour Cuba (17).

Les mesures monétaires furent accompagnées d’autres mesures économiques qui cherchaient à récupérer les mécanismes centralisés de prise de décisions, à freiner l’expansion de la propriété privée et à améliorer les revenus des secteurs les plus défavorisés de la population. A cet effet on augmenta le montant des pensions, on doubla le salaire minimum et on augmenta le salaire des travailleurs des secteurs de l’éducation et de la santé (18).

Finalement, et comme élément additionnel pour évaluer la fonction économique de Cuba dans ce siècle, on peut considérer que ces processus se produisirent dans le cadre d’une reconfiguration de sa position sur la scène internationale en dépit du blocus usaméricain.

Ce processus, qui coïncide avec la constitution d’une scène internationale marquée par la multipolarité, a facilité la célébration de nouvelles alliances stratégiques de Cuba avec d’autres pays. Des alliances qui sont le produit de la confluence de deux circonstances importantes.

D’un côté, du virage à gauche qui s’est produit dans plusieurs pays d’Amérique latine (Venezuela, Bolivie ou Équateur) dès les débuts du siècle, lesquels ont noué des liens avec Cuba sur la base de valeurs partagées qui tournent autour de la solidarité, de la justice sociale et de l’anti-impérialisme.

Ces liens sont allés au-delà des simples déclarations et se sont exprimés en accords de collaboration concrets rassemblés, dans leur majeure partie, dans le cadre l’Alternative Bolivarienne pour l’Amérique latine et les Caraïbes (ALBA) (19).

Dans le cadre de l’ALBA, le Venezuela et Cuba ont établi une alliance stratégique qui situe le développement des services publics sociaux vénézuéliens, d’un côté, et l’approvisionnement énergétique cubain, d’un autre côté, au centre de leur agenda commercial bilatéral. Cela a permis entre autres choses que, grâce à la coopération cubaine, le Venezuela a pu viabiliser et obtenir des résultats spectaculaires pour certaines de ses politiques sociales d’urgences pour les classes les plus défavorisées : les fameuses Missions (20).

En échange de cette collaboration, le Venezuela offre à Cuba un traitement préférentiel en matière de fourniture énergétique à des conditions financières privilégiées que ce pays a ensuite étendues aux États qui intègrent PetroCaribe.

Et, d’un autre côté, ces nouvelles alliances répondent aussi aux nécessités propres de l’économie cubaine en termes commerciaux (élargissant ses relations avec le Venezuela et la Chine) et d’investissement (Canada) (21).

En définitive, tant les réformes internes que les nouvelles alliances stratégiques externes ont permis le redressement définitif de l’économie cubaine et la conclusion de la période spéciale, comme l’a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances cubain fin 2006.

Il a fallu seize ans pour retrouver les niveaux de production de 1989.

En ce sens, et en guise de conclusion nous pouvons affirmer que cet examen de l’évolution de l’économie cubaine permet de faire deux constats.

D’une part, l’indubitable vocation des autorités cubaines à mettre l’économie au service des besoins de base de la population et non l’inverse.

Et d’autre part, la difficulté à élaborer un quelconque pronostic sur son évolution future car, si nous avons quelque chose à apprendre de Cuba, c’est son inégalable capacité à se réinventer en permanence sans perdre pour autant la loyauté à ses principes.

Notes:

(1) La  dépendance tant dénoncée de l’économie cubaine par rapport à l’agro-industrie sucrière était telle que, à la fin de la décennie des années 50, elle constituait 25% du PIB cubain, représentait 80% du total des exportations de biens et donnait du travail à une proportion de 20 à 25% de la force de travail.

(2) A ce moment les 30% de la population aux plus bas revenus percevaient seulement 4% des revenus totaux (Zaldiviar Diéguez, 2004, p. 42).

(3) Il suffit de signaler que Cuba constitue entre 1959 et 1989 une des économies les plus équitables du monde. La différence en revenu par tête entre les 20% aux revenus les plus élevés et les 20% aux revenus les plus bas était inférieur à quatre fois quand en termes moyens, cette différence était dans le reste de l’Amérique Latine de 19 fois (Noguera, 2004).

(4) Xalma (2007, p. 30).

(5) CEPAL (1997, p. 61). Selon des estimations de Carranza et Monreal (2000) la crise avait coûté à l’économie cubaine entre 13 et 18 années de croissance économique.

(6) Hoffman (2004).

(7) Noguera (2004).

(8) Un examen détaillé des réformes monétaires et financières peut se trouver dans Garcia Molina (2005).

(9) Carranza (1995).

(10) Cela était le cas de la création du peso convertible, dont l’objectif était de renforcer le rôle de la politique monétaire et de permettre que les autorités monétaires aient un plus grand contrôle de la monnaie en circulation. Marquetti (2007,p.8).

(11) Garcia Molina (2005).

(12) Dans Xalma (2007), chapitre III est analysé concrètement le cas de la santé.

(13) Le coefficient de Gini à la fin des années 90 était de 0,38 alors qu’au milieu des années 80, avant la crise, il était de 0,24 ; symptôme indubitable du processus de concentration des revenus qui se produisit dans cette période.

(14) Espina (2004).

(15) Garcia et Anaya (2007).

(16) Préalablement, en juillet 2003, la Banque Centrale de Cuba avait établi que les transactions commerciales entre les entreprises cubaines qui opéraient en devises devaient se réaliser en pesos cubains convertibles au lieu de dollars.

(17) Une bonne analyse du processus de dédollarisation se trouve dans Marquetti (2007).

(18) Pour l’exposé de ces mesures et leurs effets voir Triana (2006).

(19) Montero (2007).

(20) Un exposé de la contribution cubaine au développement social dans le reste du continent est dans Garcia et Anaya (2007).

(21) Une magnifique synthèse des alliances stratégiques de Cuba avec le reste du monde est dans Xalma (2007, chapitre IV).

Bibliographie:

Carranza Valdès, J. Et Monreal, P. (2000) “Los retos actuales del desarrollo en Cuba”. Problemas del Desarrollo, 122, juillet.

Carranza Valdès, J. (1995) “La economia cubana. Crisis e insercion regional”. Nueva Sociedad, 135, janvier-février.

CEPAL (1997) “La economia cubana. Reformas estructurales et desempeño en los noventa”. Mexico, CEPAL-Fondo de Cultura Economica.

Espina, M. (2004) “Efectos sociales del reajuste economico : igualdad, desigualdad y proceso de complejizacion en la sociedad cubana”. Dans M. Everleny, Reflexiones sobre economia cubana. La Havane, Editorial Ciencias Sociales.

Garcia Alvarez, A. et Anaya Cruz, B. (2007) “Politica social en Cuba, nuevo enfoque y programas recientes”. Cuba Siglo XXI, LXXVI, mai.

Garcia Molina, J.M. (2005). La reforma monetaria en Cuba. Série Estudios y Perspectivas. Mexico: CEPAL.

Hoffman, B. (2004) “Emigration and Regime Stability: Explaining the Persistence of Cuban Socialism. Exposé présenté à la Latin American Studies Association (Lasa) Congrès. Las Vegas.

Marquetti Nodarse, H. (2007) “Cuba : proceso de desdolarizacion de la economia. Impactos y perpectivas”. Cuba Siglo XXI, LXXIII, janvier.

Montero Soler, A. (2007) “ALBA: Avances y tensiones en el proceso de integracion popular bolivariano”, Agora, Revista de Ciencias Sociales, 15, vol. II.

Noguera, A. (2004) “Estructura social e igualdad en la Cuba actual : la reforma de los noventa y los cambios en la estructura de clases cubana”. Revista Europea de Estudios Latinoamericanos y del Caribe, vol. 76, avril.

Triana Cordovi, J. (2006) “La economia cubana en el 2005 : crecimiento, reajuste funcional y consolidacion del cambio estructural”. Cuba Siglo XXI, LXXII, décembre.

Virgili Bonet, T. et Xalma Mellado, C. (2004) Dolarizacion y coste social. El caso de Cuba. Analisis Economico, vol. XIX, 041, pp.315-340. Universidad Autonoma Metropolitana, Mexico.

Xalma Mellado, C. (2007) Cuba : Hacia donde? Transformacion politica, economica y social en los noventa. Escenarios de futuro. Barcelone, Icaria.

Zaldivar Dieguez, A. (2004) Bloqueo. El asedio economico mas prolongado de la historia. La Havane, Editorial Capitan San Luis.

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"Je suis là !"

Traduction : Gérard Jugant

Édité par Fausto Giudice

URL de cet article sur Tlaxcala

Source :  VIENTOSUR Numéro 102/Mars 2009- Cuba: 50 años de economía al servicio del pueblo

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11 mai 2009

Alarcón : " À CUBA UNE DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE SERAIT UNE RÉGRESSION "

internacionalista

KINGSTON, Canada (AP) – Cuba travaille pour répondre à « l’insatisfaction » vécue chez les citoyens du pays, mais une démocratie représentative comme la désire Washington ne sera pas imposée au peuple cubain parce qu’elle serait « une régression », a déclaré, samedi dernier, Ricardo Alarcón, président de l’assemblée Nationale,.

« Nous avons besoin de poursuivre notre travail dans le sens des principes révolutionnaires afin de faire face à l’insatisfaction qui s’est installée et aux difficultés permanentes qui nous empêchent d’avancer vers de plus grands objectifs » a dit Alarcón au cours de la clôture d’une conférence qui a duré trois jours à l’occasion du 50ème anniversaire de la révolution.

Alarcón a prononcé un discours en anglais devant plus de 500 personnes, en majorité des sympathisants du gouvernement cubain. Ils ont pu entendre des critiques sévères contre la politique que les USA ont appliqué envers Cuba durant la moitié du siècle dernier et qui continue à bloquer de « manière illégale » le développement économique et institutionnel du pays.

« Imposer au peuple cubain un régime de démocratie représentative ne serait pas une avancée en termes démocratiques mais plutôt une régression » a-t-il dit. « Ce serait le priver des droits et du pouvoir qu’il a conquis et lui donner en échange rien de plus que des paroles, la rhétorique d’un dogme que peu de monde y croit encore ».

Il a expliqué que « les efforts pour améliorer nos institutions et notre système démocratique n’a rien à voir avec un retour impensable à la fonction des régimes corrompus du passé ».

Alarcón, figure brillante du gouvernement du président Raúl Castro et fondateur du Parti Communiste Cubain, a dit que les USA avec leur nouveau président, Barack Obama, continuent à réclamer des changements à Cuba, mais Washington ferait mieux de commencer par changer d’attitude face aux  réclamations de longue date [et toujours en vigueur NdT] de l’île.

Parmi celles-ci, il a mentionné, la levée des sanctions économiques au travers de l’embargo, la remise du cubain exilé, Luis Posada Carriles afin qu’il soit jugé pour terrorisme au Venezuela et la libération des cinq cubains emprisonnés pour espionnage.

AP Canada,
article publié le 9 juin 2009

Traduction Moncada

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26 avril 2009

Vè SOMMET DES AMÉRIQUES : L'EMBARGO CONTRE CUBA EST LE THÈME QUI BLOQUE LA SIGNATURE DU DOCUMENT FINAL

Vème Sommet des Amériques

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Photo archives

" LE DOCUMENT FINAL EST SANS IMPORTANCE, LE SOMMET L'A LARGEMENT SURPASSÉ " ainsi s'est exprimé Rafaël Correa quelques instants avant la fin du Sommet des Amériques, dont la déclaration n'a pas été signée par le Venezuela, l'Équateur, la Bolivie, la Dominique, le Honduras ni le Nicaragua.

Malgré cela, les espoirs sur de meilleures relations entre les USA et l’Amérique latine ont fait que le Président Chávez a qualifié le sommet de « tout un succès ». Il s’était de nouveau entretenu avec Obama.

Dans de brèves déclarations après une réunion finale à huis clos des Présidentes, des Présidents et des Chefs d'État, les présidents Rafaël Correa et Hugo Chávez ont confirmé que leurs gouvernements ne signeront pas la Déclaration Finale du Sommet des Amériques.

« Le document final est insignifiant et sans importance, et le sommet a largement dépassé ce document », a brièvement exprimé Correa à la chaîne Telesur.

Le document n'a pas été paraphé par les présidents de l’ALBA (le Venezuela, la Bolivie, la Dominique, le Honduras et le Nicaragua) ni par l’Équateur, pays qui n'est pas membre de cette organisation. La question de l'embargo contre Cuba, absent dans le texte final, est un des thèmes principaux qui bloque le document, comme ils l’ont expliqué quelques jours avant dans la déclaration du Sommet de l'ALBA.

Pour Chávez, le sommet a été « tout un succès, avec un nouveau climat dans tout le continent ». Il y a « un ensemble de compromis, quelques-uns tacites et d'autres explicitement définis ».

Chávez a expliqué que ce dimanche il s’est de nouveau assis pour discuter quelques minutes avec Obama. « Nous avons réaffirmé, tous les deux, une volonté d'entamer ce qui a commencé : de nouvelles étapes dans nos relations. J'ai dit au Président que nous avons résolu la désignation d’un nouvel ambassadeur, et cela viendra prochainement. Nous allons faire les démarches correspondantes et nous espérons que les USA désignent un nouvel ambassadeur à Caracas ».

« Obama a dit qu'il allait respecter sa parole de non-ingérence dans les affaires intérieures d'aucun pays. « Nous avons, tous les deux, des différences de point de vue, mais nous sommes disposés et nous avons la très ferme volonté de travailler ensemble. Il s'est ensuite approché, avec le plus grand naturel, pour prendre congé ».

Il [Chávez] a dit que « de tous les Sommets des Amériques : le premier (au Canada en 2001) avait été un sommet sans chaleur, et organisé dans un bunker », en se référant au dispositif de sécurité mis en place contre les manifestants qui étaient venus protester à cette occasion, « comme l'Empire est venu il s’est imposé, et les autres sont restés muets, excepté le Venezuela » parce que l’Empire tentait de contraindre l’adhésion à l’ALCA. « Puis, ce fut à Mar de Plata (en 2005), nous savons déjà ce qui s’est passé : un sommet qui a fini en mille morceaux, mais nous avions mis en échec l'ALCA ». « Et aujourd’hui, ce sommet s’est ouvert vers une nouvelle étape de relations sur tout le continent », a t-il indiqué.

Il a rappelé que « dans le document qui a été approuvé il n'y a pas eu de l’unanimité. Le premier ministre (Trinité et de Tobago) va le signer, nous avons rendu nos observations publiques et nous sommes un groupe de pays qui ne souscrivons pas à ce document sans en faire un point d'honneur, par contre nous nous accordons au crédit du climat qui s’est créé ici, mais nous avons des observations ».

« Sans être parfait, le sommet s'est approché de la perfection », a t-il indiqué.

Luigino Bracci Roa (Yvke)

Traduction pour Moncada
E.G.
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Source : "El documento final es intrascendente, la cumbre lo ha sobrepasado por mucho"
Article publié le 19 avril 2009

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EVO MORALES : " QUE CE SOIT LE DERNIER SOMMET DES CHEFS D'ÉTATS SANS CUBA "

Vème Sommet des Amériques

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« L'unité de l'Amérique signifie la présence de Cuba. Nous espérons que ce soit le dernier sommet des chefs d’État sans Cuba » a exprimé Evo Morales, président de la Bolivie, dans une conférence de presse du Vème Sommet des Amériques à Trinité et Tobago.

Vendredi [17 avril 09] Evo Morales a également réfuté les paroles de Barack Obama, quand ce dernier avait indiqué que les ingérences étatsuniennes dans les autres pays sont des choses du passé et de l'histoire, en rappelant qu’il y a seulement quelques mois des groupes sécessionnistes boliviens ont tenté un coup d’État à son encontre, et que beaucoup d’entre eux ont continué à élaborer des plans pour l'assassiner.

Morales s’est aussi prononcé contre la criminalisation de l'immigration par les USA, de la même façon que l’ont fait le président nicaraguayen, Daniel Ortega, et son homologue équatorien, Rafaël Correa.

Oublier le passé ?

Il a fait également savoir, qu'il n’est pas d’accord avec le président Barack Obama sur la nécessité « d'oublier le passé et de chercher un nouveau début » dans les relations des USA avec le reste de l'hémisphère.

« Il est impossible d'oublier notre passé. Je suis absolument certain que dans notre passé il y a notre futur. Il faut réviser les erreurs du passé ; je partage que nous ne pouvons pas, non plus, être les otages du passé. Nous faisons l’histoire, et nous continuerons à la faire. Chaque pays et chaque continent sommes différents; le respect de ces différences est aussi important que de réduire ces petites différences et ces asymétries ».

Le Gouvernement US a financé le coup d'état tenté par les sécessionnistes

Le chef d'État bolivien a répondu que même s’il a aimé le ton du discours d'Obama, il n'avait encore vu aucun changement dans les relations de l’hémisphère. En ce sens il a rappelé que des institutions dépendantes du département d'État des USA ont financé la tentative de Coup civique que l'opposition bolivienne a mis en place contre son Gouvernement, élu démocratiquement, et qui en outre a obtenu l'approbation d'une nouvelle constitution et qu’il a été plébiscité par un referendum révocatoire.

En même temps il a dit que les aides de l'agence internationale de l’aide étatsunienne (USAID), dépendante du Département d'État, qui parvenaient à son pays étaient orientées vers l'opposition politique pour exercer une campagne de conspiration bien voyante.

« Les cent premiers jours avec le gouvernement d'Obama sont passés mais en Bolivie on ne sent aucun changement. La déstabilisation continue», a indiqué Morales.

Critiques du capitalisme

Selon Morales, le Vème Sommet des Amériques est aussi une opportunité pour que les nations participantes expriment leurs critiques à la structure du système capitaliste.

Il a souligné que l'actuelle crise n'obéit pas à un problème conjoncturel, mais à des inconsistances dans la structure du capitalisme. « La crise financière n'est pas provoquée par les pays en voie de développement, cette crise financière, qui est en débat chaque jour, vient du capitalisme, par conséquent c'est un problème financier structurel et non conjoncturel », a soutenu Morales.

À son avis, si on ne change pas les politiques économiques, il est impossible de garantir la prospérité humaine. « En Bolivie nous avons commencé à changer le modèle néolibéral de privatisation », a t-il assuré.

Luigino Bracci Roa (Yvke)

Traduction pour Moncada
E.G
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Source :
Evo Morales: Que esta sea la última cumbre de Jefes de Estado sin Cuba
Article publié le 18 avril 2009

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21 avril 2009

DANIEL ORTEGA SE DIT HONTEUX DE L'ABSENCE DE CUBA AU SOMMET DES AMÉRIQUES

"Changer de modèle"

Après avoir comparé la conduite interventionniste usaméricaine et l’aide apportée par Cuba à l’éradication de l’analphabétisme en Amérique latine, il a lu des passages de la Déclaration du Sommet de l’ALBA dans laquelle la Bolivie, Cuba, la Dominique, le Honduras et le Venezuela dénoncent le caractère « insuffisant et inacceptable »  du projet de Déclaration du Vème Sommet des Amériques.

ortega_obama_sourdDaniel Ortega, le président du Nicaragua, a affirmé éprouver honte et gêne au Sommet des Amériques, du fait qu’un pays comme Cuba, qui a collaboré avec ses voisins pour éradiquer l’analphabétisme et la pauvreté, est exclu de ce Sommet, contrairement aux USA, qui sont un pays qui a dirigé la guerre contre le Nicaragua et d’autres pays d’Amérique centrale pendant les années quatre-vingt et quatre-dix, qui a été l’acteur principal de l’invasion à Playa Girón (1) et impliqué dans le coup d’État au Venezuela en 2002.

C’est ainsi qu’il s’est exprimé au cours de son allocution au Sommet des Amériques, qui se déroule ce vendredi soir à Trinité-et-Tobago. C’est le second discours, qui rejoint celui de la précédente oratrice, [la présidente de l’Argentine] - Cristina Fernández de Kirchner – pour réclamer la fin du blocus contre Cuba.

Le Cas USA

Ortega a expliqué qu'il a eu l’occasion de rencontrer trois présidents usaméricains par le passé, Obama étant le quatrième. Il avait demandé à Ronald Reagan qu’il arrête la guerre que les USA avaient impulsé contre son pays durant les années quatre-vingt.

Puis, ce fut le président Jimmy Carter qui dit à Ortega que, la dictature des Somoza étant terminée, « il était l'heure que le Nicaragua change ». Ortega répondit à Carter : « Le Nicaragua n’a pas besoin de changer. Le Nicaragua n'a jamais envahi les USA, il n'a pas miné les ports des USA, il n'a pas lancé une seule pierre contre la nation US et n’a pas imposé de gouvernements sur son territoire. Par conséquent, c’est vous qui devez changer, pas le Nicaragua ! ». Ensuite Ortega avait rencontré George H. Bush père.

Ortega a rappelé que le Nicaragua a présenté, pendant le gouvernement de Reagan, une requête contre les USA devant la Cour Internationale de Justice. La Cour avait rendu une sentence en indiquant que les USA devaient arrêter toutes ses actions militaires, ainsi que le minage des ports et le financement de la guerre. « Ils devaient indiquer les lieux précis où ils avaient placé des mines, mais ils avaient refusé de donner cette information. De plus, elle leur ordonnait d’indemniser le Nicaragua pour les dommages causés par le blocus économique et commercial ».

« Jusqu'à aujourd'hui, cette sentence n'a pas été respectée par les dirigeants nord-américains. Nous avons l'espoir qu'un jour nous pourrons aborder ce sujet avec des dirigeants nord-américains qui soient véritablement respectueux du droit international et des peuples ».

Le Cas Cuba

discours_ortegaAprès avoir parlé des agressions US contre l’Amérique centrale, Ortega a expliqué que, bien que la guerre contre le Nicaragua soit terminée, la pauvreté, la misère, le chômage et les inégalités persistent dans nos peuples. Cuba, Fidel Castro et Raúl ont inconditionnellement aidé à alphabétiser leurs peuples, et maintenant avec la coopération également du Venezuela et de Hugo Chávez.

Ortega a rappelé que lors de sa première prise de fonction, l'analphabétisme dépassait 60%, mais lorsqu’en 1990 il a quitté le pouvoir, il était descendu à 12%. En le reprenant en 2007, il a trouvé de nouveau un taux d’analphabétisme de 35%, il accusait de cet état de cause, la privatisation de la santé et de l'éducation et les autres aspects de la politique néolibérale appliquées au Nicaragua.

« Cuba a offert à nos peuples sa solidarité sans condition, et c'est pour cela qu’il est sanctionné. Qu’il est puni. Qu’il est exclu. Et c'est pourquoi je me sens mal à l’aise dans ce sommet, je ne peux pas être à l’aise dans ce sommet. Je ressens de la honte dans ce sommet », a dit Ortega. Porto Rico est un autre pays qui n'est pas présent au sommet. « Il est toujours soumis à une politique colonialiste ».

« Je refuse de l'appeler sommet des Amériques », a dit Ortega.

L'ingérence usaméricaine ne peut pas être considérée comme "de l’histoire"

Ortega a aussi rappelé d'autres ingérences usaméricaines, comme celle de la Playa Girón à Cuba, quand les forces usaméricaines se sont impliquées dans une tentative d'invasion de l'île. Ortega a souligné qu’Obama, qui était âgé alors de 3 mois et demi, n'a évidemment pas de responsabilité en ce qui concerne Playa Girón, mais que de toutes manières ces faits ne peuvent pas être considérés comme une simple histoire d’un passé lointain. Il a rappelé que le 11 avril 2002, les USA ont été liés à la tentative de renverser et d'assassiner Hugo Chávez, et que par le biais de leurs porte-paroles ils ont reconnu et ont donné raison aux auteurs du coup d’État. « Nous avons donc raison de dire que ceci n'est pas l’histoire, quand ces faits se sont produits contre l’institution d’un peuple et d'une nation il y a 7 ans à peine ».

Il a expliqué que le sous-développement et la pauvreté que vivent les peuples d'Amérique centrale, sont les causes de l'émigration, « et la seule manière de contenir ce flux d'immigrants vers les USA ne se fait pas en érigeant des murs ni en renforçant la surveillance militaire, ou en développant des surveillances conjointes ou une politique répressives La seule manière de freiner l'émigration vers les USA est d’apporter des fonds sans condition politique ni les conditions imposées par le FMI aux pays d'Amérique centrale ».

Nous voulons des changements, mais il faut discuter desquels

Il a rappelé que « nous voulons tous un changement », en se référant à la phrase qui a rendu célèbre Barack Obama au cours de sa campagne présidentielle. Mais il a souligné que le Nicaragua, avec Haïti, la Bolivie, le Honduras et d’autres pays, font partie des pays les plus pauvres de l'hémisphère, et cela bien « qu’ils aient respecté au pied de la lettre la prescription néolibérale, qu’ils ont appliqué durant 16 ans, de 1990 à 2007 ».

« Nous voulons des changements, mais sur quels types de changements devons-nous nous mettre d'accord ? Des changements pour maintenir le statu quo, ou pour sauver un modèle qui a démontré son succès pour concentrer des richesses, développer la pauvreté et multiplier la misère ? Il s’agit d’un problème d'ordre éthique et moral ».

Il a indiqué que cette année le Nicaragua souffre d'une chute de sa croissance économique d’environ 1,5%, alors que l'an passé sa croissance avait augmenté de 3% et même de 4%. « La région exige aujourd'hui plus que jamais des ressources pour le développement, pour pouvoir récupérer les indices de croissance établis », a t-il indiqué.

Il a également critiqué le G 20. « Ce n'est ni éthique ni moral que le G20 soit celui qui prenne les grandes décisions de nos peuples. Il est l’heure que se soit le G192, c'est-à-dire, tous. Tous pour discuter, débattre, apporter des solutions à la crise. Rien de mieux qu’avec les pays d'Amérique centrale ».

Refus du projet de Déclaration Finale

Il a lu également une partie de la déclaration du Sommet de l’ALBA, dans laquelle la Bolivie, Cuba, la Dominique, le Honduras, le Nicaragua et le Venezuela déclarent que le projet de Déclaration du Vème Sommet des Amériques est « insuffisant et inacceptable » du fait « qu’il ne donne pas de réponse au sujet de la crise économique mondiale » et « qu’il exclut Cuba sans justification, sans mentionner le consensus général existant dans la région qui condamne le blocus et les tentatives d'isolement ».

Le capitalisme est en train de faire disparaître l'humanité et la planète. Ce que nous vivons est une crise économique mondiale systémique et structurelle et non pas une crise cyclique de plus. Le capitalisme a provoqué la crise écologique en soumettant les conditions nécessaires à la vie sur la planète à la prédominance du marché et du profit.

La crise économique mondiale, la crise climatique, alimentaire, énergétique sont le produit de la décadence du capitalisme qui menace de mettre un terme à l'existence même de la vie et de la planète. Pour éviter ce dénouement il est nécessaire de développer un modèle alternatif au système capitaliste. Un système de :

- Solidarité et de complémentarité et non de concurrence.

- Un système en harmonie avec notre Terre Mère et non celui de pillage des ressources naturelles.

- Un système de diversité culturelle et non d'anéantissement de cultures et d’imposition de valeurs culturelles et de styles de vie étrangers aux réalités de nos pays.

- Un système de paix basé sur la justice sociale et non sur des politiques et des guerres impérialistes.

- Pour simplifier, un système qui rétablisse la condition humaine de nos sociétés et de nos peuples et qui ne les réduise pas à de simples consommateurs ou marchandises.

Nous voulons un monde où tous les pays, grands et petits, aient les mêmes droits et où il n'existe pas d'empire. Nous plaidons pour la non-intervention. Nous devons renforcer, comme unique voie légitime pour la discussion et l'analyse des agendas bilatéraux et multilatéraux du Continent, la base du respect mutuel entre les États et les gouvernements, sous le principe de la non-ingérence d'un État sur un autre, de l'inviolabilité de la souveraineté et de l'autodétermination des peuples.

Au sujet du blocus des USA contre Cuba et l'exclusion de ce pays du Sommet des Amériques, les pays de l’Alternative Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique réitérons la Déclaration adoptée le 16 décembre 2008 dernier, par tous les pays d'Amérique latine et des Caraïbes insistant sur la nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par le gouvernement des USA contre Cuba, y compris l'application de la loi Helms-Burton.

Nous sommes fermement convaincus que le changement, que tout le monde espère, ne peut venir que de l'organisation, de la mobilisation et de l'unité de nos peuples ».

Et il a conclu en indiquant : « Le modèle actuel de développement n'est plus possible ni durable. Continuer sur le modèle actuel de développement c’est continuer à creuser la tombe dans laquelle nous irons tous. La seule façon de nous sauver tous est de changer le modèle, pour des raisons d’éthique, de morale et de valeurs ».

(1) Playa Girón : Petite plage située dans la baie des Cochons (Bahía de Cochinos) sur la côte méridionale de l’île de Cuba, dans une zone marécageuse de la province de Matanzas, à l’ouest de la ville de Cienfuegos.
L’endroit est devenu célèbre à la suite d'une péripétie des relations internationales, connue sous le nom de débarquement de la Baie des Cochons le 15 avril 1961, pendant laquelle les opposants à la révolution cubaine débarquèrent avec l’aide et le matériel de la CIA pour reprendre l’île de Cuba aux castristes.
Le terme en réalité ne se réfère pas à des cochons, mais à une sorte de poisson également appelé cochino en espagnol cubain. Source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Baie_des_Cochons

Auteur :
Luigino BRACCI ROA

Pour Moncada
Tlaxcala

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Source :
Ortega avergonzado por la ausencia de Cuba en Cumbre de las Américas
Article original publié le 17/4/2009

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LA PRÉSIDENTE ARGENTINE DEMANDE DES FONDS POUR LA "BID" ET LA LEVÉE DU BLOCUS SUR CUBA

Vème Sommet des Amériques 

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Auteure:  Patricia RIVAS (Yvke)

La présidente argentine, Cristina Fernández, a ouvert la session inaugurale du Vème Sommet des Amériques avec un discours dans lequel elle a exigé la levée du blocus sur Cuba ainsi que, la dotation « de fonds à des organismes multilatéraux de crédit comme la Banque Interaméricaine de Développement » (BID), dont le principal donateur sont  les USA qui orientent sa politique.

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La présidente de l'Argentine, Cristina Fernández, a ouvert la session inaugurale du Vème Sommet des Amériques, qui réunit tous les présidents du continent à l'exception de Cuba, avec un discours très mesuré. Elle a conjugué les rappels à la mémoire historique et la nécessité de rendre compte des transformations du monde avec des mots pour « disculper » le président des USA, auquel elle a signifié que son désir n'est ni l’affrontement ni de sortir l’artillerie verbale.

Dans son discours, Cristina Fernández s’est référée au peu d'utilité pour l'Argentine qu’a eu le Traité d'Assistance Réciproque signé par les pays membres de l’OEA, lorsqu’en 1982 le pays a été attaqué par le Royaume-Uni. Au cours de cette guerre îles Malouines, les pays du continent n’ont apporté aucune sorte d'appui à l'Argentine.

Fernández a clarifié que cela n'a pas été la faute de l'actuel président des USA, de même que le consensus de Washington ne l'a pas été non plus, mais que son intention est d'aider à comprendre « ce qui nous est arrivé » et d’aider à la construction d'un monde différent.

Parmi les propositions concrètes mentionnées par la présidente argentine, elle a cité la dotation de fonds à nos organismes multilatéraux de crédits, comme la Banque Interaméricaine de Développement (BID), une institution dont le principal fournisseur sont les USA qui ont un poids décisif dans l'orientation de ses politiques de crédit et du type de projets qui sont financés.

L'autre mesure que Fernández n'a pas voulu oublier dans son discours a été la levée du blocus contre Cuba, en harmonie avec la position connue et exprimée par la majorité écrasante des pays qui participent au Sommet des Amériques. La présidente argentine a qualifié le blocus d'« anachronisme », qui répondait à la logique de la guerre froide et du monde bipolaire.

« Président Obama, nous reconnaissons, ce que vous avez fait en annulant les restrictions absurdes imposées par l'Administration Bush durant l'année 2004, mais nous croyons, y compris en entendant la République sœur de Cuba manifester son ouverture totale pour parler avec les USA sur toutes les questions, comme les droits de l’homme, les prisonniers politiques, etc…, nous croyons sincèrement que nous sommes dans les Amériques face à une seconde occasion de construire une nouvelle relation. Ne la laissons pas échapper », a-t-elle averti.

Fernández a beaucoup insisté dans son appel à ses homologues à chercher des points de rencontre, « sans cri, sans artillerie verbale qui souvent ne servent qu’à radicaliser les positions et ne permettent pas d’obtenir de solutions ».

Elle a conclu en affirmant son « espoir que ce soit ici le point de départ pour construire ce nouvel ordre régional. J'ai l'espoir que nous allons saisir cette seconde occasion pour récupérer les décennies perdues afin de construire une nouvelle relation entre les Amériques. Cela va dépendre de nous tous. De notre intelligence, de notre valeur, de notre courage et de notre mémoire, pour ne pas refaire les mêmes erreurs. Que Dieu le veuille ainsi».

Pour Moncada
Tlaxcala

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Source :
Presidenta argentina pide fondos para el BID y levantamiento del bloqueo a Cuba
Article original publié le 17/4/2009

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