21 mai 2009
LES DÉMOCRATES DU SÉNAT DÉCIDENT DE BLOQUER LES FONDS DESTINÉS À LA FERMETURE DE GUANTANAMO
Ils attendent que le Gouvernement de Barack Obama explique ce qu'il fera avec les détenus étrangers
Washington. (EFE). – Un revers très clair pour le président, Barack Obama. Les démocrates du Sénat US ont décidé de bloquer 80 millions de dollars destinés à la fermeture éventuelle du pénitencier US à Guantanamo (Cuba) tant que la Maison Blanche n’expliquera pas ce qu'elle fera avec les détenus étrangers qui y sont incarcérés.
Obama voulait que ces fonds soient inclus dans un projet de loi pour des frais de défense supplémentaires que le Sénat prévoit de voter cette semaine pour les opérations militaires en Iraq et en Afghanistan.
Aujourd’hui, la version du Sénat supprime le texte qui autorisait les 80 millions de dollars afin de préparer les démarches de la fermeture de Guantanamo.
Dans une expression semblable à la version de la Chambre des Représentants, l'initiative indiquera que le montant sera approuvé 60 jours après que la Maison Blanche présente un plan détaillé.
Les législateurs de la Chambre basse [du Parlement] ont fixé un délai jusqu'au 1er octobre prochain pour que la Maison Blanche présente des détails sur ce qu'elle fera avec les détenus une fois que Guantanamo sera fermée, le coût que cela supposera, ainsi que le coût du transfert des condamnés vers d'autres prisons.
Indépendamment, Obama a créé un groupe de travail qui prévoit de présenter en juillet prochain un rapport sur le cap de sa politique au sujet des détenus et les étapes nécessaires pour l'éventuelle fermeture de Guantanamo.
La décision des démocrates qui contrôlent les deux chambres du Congrès, est un revers pour Obama, qui avait annoncé en arrivant à la présidence, en janvier dernier, qu’il donnait un délai jusqu'à janvier 2010 pour la fermeture de Guantanamo.
"Obama fait du changement une réalité"
" Le président démarre par la fermeture de guantanamo et des mesures éthiques "
Les démocrates assurent que bien qu'ils soutiennent la fermeture de Guantanamo, ils préfèrent attendre de connaître la destination finale des 241 étrangers qui sont toujours détenus dans la base navale US.
Ce centre de détentions à Guantanamo « ne nous rassure guère..toutefois, ce n'est ni le moment ni le projet de loi pour aborder cette affaire », a affirmé à la presse le chef de la majorité démocrate du Sénat, Harry Reid.
Se faisant l'écho de la préoccupation de beaucoup de démocrates sur un possible transfert de prisonniers sur le territoire US, Reid a insisté sur le fait qu'il serait prématuré d'agir avant qu’Obama ne mette son plan sur la table.
Au cours d’une conférence de presse, le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, a dit que l'Administration Obama espère que le Congrès accepte de débloquer l'argent. Il a laissé entrevoir la possibilité qu’Obama traite directement les préoccupations du Législatif dans un discours ce jeudi.
Selon Gibbs, Obama donnera à l'opinion publique « une partie substantielle » de son plan sur le futur des prisonniers.
Bien que la décision de fermer Guantanamo ait été applaudie par la Communauté internationale, la question de que faire avec les détenus est, cependant, un casse-tête pour Obama.
La présence possible de présumés terroristes aux USA - même si c’est dans des prisons de haute sécurité - a donné des cartouches à l'opposition républicaine, qui dirige une campagne pour attaquer la politique de sécurité nationale d'Obama et pour inspirer la peur dans l'opinion publique.
Les républicains de la Chambre basse, par exemple, sont en train de promouvoir un projet de loi pour « éviter l'entrée de terroristes aux USA. » et qui interdit le transfert sur le sol US de tout détenu sans le consentement spécifique du gouverneur et de la législature étatique de l'état choisi pour recevoir ces détenus.
Le leader de la minorité dans la Chambre Basse, John Boehner, a même commenté que les électeurs « ne veulent pas ces terroristes dans leurs quartiers ».
Geoff Morrell, porte-parole du Pentagone a dit dans une conférence de presse qu’« il n'y a rien qui indique que le délai pour fermer Guantanamo en janvier 2010 « courre un danger ».
« De ce que je sais, les plans au sujet de la fermeture du centre de détentions à Guantanamo sont prêts … selon le chronogramme sollicité par le président dans son ordre d’exécution » du 22 janvier dernier, a-t-il ajouté.
Selon Morrell, les fonctionnaires du Pentagone impliqués dans ce processus, parmi eux le sous-secrétaire à la Défense, se réunissent régulièrement avec leurs pairs des départements d'État et de Justice et avec des représentants de la Maison Blanche pour traiter « ces affaires, qui sont très compliquées ».
Traduction : Moncada
Source: Democratas del Senado deciden bloquear fondos para el cierre de guantánamo
Article publié le 20 mai 2009 à 2H59
18 février 2008
Les Etats-Unis admettent l’existence de cellules ultrasecrètes à Guantanamo
Hasta Siempre 06
Semaine du lundi 4 au dimanche 10 février 2008
LE chef du très centre de détention que les Etats-Unis maintiennent à l’extrême sud-est de Cuba contre la volonté de l’île, le vice-amiral Mark Buzby, a déclaré que 15personnes étaient détenues dans des cellules d’un camp ultrasecret de haute sécurité construit à Guantanamo.
Buzby, commandant des forces conjointes de Guantanamo, a déclaré que le Camp 7 était une prison de
haute sécurité qui avait déjà été construite quand le président George W. Bush a annoncé en septembre 2006 que 14 supposés terroristes de grande importance avaient été transportés d’une des si nombreuses prisons secrètes de l’agence centrale de renseignements des Etats-Unis (CIA) à Guantanamo. --La CIA a admis l’emploi de la torture à Guantanamo--
Un militaire a décrit l’endroit comme une annexe de haute sécurité destinée à isoler les prisonniers pour les empêcher
d’entrer en contact avec d’autres détenus, pour des raisons de sécurité.
Le directeur de la CIA, Michael Hayden, a admis l’application de la méthode de la simulation d’étouffement, considéré comme une torture par toutes les conventions internationales des droits de l’homme.
La technique criminelle, utilisée par la CIA dans les interrogatoires de suspects de terrorisme, consiste à attacher une personne, d’incliner sa tête en arrière, de couvrir sa tête et de lui verser de l’eau pour qu’il sente qu’il étouffe, dans le but de lui soutirer des informations.
Les méthodes de torture réalisées par des soldats des renseignements étasuniens ou par des mercenaires recrutés, ont été mis en évidence en 2005 quand ont été publié des photos qui montraient des prisonniers nus, attachés, enchaînés, humiliés sexuellement, frappés brutalement, couverts d’excréments humains ou intimidés avec des chiens dans la prison d’Abu Ghraib que les Etats-Unis maintiennent en Irak, une des si nombreuses prisons clandestines étasuniennes.
Des groupes défenseurs des droits civils ont exigé la fermeture de la prison de Guantanamo, où sont dénoncés chaque jour des violations aux droits de l’homme des prisonniers. (TeleSUR-Prensa Latina-Ap/nn-NN)
13 janvier 2008
AMNESTY DEMANDE LA FERMETURE DE GUANTANAMO
Hasta Siempre 02
Semaine du lundi 7 au dimanche 13 janvier 2008
À LIRE
Amnesty International demande
aux Etats-Unis la fermeture de la prison de Guantanamo
MADRID, le 11 janvier (Notimex). – Amnesty International (AI) a demandé aujourd’hui au gouvernement des Etats-Unis la fermeture de la prison de la base militaire de Guantanamo, à Cuba, et de donner l’emplacement de 38 prisonniers dont on pense qu’ils sont maintenus dans des centres secrets de détention.
Lors d’une cérémonie en face de l’ambassade des Etats-Unis en Espagne, le directeur de AI-Espagne, Esteban Beltran, et l’ex-prisonnier à Guantanamo, Ruhal Ahmed, ont remis une lettre où 170 parlementaires espagnols soutiennent la fermeture de cette prison militaire.
Dans des déclarations à la presse, Beltran a précisé que AI remettra au gouvernement des Etats-Unis 1 200 signatures de parlementaires de différents pays du monde pour protester contre cette prison, à l’occasion du 6e anniversaire de l’arrivée des premiers prisonniers à Guantanamo.
Beltran a expliqué que de telles manifestations auront lieu dans différentes parties du monde devant les ambassades des Etats-Unis, avec l’intention que ces signatures parviennent, outre à la Maison Blanche, aux candidats présidentiels dans ce pays.
Il a indiqué que « cette prison de Guantanamo est la pointe de l’iceberg de la politique des Etats-Unis qui recule en matière des droits de l’homme des 60 dernières années, à cause de l’adoption en octobre dernier de la Loi de commissions militaires qui légalise la torture ».
Il a regretté que malgré la pétition internationale de fermeture de la prison de Guantanamo, atteindre cet objectif ne résoudrait pas entièrement ce problème car il existe d’autres centres secrets de détention.
Il a affirmé que selon des données de AI, quelque 38 prisonniers de différentes parties du monde (dont le citoyen espagnol Mustafa Setmarian Nazar) sont détenus dans ces centres secrets.
Il a ajouté qu’il restait 300 prisonniers à Guantanamo, sur les 800 qui étaient détenus au départ, et que 19 détenus sont arrivés sur cette base militaire lors des 15 derniers mois.
Le dirigeant de l’organisation en Espagne a souligné aussi que d’autres activités seront organisées pour faire en sorte que ce sujet soit abordé lors des campagnes présidentielles aux Etats-Unis.



