HASTA SIEMPRE

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22 octobre 2009

SUR LE NEW YORK TIMES, L'EX-CONSEILLER DE CARTER RECONNAIT QU'À MIAMI, IL EST IMPOSSIBLE QU'UN PROCÈS JUSTE PUISSE SE DÉROULER

La juge réduit la sentence d'un des Cinq cubains

Auteur : Ian Urbina

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Photo du dessin réalisé par l’artiste de la Cour Fédérale de Miami, Shirley Henderson ce 13 octobre 2009,
de Antonio Guerrero et son avocat de la défense, Leonard Weinglass. EFE/GASTÓN DE CÁRDENAS/Shirley Henderson

Mardi 13 octobre, une juge de la Cour Fédérale de Miami a accordé une peine plus clémente pour un des cinq cubains condamnés en 2001 pour avoir espionné des exilés cubains anticastristes.

Le cas de ces hommes, plus connu sous le nom des « Cinq », a rendu pendant plus de dix ans, les relations très tendues entre les USA et Cuba.

L'an passé, un Tribunal d'Appel a annulé les condamnations de trois d'entre eux, jugeant que la sentence imposée était trop sévère, puisque le gouvernement n'avait pas démontré qu'ils avaient pu obtenir un quelconque « secret » d'État.

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Photo du dessin réalisé par l’artiste de la Cour Fédérale de Miami, Shirley Henderson ce 13 octobre 2009,
de Antonio. EFE/GASTÓN DE CÁRDENAS/Shirley Henderson

Vers la fin des années 1990, ils avaient infiltré des organisations cubano-américaines qui s'opposaient au gouvernement de Castro, y compris certains des groupes les plus activistes comme les Frères à la Rescousse, qui effectuaient régulièrement des vols non autorisés sur Cuba en larguant des tracts pamphlétaires.

Cuba dit que les Cinq sont des prisonniers politiques, et le gouvernement cubain a insisté pour leur libération, en faisant valoir le fait qu'ils n'espionnaient pas les USA, mais qu’ils étaient chargés d’enquêter et de découvrir les terroristes d'extrême droite qui voulaient attaquer Cuba.

Mardi, la juge Joan A Lenard, du Tribunal du District Fédéral, a remplacé la condamnation à perpétuité contre Antonio Guerrero, par une peine de 262 mois, ou presque 22 ans de prison, ce qui signifie qu’il sera libéré dans sept ans, en tenant compte de son incarcération depuis son arrestation en 1998 et d’une réduction de peine pour son bon comportement en prison. Les avocats de M. Guerrero avaient demandé une peine réduite à 240 mois.

« C’est curieux », avait exprimé Leonard Weinglass, l’avocat de Guerrero. « Il s'agit d'un homme qui était dans une base militaire, mais qui n’a jamais emporté aucun document classé et personne n'avait déclaré qu'il nuisait à la Sécurité Nationale des USA. Et pourtant, la Juge a quand même rejeté la demande des avocats d’alléger encore plus la condamnation ».

M. Guerrero, citoyen des Etats-Unis, a été condamné pour avoir été un espion de Cuba, alors qu'il travaillait dans une base aéronavale de Cayo Hueso.

En mai 2005, le Groupe de Travail sur les Détentions Arbitraires de la Commission des Nations Unies pour les Droits Humains avait analysé que le jugement avait violé les normes internationales d’un procès adéquat et que les USA devraient revoir leur jugement ou les libérer.

Les Cinq cubains ont été arrêtés en 1998 et ont été déclarés coupables d'avoir agis en tant qu’agents étrangers non déclarés (en certains cas. N.de la rédaction), et de conspirer pour commettre des crimes contre les USA.

L'audience de la sentence pour deux des autres condamnés a été prorogée.
Robert A Pastor, professeur de relations internationales de l'American University, a dit que le cas est préoccupant. « Un jugement contre cinq agents de l'intelligence cubaine se déroulant à Miami est aussi juste qu’un jugement contre un agent de l'intelligence israélienne qui aurait lieu à Téhéran », a dit le docteur Pastor. Celui-ci a été conseiller à la sécurité nationale du président Jimmy Carter pour l'Amérique latine. « C’est beaucoup plus que d’un bon avocat dont nous aurions besoin pour que nous soyons pris au sérieux ».

• Téléchargez le document de l’audience au format PDF (51 Kb) Sentence de Tony (en anglais)
• Téléchargez le document de l’audience au format PDF (370 Kb) Déclaration de la nouvelle sentence (en espagnol)

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Mirta Rodriguez (en fauteuil roulant), mère d’Antonio Guerrero, sortant de la Cour Fédérale de Miami le 13 octobre 2009, où Guerrero, après avoir été condamné à perpétuité en 2001, a reçu ce mardi une nouvelle condamnation de 21 ans et dix mois de prison. Andres Gómez, de la Brigade Antonio Maceo à Miami, poussant le fauteuil roulant. EFE/GASTÓN DE CÁRDENAS

Traduction EG. Moncada

ENGLISH, ESPAÑOL

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Source: New York Times- “Judge Reduces Sentence for One of Cuban Five
Article publié le 13 octobre 2009
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20 octobre 2009

LA JUGE CONDAMNE ANTONIO GUERRERO À 22 ANS D'EMPRISONNEMENT

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Sonia Sotomayor juge à la Cour suprême
juge "indépendante" élue par le président Barack Obama

Aujourd'hui, 13 octobre 2009, la Cour du District Sud de la Floride a rendu une nouvelle sentence contre Antonio Guerrero, injustement emprisonné depuis plus de 11 ans dans une des institutions pénitentiaires les plus dures, à Florence, dans le Colorado. Considérée par le Guinness des Records comme étant la prison la plus sûre du monde, dans laquelle les condamnés passent la plus grande partie du temps dans des cellules d’isolement. Elle est qualifiée par certains comme « l'Alcatraz des Rocheuses » et son régime carcéral comme « la tombe vivante ».

Comme l’on sait, ce même tribunal avait déjà condamné une première fois, Antonio, à un emprisonnement à perpétuité plus 10 ans de prison. Cette peine avait été jugée excessive, contraire aux normes légales en vigueur et déclarée nulle par la Cour d'Appel du Onzième Circuit qui avait établi que l'accusé n'avait pas eu connaissance ni transmis quelque information que ce soit en rapport avec la sécurité nationale des USA.

La nouvelle condamnation à presque 22 ans d’emprisonnement, est le résultat de la solidarité internationale et de la ténacité de son avocat, Leonard Weinglass. Bien que cette condamnation ne soit pas aussi absurdement exagérée que la première, elle est tout aussi injuste. Il est temps d'amplifier le combat pour la liberté immédiate et inconditionnelle de nos Cinq compatriotes.

Cet épisode est une preuve parmi tant d’autres qui confirment l'arbitraire absolu du processus mené contre ceux qui sont emprisonnés aux USA pour combattre uniquement et exclusivement contre le terrorisme anti-cubain développé par les autorités américaines. La démesure irrationnelle des peines imposées était un des aspects réclamés par la défense par lequel il avait été possible de parvenir à un résultat partial, limité et contradictoire. En 2008 à Atlanta, la Cour d'Appel qui avait antérieurement ratifié les verdicts injustes de la culpabilité des Cinq, avait annulé les condamnations d’Antonio, de Ramón et de Fernando et avait ordonné qu’ils soient une nouvelle fois jugés.

Comme preuve sur l’étrange façon de faire la justice dans ce pays, cette même Cour d'Appel ayant également reconnu qu'il convenait d'agir sur le cas de Gerardo Hernández Nordelo, au lieu d'ordonner la révision du procès elle décida de ratifier la sentence barbare qui pesait sur lui, à savoir, deux condamnations à perpétuité plus 15 ans d'emprisonnement.

Gerardo, Ramón, Antonio, Fernando et René sont innocents et ils n’auraient jamais dû être privés de liberté. Chaque jour qui passe, durant lequel ils seront maintenus en prison, sera la confirmation honteuse de la complicité avec le terrorisme de l'Administration usaméricaine.

Traduction EG. Moncada

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Source: antiterrorista.cu
Impone jueza sentencia de 22 años a Antonio Guerrero
Article original publié le 13 octobre 2009
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03 octobre 2009

MISSION IMPOSSIBLE (XI)

L'histoire des Cinq telle qu'on ne vous l'a jamais racontée

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Auteur : Ricardo Alarcón De Quesada

Onzième partie de la série sur les Cinq cubains écrite par Ricardo Alarcón et publiée originalement en Anglais, sur le quotidien digital nord-américain CounterPunch. Cliquez pour voir les articles précédents : I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X.

Lorsque la Cour Suprême a décidé de ne pas entendre la requête des Cinq, les juges ont agi exactement comme l’avait demandé l’avocat général du Président Obama, démontrant que sur ce sujet, il n'y avait aucun changement, en tout cas aucun changement crédible.

Le 14 juin dernier, la Cour Suprême a tout simplement rejoint les deux autres branches du gouvernement dans la démonstration d’hostilité envers le peuple cubain. Pendant les années 90, l’état d’esprit officiel avait parmi ses caractéristiques principales une complicité avec la campagne terroriste qui a coûté des vies, de la souffrance humaine et des dégâts matériels, que les USA, au lieu d’ empêcher - comme c’était leur obligation - ont toléré et encouragé.

Juste après l’effondrement de l'Union Soviétique, Cuba est entré dans une crise économique extrêmement grave, pire que celle de la grande dépression de 1929 pour nous. C’est précisément cette période que les USA ont choisi, pour accentuer leur blocus économique, reflété par l'Amendement Torricelli (1992) et la Loi Helms-Burton (1996). Le trio - Torricelli, Helms et Burton – en réponse à ceux de leurs collègues qui avaient des objections à ces lois extraterritoriales illégales, assuraient que Gouvernement dirigé par Fidel Castro était dans sa dernière année.

D'autres ont gagné de l'argent facile à cette époque en publiant des textes bon marché, qui annonçaient la fin inévitable de la Révolution cubaine à une date qu’ils indiquaient. C’est devenu un dogme indiscutable pour beaucoup d’universitaires, de politiciens et de journalistes et une source d’encouragement pour ceux qui étaient en quête de vengeance de manière active depuis des décennies.

Certains, insatisfaits de ce qu’ils percevaient comme un manque d’agressivité de la part de Washington, ont tenté d’effectuer un assaut final contre l'île abandonnée et isolée.

Paradoxalement, en septembre 1994 et en mai 1995 Cuba et les USA avaient réussi à négocier de nouveaux accords migratoires par un travail diplomatique serein et privé qui comportait l’engagement d'aller vers la levée du blocus et une promesse de freiner les actions terroristes contre Cuba.

BasultoC’est alors que M. Basulto et ses partisans ont multiplié leurs incursions aériennes. Basulto a été très franc en expliquant ses intentions. La supposée nature « humanitaire » de ses vols antérieurs – c'est-à-dire, aider des Cubains sans papiers à entrer aux USA - avait disparu depuis le 2 mai 1995 avec la nouvelle politique usaméricaine consistant à les renvoyer sur l'île. À partir de ce jour, comme l’a reconnu M. Basulto, les vols ont continué et se sont multipliés avec des objectifs de subversion. Presque chaque jour, les médias annonçaient la prochaine provocation et proclamaient que Cuba était si affaiblie par la crise économique qu'elle ne pouvait pas protéger ses frontières, ni même l’empêcher [ Basulto] de survoler le centre de La Havane, comme il l’avait fait à maintes reprises. Les autorités US étaient au courant de ce que faisait Basulto et son groupe, comme quiconque ayant une télévision pouvait le savoir parce que les provocations étaient filmées et rapportées en direct par les stations locales de Miami des chaînes nationales de télévision.

En 1995 et au début de 1996 nous avons fait tout notre possible pour convaincre Washington d’empêcher ces provocations aériennes totalement illicites. Nous ne faisions là que demander à l'administration usaméricaine qu’elle fasse respecter le droit international et qu’elle applique ses propres lois et règlements internes.

Un flux assez intense de communications officielles avait eu lieu entre les autorités des deux pays à travers lequel la partie usaméricaine avait explicitement reconnu le caractère illégal de ces vols et avait entamé, avec la coopération cubaine, des démarches administratives contre les transgresseurs. Ou du moins c’est ce qu'ils répétaient dans leurs notes diplomatiques.

En plus d’avoir communiqué aux travers de canaux publics, nous avons averti maintes et maintes fois, aux plus hauts niveaux, les autorités tant civiles que militaires des USA.

Fidel Castro c’était impliqué personnellement dans ces efforts. Il a passé beaucoup de temps avec d’importants visiteurs US, et plus qu’un seul, dont certains avaient l’aval évident de la Maison Blanche. Et nous avions réussi à obtenir un engagement très spécifique de la part du Président Clinton que ces provocations ne se reproduiraient plus jamais. (Indictment À la Carte, Counterpunch, September 3, 2009; Annals of Diplomacy, Backfire, The New Yorker, January 26, 1998).

Une chose assez étrange s’est alors déroulée sur la route de Washington à Miami. Apparemment le Président Clinton avait donné des instructions spécifiques pour honorer son engagement. Mais dans cette ville particulière [Miami] (vous vous rappelez le cas Elián ?) on n’obéit pas toujours aux ordres du Commandant en Chef US. Aussitôt que la mafia de Miami a connu les instructions du Président, les provocateurs ont organisé leur dernière violation. C’est cette véritable conspiration, et elle seule, qui a mené aux événements tragiques du 24 février 1996.

De manière étonnante le Président Clinton a réagi comme s’il ne savait rien, et s’est précipité pour signer la Loi Helms-Burton lors d’une cérémonie déplorable à la Maison Blanche, allègrement entouré par plusieurs des véritables criminels, les individus mêmes qui l'avaient défié. C’était une année d'élection présidentielle…Clinton a facilement gagné à Miami.

Cette expérience aurait été plus que suffisante pour n’importe qui pour ne plus croire en la possibilité d'avoir des échanges sérieux et d'obtenir des engagements avec des partenaires aussi frivoles, une sorte de mission impossible.

Mais nous avons encore essayé. Nous n'avions pas le choix.

Traduction EG. Moncada
Révision FG. Tlaxcala

ENGLISH, ESPAÑOL

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Source : CounterPunch- Mission Impossible

Article original publié le 30 septembre 2009
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02 octobre 2009

UNE INSULTE À L'HUMANITÉ (X)

L'histoire des Cinq telle qu'on ne vous l'a jamais racontée

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Auteur : Ricardo Alarcón de Quesada

Dixième partie de la série sur les Cinq cubains écrite par Ricardo Alarcón et publiée en original en Anglais, dans le quotidien numérique américain CounterPunch. Cliquez pour voir les articles précédents : I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX.

Le 6 mars 2009 douze mémorandums d’amicus curiae [amis de la cour, personnes extérieures au procès qui signalent à l‘attention de la cour des points de droit qu’elles considèrent comme pertinents, NdE] ont été présentés séparément à la Cour Suprême en soutien à la demande de révision des Cinq Cubains. Cela a été le plus grand nombre de documents de ce type qui ait jamais demandé à la Cour Suprême de réviser une condamnation émise par une instance inférieure.

Huit mémorandums étaient présentés par des institutions ou des personnes aux USA : l'Association Nationale des Avocats de la Défense Criminelle, l'Association d'Avocats de la Défense Criminelle de Floride, Chapitre de Miami, le Projet National des Jurés, l'Union Nationale des Avocats et la Conférence Nationale des Avocats Noirs, l'Institut William C. Velásquez et l'Association Politique mexicano-américaine, la Clinique des Droits Civils de la Faculté de Droit de l'Université Howard, le Centre pour la Politique Internationale et le Conseil des Affaires de l’Hémisphère, et un mémorandum d’amicus présenté par les professeurs Nelson P. Auges, Guillermo Grenier, Félix Masud-Piloto, José A. Cobas, Lourdes Arguelles, Rubén G. Rumbaut et Louis Pérez, des universitaires cubano-américains distingués, auteurs de plusieurs livres les plus importants sur l'émigration cubaine aux USA.

Le soutien parvenant de tous les coins du monde a été réellement impressionnant. Il incluait également :

Un mémorandum d’amicus présenté par dix Prix Nobel : José Ramos-Horta (Président de la République de Timor-Leste), Wole Soyinka, Adolfo Pérez Esqivel, Nadine Gordimer, Rigoberta Menchú, José Saramago, Zhores Alferov, Darío Fo, Günter Grass et Máiread Corrigan Maguire.

Un autre mémorandum a été soumis par un nombre record de parlementaires de tous les coins de la planète : il a été souscrit par le Sénat du Mexique et l'Assemblée Nationale du Panamá en séance plénière, les deux ayant discuté et décidé à l'unanimité. Par Mary Robinson également, ex-présidente d'Irlande et ex-Haute Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations Unies, par des dizaines de membres de tous les groupes politiques du Parlement Européen, y compris trois vice-présidents en exercice et deux ex-présidents ainsi que des centaines de parlementaires du Brésil, de Belgique, du Chili, d'Allemagne, d'Irlande, du Japon, du Mexique, d'Écosse et du Royaume-Uni.

À ce document s’ajoutait des appels similaires d'autres lauréats du Prix Nobel, l'Archevêque Desmond Tutu et Harold Pinter, et du Conseil des Églises d'Amérique latine, la Conférence Permanente des Partis Politiques de l'Amérique latine et des Caraïbes, le Parlement Latino-américain, ainsi que d’autres institutions législatives régionales et des résolutions spécifiques de soutien approuvées par les Parlements nationaux de la Namibie, du Mali, de la Russie, du Mexique, du Brésil, de la Bolivie, du Venezuela, du Pérou, d'Irlande, de la Suisse et de la Belgique, parmi tant d'autres.

Deux mémorandums séparés ont été présentés par un panel très large d'organisations d'avocats et de personnalités :

L’un a été présenté par la Fédération Ibéro-américaine des Ombudsman, l'Ordre des Avocats du Brésil (avec 700 000 membres), les Associations d'avocats de la Belgique, l'Association des Avocats de Berlin et d’autres associations allemandes, la Fédération Internationale de Droits de l’Homme et un groupe d'organisations religieuses, juridiques et des droits humains, des professeurs de droit, et des avocats d'Argentine, du Chili, de la Colombie, de l'Équateur, d'Allemagne, du Japon, du Mexique, du Panama, du Portugal, de l’Espagne et du Royaume-Uni. Parmi les personnalités signataires, il y avait Federico Mayor Zaragoza, ex-Directeur Général de l'UNESCO et le juge Juan Guzmán Tapia du Chili.

L'autre mémorandum d’amicus a été présenté par l'Association Internationale des Juristes Démocrates, l'Association américaine des Juristes, l'Association des Avocats de l'Inde, Droit Solidarité, la Haldane Society et d’autres organisations juridiques d'Italie, du Japon, des Philippines, du Portugal et de la Belgique.

Un groupe d'avocats usaméricains s’était porté volontaire pour préparer ces documents (comme le requiert la loi) en consultant et en coordonnant les nombreuses personnes impliquées, en présentant les documents en date et heure dans le respect formel des paramètres techniques et autres que la Cour avait établi. Chaque individu ou institution qui présentait un mémorandum d’amicus devait lui-même ou elle-même s’identifier avec des données spécifiques, le signer personnellement et payer un dû pour son enregistrement. Conformément à la Règle 37.6 de la Cour « aucun avocat d'aucune des parties n’a rédigé ce document ni dans sa totalité ni partiellement. Aucun avocat ou entité, autre que les amici curiae ou leurs avocats, n'a apporté une quelconque contribution financière d’aucune sorte à l'élaboration ou à la présentation de ces dossiers ».

C’est un immense travail pour lequel beaucoup de personnes méritent d'être reconnues. Tous les mémorandums, ainsi que la liste complète des amici peuvent être consultés sur le blog SCOTUS et sur http://www.antiterroristas.cu.

Nous ne saurons jamais ce que les juges ou leurs greffiers ont pensé, s’ils ont pensé quelque chose, de ces documents, Personne ne sait si, au moins, ils leur ont jeté un coup d’œil. Les amis de la cour n'ont obtenu aucune réponse ni entendu aucun commentaire, ni même reçu un accusé de réception d'un greffier.

Personne ne sait, non plus, comment les juges se sont prononcés en ce qui concerne la demande de révision. Ce n’est seulement que le 14 juin que nous avons appris que la demande des Cinq Cubains avait été rejetée avec d’autres requêtes que la Cour avait décidé de ne pas entendre.

Un célèbre poète mexicain avait défini une fois l'attitude impériale des USA avec deux mots : arrogance et ignorance. La Cour, de toute apparence, incarne les deux, de manière…suprême.

Traduction EG. Moncada
Révision FG. Tlaxcala

ENGLISH, ESPAÑOL

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Source : counterpunch-
An Insult to Humanity
Article original publié le 17 septembre 2009
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L'APPEL IGNORÉ (IX)

L'histoire des Cinq telle qu'on ne vous l'a jamais racontée

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Auteur : Ricardo Alarcón de Quesada

Neuvième partie de la série sur les Cinq cubains écrite par Ricardo Alarcón et publiée en original en Anglais, dans le quotidien numérique américain CounterPunch. Cliquez pour voir les articles précédents : parties I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII.

Ayant épuisé toutes les possibilités d'appel, les Cinq ont demandé à la Cour Suprême qu'elle révise leur cas. Ils n’en demandaient pas trop. C’était un cas qui méritait l'attention des magistrats de la Cour Suprême pour un certain nombre de raisons, certaines de nature réellement exceptionnelle.

Pendant tout le procès – le plus long dans l'histoire des USA – un certain nombre de droits constitutionnels ont été violés, ainsi que des décisions en contradiction avec les considérants d'autres circuits (considérés comme les affaires principales à traiter par la Cour Suprême) sur d'importants sujets, comme le lieu [du procès], la discrimination raciale dans la sélection du jury, les sentences et les droits des accusés et de leurs défenseurs.

De plus, c’était un cas lié directement à des groupes terroristes et à leurs activités sur le territoire des USA - à un moment où le terrorisme était censé être le sujet le plus important - et avec des implications claires en termes de relations internationales ; un cas dans lequel des généraux et des hauts chefs militaires et même le conseiller principal d'un Président avaient comparu comme témoins. Il a eu la particularité d'être unique à maints égards.

La décision unanime de l’ensemble des juges de la Cour d'Appel, après avoir examiné tous les aspects du cas pendant plusieurs années, d'annuler toutes les condamnations et d’ordonner un nouveau jugement, a été unique en elle-même, de même que le document de 93 pages qui expliquait l’acte. La décision du gouvernement, prise au plus haut niveau, d’exiger de la Cour en séance plénière d’annuler la décision a été très exceptionnelle de même qu’il a été très rare qu'on obtienne de la Cour l’acceptation à une requête si inhabituelle.

D'autre part, ce n'est pas une chose courante pour un juge d'appel de demander à la Cour Suprême qu’elle révise un cas, et encore moins de le faire deux fois comme l'avait fait le Juge Birch, qui avait réitéré cette demande pour ensuite rejoindre paradoxalement le juge Pryor dans son jugement honteux.

Ce cas a également été unique quant à la préoccupation et à l'intérêt suscités partout dans le monde.

En 2005, avant la décision de la Cour d'Appel, une décision très importante et unique avait aussi été adoptée de façon unanime par le Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations Unies. Ce groupe est une entité entièrement indépendante, et non un organisme intergouvernemental, il est composé de cinq juges - un pour chaque continent - qui ne représentent aucun État membre des Nations Unies et qui agissent exclusivement à titre personnel. Ce groupe des Nations Unies a étudié la situation des Cinq sur la demande de leurs épouses et mères. Il a fait des recherches sur ce cas dans tous ses aspects durant plusieurs années en échangeant une correspondance officielle avec les USA. Le gouvernement cubain n'a jamais été consulté, il ne devait pas l'être, car Cuba n'était pas partie au procès.

Ce fut une décision historique. Le Groupe arriva à la conclusion que la privation de la liberté des Cinq avait été arbitraire et en violation des Conventions idoines des droits humains de l’ONU et invita le gouvernement US à prendre des mesures pour remédier à cette situation.

Le groupe déclara: « le procès n'a pas eu lieu dans le climat d'objectivité et d’impartialité requis » et « le gouvernement [US] n'a pas nié qu’à Miami, le climat polarisé et préjudiciable contre les accusés a persisté et a contribué à présenter les accusés comme coupables dès le début. Le gouvernement n'a pas contesté le fait qu'un an plus tard, il avait admis lui-même que Miami n'était pas le lieu adéquat pour le déroulement d’un procès où il était prouvé que c’était presqu'impossible de choisir un jury impartial dans une affaire ayant un lien avec Cuba. »

« Le gouvernement n'a pas contesté le fait que les avocats de la défense ont eu un accès très limité aux preuves étant donné qu’il avait classifié le cas pour raison de sécurité nationale », ce qui « a faussé l'équilibre conforme entre l'accusation et la défense et a affecté négativement la capacité [de la défense] à présenter des preuves contraires. »

Les experts de l’ONU indiquaient que les accusés « ont été maintenus emprisonnés dans des cellules d’isolement pendant 17 mois », ce qui avait eu pour conséquences « des possibilités très faibles de défense équitable à cause du manque de communication avec leurs avocats et d’accès aux preuves ».

En conclusion, ils ont déterminé que ces « trois éléments énoncés plus haut, combinés ensemble, sont d'une telle gravité qu’ils confèrent un caractère arbitraire à la privation de liberté de ces cinq personnes ». (Rapport du Groupe de Travail sur la détention arbitraire E/CN.4/2006/7/Add.1 p 60, Avis 19/2005 - USA)

Ce fut la première et l’unique fois dans l'histoire des USA et des Nations Unies qu’un organisme de l'ONU déclare qu’un procès judiciaire aux USA était injuste et contraire aux normes universellement établies des droits humains et du droit International.

Mais cette conclusion de cinq juges indépendants, aucun d'eux, n’étant d’ailleurs gauchiste ou radical, ne pouvait se trouver facilement dans les médias usaméricains et la majorité des usaméricains n'en ont probablement jamais entendu parler.

Beaucoup d'usaméricains ne savent rien sur les Cinq Cubains parce qu'on ne leur permet pas de savoir.

Non seulement le long procès des Cinq a été maintenu dans l’ombre, mais il n’a pas été permis aux usaméricains de savoir que ce cas a été très présent dans les esprits de beaucoup de millions de personnes autour de la planète. Les grands médias dominants qui n'ont pas informé sur leur bataille légale ont élevé un mur de silence autour du mouvement de solidarité vaste et croissant que les Cinq Cubains ont reçu pratiquement de toutes parts, de l'Irlande jusqu'en Tasmanie, du Canada jusqu'à la Namibie. Églises, parlements, organisations des droits humains, syndicats, écrivains, avocats et des personnes de toutes conditions sociales ont exprimé leur inquiétude et leur intérêt dans toutes les langues, anglais compris.

Mais la Cour Suprême n'a pas pris la peine d'écouter.

Traduction EG. Moncada
Révision FG. Tlaxcala


ENGLISH, ESPAÑOL

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Source : counterpunch- The Unheard Call
Article original publié le 16 septembre 2009
URL de cet article sur HASTA SIEMPRE ! : http://moncada26.canalblog.com/archives/2009/10/02/15286922.html
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18 septembre 2009

LE JUGEMENT DE PRYOR (VIII)

L’histoire des Cinq cubains telle qu’on ne vous l’a jamais racontée

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Auteur: Ricardo Alarcón De Quesada

Huitième partie de la série sur les Cinq cubains écrits par Ricardo Alarcón originalement publiées en Anglais, dans le quotidien digital américain CounterPunch. Cliquez pour voir les articles précédents : partie (I), partie (II), partie (III), partie (IV), partie (V), partie (VI) et partie (VII).

Lorsque la décision historique unanime fut révoquée à la demande du Procureur Général de W. Bush (Voir 1ère partie de cette série), le même panel des trois juges devaient entendre les thèmes restants autres que celui de la localisation du procès, qui était le point sur lequel ils s’étaient appuyés pour exprimer leur avis mémorable. Cependant, entretemps, un des juges, le plus âgé et le plus libéral, avait pris se retraite et un autre avait été désigné pour le remplacer. Celui choisi pour cette fonction, William H. Pryor,  avait été nommé par Bush pendant une période d’interruption de séances du Sénat, et sa nomination, décrite comme « une des plus controversées de l'histoire récente », avait jeté un grand trouble au Sénat, qui l'avait confirmé avec l'opposition de 45 sénateurs [sur 100]. (lire à ce sujet Pryor Unrestraint, par Jeffrey St. Clair, CounterPunch, 14/6/2003.)

Le Sénateur Kerry avait affirmé que le nouveau juge « a été un défenseur constant de la réduction des droits garantis par la constitution » avec sa « recherche constante de vues légales extrêmes et incorrectes… Ayant pour conséquence l’affaiblissement des capacités de notre pouvoir judiciaire fédéral à protéger les droits constitutionnels qui nous sont si chers » (Actes du Congrès, Sénat 14 juin 2005).

Pryor a été critiqué par certains des principaux quotidiens US, et a été décrit comme étant un « fanatique de droite incompétent pour juger ». Résumant son pedigree, Jeffrey St.Clair écrivait : « Lui, il va beaucoup, beaucoup plus loin que beaucoup d’idéologues extrémistes de son parti » (Pryor Unrestraint).

M. Pryor avait écrit l'avis de rejet par la Cour des autres thèmes présentées par la défense dans un langage qui à certains moments était plus proche de la diatribe vulgaire et de calomnies anti-cubaines de mauvais goût que du style équilibré et sobre de documents juridiques (certains terroristes notoires, décrits correctement comme tels par le panel [de juges] précédent, se retrouvaient convertis en combattants patriotes pour la liberté). Il faut relever que l’accusation d'« espionnage » avait été fabriquée de manière si maladroite et le jugement de Miami avait inclus d'autres erreurs si évidentes que Pryor se vit obligé d’être d’accord avec les deux autres juges pour annuler les condamnations de trois des accusés. ( Espions sans Espionnage, Hasta Siempre! 6 septembre 2009).

Cette fois-ci le panel des juges était divisé sur un point crucial : le 3ème chef d’accusation - conspiration d’assassinat -. Bien que l’avis d’un des juges, J. Birch, coïncidât avec celui de Pryor, il devait reconnaître que « ce sujet est présenté dans un cadre trop restreint » et avait réitéré « que la motion pour la délocalisation du procès aurait dû être acceptée », ajoutant que « les accusés avaient été soumis à un tel degré de préjudices basés sur le préjugé dominant avéré dans la communauté [de Miami] que leurs condamanations auraient dû être annulées ». (US Court of Appeals for the Eleventh Circuit N. 01-17176, DC Docket Non 98 - 00721 CR-JAL, Page 83).

Dans un avis dissident impressionnant la juge Phillys Kravitch a démontré en 15 pages l'injustice terrible commise par ses collègues contre Gerardo Hernández.

Elle indiquait :

« Un pays ne peut pas légalement abattre un avion dans l'espace aérien international, par contre, un pays peut abattre un avion étranger qui survole son propre territoire après que les pilotes de ces avions-là ont été avertis plusieurs fois de respecter les limites territoriales, qu’ils ont laissé tomber des objets sur le territoire, et lorsque l'objectif des vols est de déstabiliser le système politique du pays. Ainsi, la question de savoir si le ministère public a fourni des preuves suffisantes pour soutenir la condamnation d’Hernández dépend de savoir s’il a présenté suffisamment de preuves pour démontrer qu’il (Hernández) a passé un accord pour abattre les avions dans l'espace aérien international, en opposition avec l'espace aérien cubain. » (Idem p. 94-95) et sur ce sujet « le ministère public  n'a pu indiquer aucune preuve. » (Idem P. 98).

Libertad_para_los_cinco
LIBERTÉ pour les CINQ CUBAINS
PRISONNIERS DE L'EMPIRE

Mais au-delà du sujet du lieu de l'incident « le ministère public n'a absolument jamais pu apporter de preuves suffisantes qu’Hernández ait été complice de la destruction des avions. Aucune des communications interceptées que le ministère public a présentées au procès ne montre une quelconque complicité de sa part pour abattre les avions. Tout au plus, les preuves montrent une entente pour « faire face » aux avions des "Hermanos al Rescate » [Frères à la Rescousse]. Mais « confrontation » ne signifie pas nécessairement destruction. »

Pour appuyer sa démonstration elle  a fait référence aux témoignages et aux bandes vidéo présentées au procès : « Ces preuves démontrent ce qui est évident : il existe beaucoup de façons pour un pays de « faire face » à un avion étranger. Mais le ministère public n'a présenté aucune preuve qu’Hernández, même en étant d'accord pour 'aider « à faire face » à « Frères au Sauvetage », ait lui-même accepté que la confrontation soit une destruction. Conclure qu’en effet les preuves montrent cela, va au-delà de simples déductions, c’est une pure spéculation … Dû au fait que tant de preuves déterminent plutôt une « confrontation » qu’une destruction, je ne peux pas dire qu'un jury raisonnable – au vu de toutes ces preuves - puisse conclure au-delà d'un doute raisonnable qu’Hernández ait été complice de la destruction. » (Idem P. 96-97)

C’était si évident que le ministère public lui-même avait reconnu cela dans une requête d'urgence « sans précédent » à cette même Cour d'Appel : essayer de démontrer la culpabilité inventée de Gerardo pour un crime ainsi fabriqué, constituait un « obstacle insurmontable » pour les procureurs.

Cela aurait été le cas avec un « jury raisonnable » n’importe où ailleurs. Mais pas à Miami, dans la salle du tribunal, où les jurés apeurés étaient entourés par une bande d'individus qui vantaient leurs prouesses terroristes et qui avaient été capables de kidnapper Elián González, en totale impunité, et faisaient  écho aux procureurs pour demander la pire punition pour Gerardo. Cela aurait pu être compris par tout juge raisonnable. Mais pas par un « fanatique de droite qui n'est pas formé pour juger ».

À la Maison Blanche, quelqu'un était heureux. Celui qu’il avait nommé (Pryor) l’avait bien servi. Deux peines de prison à perpétuité avaient été confirmées contre Gerardo avec le vote réticent et paradoxal d'un juge, Birch, qui avait insisté sur le fait que « les peines [de tous les Cinq] doivent être révoquées » et une dame digne qui avait maintenu son avis dissident : « le ministère public n'a présenté aucune preuve » pour étayer son accusation.

Après le jugement honteux de Pryor, les Cinq avaient fait appel au tribunal en audience plénière . Cette fois-ci, ils ne contestaient pas une décision unanime et bien fondée - comme l’avait fait le ministère public en 2005 - mais une décision clairement injuste et préjudiciable qui avait profondément divisé les juges sur le 3ème chef d’accusation, avec Kravitch qui la rejetait avec une impeccable cohérence et Birch - ayant admis les arguments de sa collègue, mais ignorant la présomption d'innocence et ses propres « doutes raisonnables» - qui décidait étrangement de se rallier à la position pro-gouvernementale et à la logique néoconservatrice de Pryor.

Mais cette fois la Cour d'Appel a confirmé les conclusions discutables des juges de Miami. Les juges d'Atlanta avaient même oublié que c’était le ministère public lui-même qui leur avait adressé une « requête d'urgence », admettant ainsi qu'ils n'avaient pas pu prouver la culpabilité de Gerardo.

Traduction EG. Moncada
Révision FG. Tlaxcala

ENGLISH, ESPAÑOL

***************
Source : counterpunch-
Pryor's Judgment
Article publié le 14 septembre 2009
URL de cet article sur HASTA SIEMPRE ! : http://moncada26.canalblog.com/archives/2009/09/18/15111054.html
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17 septembre 2009

CUBA- CAMPAGNE DE SOUTIEN DES CINQ CUBAINS EMPRISONNÉS

RÉCÉPISSÉ DU REÇU DE VOTRE SOUTIEN 2008
POUR LA LIBÉRATION DES CINQ CUBAINS

DU COMITÉ INTERNATIONAL POUR LA LIBERTÉ DES CINQ CUBAINS

Recibo

Le 17 septembre 2009,

À qui de droit,

Par ce courrier nous confirmons que le 13 septembre de cette année 2009, le Comité International pour la Liberté des Cinq Cubains ayant le siège aux États-Unis, a reçu de l’Association Française Moncada la somme de $900 dollars à titre de don pour soutenir les projets du Comité.

Alicia Jrapko
Coordinatrice Nationale
Comité International pour la Liberté des Cinq Cubains
États-Unis

*** ***

Cher(e)s ami(e)s internautes,

Vous trouverez ci-dessus le récépissé du Comité International pour la Liberté des Cinq Cubains qui confirme la réception de la somme récoltée grâce à votre soutien lors de la campagne 2008 pour la libération des Cinq jeunes camarades.

L'association Moncada vous remercie sincèrement pour votre solidarité internationaliste et votre refus de l'injustice.

Le bureau de Moncada

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09 septembre 2009

Ç'EST ARRIVÉ À MIAMI (VII)

L’histoire des Cinq cubains telle qu’on ne vous l’a jamais racontée

Ricardo_Alarcon_De_Quesada
Auteur : Ricardo Alarcón De Quesada

C’est la septième partie de la série sur les Cinq cubains écrites par Ricardo Alarcón et publiées en Anglais, dans le quotidien digital américain CounterPunch. Cliquez pour lire les articles précédents : partie (I), partie (II), partie (III), partie (IV), partie (V), Partie (VI).

Le tribunal fédéral de première instance du District sud de la Floride n'est pas un tribunal international, ni un organisme de l'ONU ayant compétence sur les questions qui concernent les relations entre les nations. Il a une tâche bien spécifique, qui consiste à déterminer si un accusé particulier est coupable ou non d'une charge concrète. En instruisant le jury dans le cas de Gerardo Hernández, la Cour rappelait les paroles de l’acte d’accusation du gouvernement :

« La 3ème charge de l’acte d’accusation soutient que l'accusé Gerardo Hernández a comploté avec d'autres personnes pour commettre un homicide, c'est-à-dire, un meurtre illégal d'êtres humains avec malveillance intentionnelle et intention préméditée dans la juridiction maritime et territoriale spéciale des USA. » (Transcription du jugement devant l'honorable Joan. à Lenard, 4 juin 2001, pages 14587 à 14588)

gerardo
Gerardo Hernández

La juge Lenard indiqua que Gerardo :

« Peut être reconnu coupable de cette infraction seulement si tous les faits suivants sont prouvés sans l’ombre d’un doute raisonnable :
« Premièrement : Que les victimes mentionnées dans l’acte d'accusation sont mortes.
« Deuxièmement : Que l'accusé a causé la mort des victimes avec malveillance intentionnelle.
« Troisièmement : Que l’accusé l'a fait avec intention préméditée.
« Quatrièmement : Que le meurtre s’est produit dans la juridiction maritime et territoriale spéciale des USA. » (Idem pages 14598 à 14599)

De plus elle expliquait :

« Que tuer avec malveillance intentionnelle signifie tuer délibérément et intentionnellement une personne… Pour établir un crime de meurtre au premier degré, il est en outre nécessaire d’avoir la preuve d'une intention préméditée. La préméditation est en général associée à un meurtre de sang-froid et requiert un certain temps pendant lequel l'accusé pense ou réfléchit sur l'acte avant d'agir.

La période de réflexion doit être suffisamment conséquente pour que l'assassin ait pleinement conscience de son intention de tuer. Vous êtes informé que le lieu du crime allégué (comme décrit dans l’acte d’accusation) doit avoir été, avec certitude et sans aucun doute raisonnable de votre part, situé dans la juridiction maritime et territoriale spécial des USA. » (Idem pages 14599 - 14600)

Un tel crime n’a jamais eu lieu. Pendant les sept mois du procès, les procureurs n'ont présenté aucune preuve susceptible d’impliquer Gerardo dans l'événement tragique du 24 février 1996, de même qu’ils ne pouvaient pas démontrer, « au-delà d'un doute raisonnable », le lieu précis de l'incident – une chose que les experts du Bureau de l'Aéronautique Civile Internationale (OACI) n'avaient pas pu déterminer.

Toutefois, il convient d'indiquer, que les radars cubains ont clairement démontré que les avions ont bien été abattus à l'intérieur de notre territoire, que les uniques débris qui ont été retrouvés l’ont été très près de La Havane et que les garde-côtes US, n'ayant rien trouvé dans le secteur international, ont officiellement demandé le 25 février par le biais du Département d'État, l’autorisation à Cuba de réaliser une recherche dans le secteur de nos eaux territoriales. Les médias locaux - ces mêmes « journalistes » à la solde du gouvernement qui avaient inventé la troisième accusation – sont devenus nerveux et sont allés jusqu’à annoncer une défaite imminente.

Quelques jours auparavant, lorsque la juge avait informé les parties de ses instructions au jury, les procureurs ont adopté ce qu'eux-mêmes avaient décrit comme « l’étape sans précédent de la pétition » - à la Cour d'appel - pour « un défense de statuer » car « en tenant compte des preuves présentées pendant le procès, cela [les instructions au jury] constitue dans ce cas un obstacle insurmontable pour l’accusation, et aurait probablement pour conséquence d’entraîner l'échec de l’acte d’accusation sur cette charge. » (Emergency Petition for Writ of Prohibition, 30 mai 2001, pages 4 et 21)

Après avoir de nouveau reconnu que l'instruction au jury « impose une barrière insurmontable », le ministère public a demandé à la Cour d’Appel de prendre une décision urgente :

« Que le tribunal de première instance (du District de Miami) donne l’instruction au jury - dans la troisième charge  de l'acte d’accusation - qu’il n'est pas nécessaire qu’il conclue que l'accusé Hernández ou ses co-conspirateurs aient convenu que les meurtres se produiraient dans la juridiction maritime et territoriale spéciale des USA. »

« Qu’elle interdise au tribunal de première instance de donner au jury un instruction de statuer sur un meurtre au premier degré et de l’orienter sur a thèse que l'accusé Hernández ait comploté pour commettre un meurtre prémédité. » (Idem, page 39)

La Cour d'Appel avait rejeté la requête de défense de statuer et en conséquence la juge avait maintenu ses instructions citées précédemment.

Quelques membres de la défense commençaient déjà à fêter une victoire que même les procureurs avaient prévue.

Mais cela ne prit que quelques minutes aux jurés pour, sans même poser de questions, pour déclarer Gerardo coupable de conspiration en vue de commettre un meurtre au premier degré dans la juridiction maritime et territoriale spéciale des USA. Un « crime » qu'il n'a pas commis, et que les procureurs eux-mêmes avaient désespérément tenté de retirer.

Ça c’est passé à Miami. À Miami il est normal de kidnapper impunément un enfant de six ans, alors pourquoi  serait-il si difficile de condamner un jeune homme pour un « crime » qui n’a pas eu lieu ?

Traduction : EG. Moncada
Révision : FG. Tlaxcala

ENGLISH, ESPAÑOL

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Source : counterpunch -
It Happened in Miami
Article publié le 6 septembre 2009
URL de cet article sur HASTA SIEMPRE! : http://moncada26.canalblog.com/archives/2009/09/09/15008719.html
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07 septembre 2009

ACCUSATION À LA CARTE (VI)

L’histoire des Cinq Cubains telle qu’on ne vous l’a jamais racontée

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Auteur: Ricardo Alarcón De Quesada

Celle-ci est la sixième partie de la série sur les Cinq cubains écrite par Ricardo Alarcón et publiée en Anglais, dans le quotidien digital nord-américain CounterPunch. Cliquer pour voir les articles précédents : Première, deuxième, troisième, quatrième et cinquième Partie.

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Gerardo Hernández Nordelo

Plus de sept mois après l’arrestation et l’inculpation des Cinq Cubains, le gouvernement US a présenté une nouvelle accusation. Il s’agissait toujours de « conspiration », mais cette fois-ci  dans l’intention de commettre un homicide au premier degré, et elle visait spécialement l’un des Cinq, Gerardo Hernández Nordelo.

La nouvelle accusation a été lancée suite à une campagne publicitaire à Miami, impulsée activement par des « journalistes » à la solde du gouvernement US, faisant notamment état de réunions publiques entre des leaders de l’exil cubain, des magistrats, et des fonctionnaires du FBI. Réunions au cours desquelles ils discutaient ouvertement sur l'accusation contre Gerardo. Cela devint une exigence claire des groupes les plus violents de la ville, et les médias locaux en ont fait leur cheval de bataille quotidien.

Le gouvernement ayant accédé à cette exigence avait présenté formellement la nouvelle accusation qui ajoutait un nouvel élément essentiel aux « crimes » de Gerardo.

C’était donc une concession politique aux terroristes anti-cubains, qui cherchaient à se venger de la destruction de deux avions (modèle O2 utilisés par la Force Aérienne US d’abord au Vietnam et plus tard dans les guerres au Salvador) par la Force Aérienne cubaine le 24 février 1996. Les avions utilisés par des membres d'un groupe violent anticastriste [Les Frères du secours] avaient été abattus dans l'espace aérien cubain deux ans avant que les Cinq soient arrêtés.

Le timing était très suspect. Selon l'information divulguée par le ministère public pendant le procès, le FBI avait découvert la véritable nature de la mission révolutionnaire de Gerardo à Miami et il était déjà sous surveillance par l’interception de ses communications avec La Havane deux ans au moins avant la destruction des avions. Si cet incident a été le résultat d'une « conspiration », dans laquelle Gerardo était un acteur clé, pourquoi ne l’ont-ils pas arrêté en 1996 ? Pourquoi cette affaire n’a-t-elle même pas été mentionnée en septembre 1998 quand ils ont arrêté et inculpé Gerardo ?

Les avions appartenaient à un groupe dirigé par José Basulto, un agent vétéran de la CIA impliqué depuis 1959 dans une multitude d'actions de paramilitaires, y compris dans celle de l'invasion de Playa Girón et d’une série de tentatives d’assassinat contre Fidel Castro. Durant les 20 mois précédant l'incident, ce groupe avait pénétré l'espace aérien cubain 25 fois, et chaque fois le gouvernement cubain l’avait dénoncé.

Après tant de démarches diplomatiques, le gouvernement US voulait faire preuve de réactivité. Il a ouvert une enquête sur les vols, et demandé l'aide de Cuba pour obtenir des détails sur les provocations antérieures, accusant réception et remerciant pour les avoir reçus. À la date du 24 février 1996, alors que les procédures administratives étaient encore en cours, l'Administration Fédérale de l'Aviation (FAA) avait déjà privé Basulto de sa licence de pilote et depuis, il ne vole plus (du moins pas légalement).

Les provocateurs avaient proclamé ouvertement qu'ils continueraient à violer l'espace aérien de Cuba, déclarant même, qu’à cette époque, l'île souffrait de sa crise la plus dure - pire en termes économiques, que la Grande Dépression, selon un rapport des Nations-Unies – et qu’elle était incapable de répondre à leurs incursions illégales.

En janvier, le M. Basulto avait emmené en avion une équipe de la télévision NBC de Miami, qui avait filmé et diffusé un survol du centre de La Havane accompagné de lancers de tracts de propagande et d'autres matériels. Cuba avait déclaré alors publiquement qu'elle ne tolérerait plus de telles provocations, et avait rédigé les notifications nécessaires à toutes les parties intéressées, y compris au gouvernement US, au Département d'État et la FAA, qui à son tour avait averti Basulto et son groupe de s'abstenir de ces vols.

La supposée « conspiration » était en elle-même une stupidité monumentale, incompréhensible pour tout esprit rationnel. On supposait que le gouvernement cubain avait décidé de provoquer une guerre totale contre les USA, un affrontement militaire qui, évidemment, aurait débouché sur un désastre  terrible non seulement pour le gouvernement cubain, mais pour toute la nation et son peuple. Pour n’’importe quel crime ou délit, le mobile est toujours un facteur clé. Décisif. Quel aurait pu être le mobile de Cuba, pour provoquer un événement précisément en cette période de 1996, la plus dangereuse pour la survie de notre pays sans allié ou ami dans un monde et un hémisphère sous contrôle total des USA?

Cuba a fait exactement le contraire. Elle a dénoncé l’une après l’autre, chaque provocation à la FAA et à l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI, Institution de la famille des Nations-Unies qui s'occupe de ces questions) et a envoyé des dizaines de courriers diplomatiques au Département d'État. Mais Cuba est allée plus loin. Elle a fait tout ce qui était possible pour parvenir au plus haut niveau de l’administration US, la Maison Blanche, pour tenter de prévenir de nouveaux incidents.

The New Yorker, dans son édition de janvier 1998 consacrée à Cuba à l’occasion de la visite du Pape, a publié un article sérieux avec un récit assez objectif de ces efforts cubains (Carl Naguin, “Annals of Diplomacy Backfire”, The New Yorker, 26 janvier 1998.)

Oui, il y a bien eu une conspiration pour provoquer la tragédie du 24 février 1996. Mais ce fut exclusivement et intégralement l’œuvre de ces mêmes groupes qui à Miami ont lancé une campagne terroriste contre Cuba depuis un demi-siècle. La même bande qui avait auparavant kidnappé le petit Elián González, âgé de six ans. Des actes toujours commis en toute impunité.

Traduction EG. Moncada
Révision : FG. Tlaxcala

ENGLISH, ESPAÑOL

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Source : counterpunch -
Indictment À La Carte

Article publié le 3 septembre 2009
URL de cet article sur HASTA SIEMPRE ! :
http://moncada26.canalblog.com/archives/2009/09/07/14988165.html
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06 septembre 2009

LES HÉROS OUBLIÉS : DES ESPIONS SANS ESPIONNAGE (V)

L’histoire des Cinq cubains telle qu’on ne vous l’a jamais racontée

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Auteur : Ricardo Alarcón De Quesada

C’est la cinquième partie de la série sur les Cinq cubains écrite par Ricardo Alarcón et publiée en Anglais, dans le quotidien digital nord-américain CounterPunch. Cliquez pour lire les articles précédents : première, deuxième, troisième et quatrième partie.

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Cinq Cubains prisonniers au USA

En septembre 1998, le premier procès verbal d’accusation, incriminait les Cinq Cubains d'être des agents non enregistrés de Cuba et d'autres infractions mineures. Le gouvernement a également accusé trois d'entre eux - Gerardo, Ramón et Antonio- « de conspiration d’espionnage » (Charge 2).

La Cour n'a accusé aucun d'eux d'espionnage en tant que tel pour une raison très simple : rien de tel n’a existé et par conséquent une telle accusation ne pourrait jamais être prouvée. Les magistrats sont allés encore plus loin. Dans leur déclaration initiale ils ont averti le jury de ne pas espérer qu'ils révèlent un quelconque secret ni rien de ce style. La seule chose que devait faire la Cour était de « convaincre » les membres du jury que les accusés étaient des personnes vraiment dangereuses capables de fomenter une tentative de mettre en danger la sécurité nationale des USA à n’importe quel moment dans un futur imprévu. Ils ont également fait valoir, que les accusés devaient recevoir la peine la plus sévère possible, car ils étaient des types vraiment mauvais qui perturbaient la paix et la tranquillité de Miami. Vous rappelez-vous d’Elián ?

Pour atteindre ce but, malgré le contenu de leurs propres accusations, les magistrats ont fait, au cours du procès, des déclarations très violentes, accusant les Cinq cubains d’agir rien de moins que pour « détruire les USA » et en rappelant aux membres effrayés du jury que s'ils ne les condamnaient pas ils « trahiraient la communauté ».

Les médias se sont chargés du reste. Ils ont toujours décrits les Cinq Cubains comme étant des « espions », ou comme des personnes accusées d'être des « espions ». Les médias se sont réellement surpassés dans leur tâche. Ils n’ont cessé de rabâcher la même chanson, même après que la Cour d'Appel en banc ait conclu unanimement en septembre 2008 qu'il n'y avait pas de preuve que les accusés aient « obtenu ou aient transmis d’information secrète » ou qu'ils aient mis en danger la sécurité nationale des USA et par conséquent elle avait décidé que les sentences pour la Charge 2 (conspiration d’espionnage) étaient erronées, elle les avait annulées et avait décrété que Ramón et Antonio devaient être rejugés. (Onzième Circuit de la Cour d'Appel, 01-17176, DC, Docket Non 98-00721-CR-JAL, pages 70-81).

Cependant, malgré que les magistrats avaient reconnu que la même procédure devait s’appliquer à Gerardo, le tribunal a refusé de l’appliquer, par un incroyable acte de discrimination judiciaire, arguant qu'une condamnation à perpétuité pesait déjà à son encontre.

De fait, il était très facile de se rendre compte que dans ce cas, aucune information secrète ou militaire n'était impliquée, et que la sécurité nationale des USA n'a jamais été inquiétée. C’était ce que le Pentagone avait dit clairement et simplement avant que ne débute le jugement. Ce fut le témoignage, sous serment, de l'amiral à la retraite Eugene Carroll (transcriptions officielles, pages 8196-8301), du général de l'Armée à la retraite Edward Breed Atkeson (Idem pages 11049-11199), du général et ex commandant du Commando Sud Charles Elliot Wilhelm (Idem pages 11491-11547), et du lieutenant général à la retraite de la Force Aérienne James R. Clapper (Idem pages 13089-13235).

Leurs témoignages n’étaient pas secrets, mais volontairement prononcés en audience publique. Probablement qu’un défilé comme celui-là, de chefs militaires distingués et décorés soutenant l'innocence de certains jeunes révolutionnaires cubains, ne s'était jamais produit avant devant un tribunal des USA. Ces informations ne sont jamais sorties en dehors de Miami, mais les transcriptions officielles du jugement sont là pour celui qui veut les lire.

Depuis que les Cinq Cubains ont été condamnés, d'autres affaires ont eu lieu, leurs résultats contrastent clairement avec ceux des Cinq Cubains. Nous allons en examiner brièvement quelques-uns.

Il est inutile de dire qu'aucun des cas précédemment mentionnés a été jugé dans le sud de la Floride, ni impliqué dans aucune tentative de faire échouer des plans criminels.

1_khaled_abdel_latif_dumeisi

Khaled Abdel-Latif Dumeisi convaincu d'être un agent non enregistré du gouvernement de Saddam Hussein, a été condamné à 3 ans et 10 mois de prison en avril 2004, en pleine guerre des USA contre l'Irak.

2_leandro_aragoncillo

Leandro Aragoncillo a été reconnu coupable, en juillet 2007, d’avoir transmis des informations secrètes de défense nationale des USA (environ 800 documents classés) obtenus depuis son bureau à la Maison Blanche, où il travaillait comme collaborateur militaire des vice-présidents Al Gore et Dick Cheney. M. Aragoncillo a été condamné à 10 ans de prison, tandis que son co-conspirateur, Michael Ray Aquino, a été condamné à 6 ans et 4 mois.

3_gregg_william_bergersen

Gregg W. Bergersen, un analyste du Département de la Défense, a été reconnu coupable, en juillet 2008, d’avoir fourni des informations de défense nationale à des personnes non autorisées en échange d'argent et de cadeaux, et il fut condamné à 4 ans et 9 mois de prison.

4_lawrence_anthony_franklyn

Lawrence Anthony Franklin, un colonel de réserve de la Force Aérienne des USA, qui travaillait au Département de la Défense, a été condamné pour avoir livré des informations classées et de défense nationale, y compris des secrets militaires, à des représentants d'un gouvernement étranger. Il a été condamné à 12 ans et 7 mois de prison. Toutefois, il n'est jamais entré dans une prison fédérale. Il est resté en liberté durant la période où il avait appel et en mai dernier le Département de la Justice a retiré les charges contre son cas.

À eux Cinq, les jeunes cubains ont reçu, quatre peines de prison à perpétuité plus 77 ans. Eux ne travaillaient pas à la Maison Blanche, ni au Pentagone, ni au Département d'État. Ils n'ont jamais pu ni essayé d’accéder à une quelconque information secrète. Mais ils ont fait quelque chose d’impardonnable. Ils ont combattu contre le terrorisme anti cubain et ils l'ont fait à Miami.

Traduction EG. Moncada
Révision FG. Tlaxcala

ESPAÑOL, ENGLISH

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Source : counterpunch-
Spies Without Espionage

Article publié le 30 août 2009
URL de cet article sur HASTA SIEMPRE! : http://moncada26.canalblog.com/archives/2009/09/06/14973374.html
URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8413&lg=fr

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