26 avril 2009
EVO MORALES : " QUE CE SOIT LE DERNIER SOMMET DES CHEFS D'ÉTATS SANS CUBA "
Vème Sommet des Amériques
« L'unité de l'Amérique signifie la présence de Cuba. Nous espérons que ce soit le dernier sommet des chefs d’État sans Cuba » a exprimé Evo Morales, président de la Bolivie, dans une conférence de presse du Vème Sommet des Amériques à Trinité et Tobago.
Vendredi [17 avril 09] Evo Morales a également réfuté les paroles de Barack Obama, quand ce dernier avait indiqué que les ingérences étatsuniennes dans les autres pays sont des choses du passé et de l'histoire, en rappelant qu’il y a seulement quelques mois des groupes sécessionnistes boliviens ont tenté un coup d’État à son encontre, et que beaucoup d’entre eux ont continué à élaborer des plans pour l'assassiner.
Morales s’est aussi prononcé contre la criminalisation de l'immigration par les USA, de la même façon que l’ont fait le président nicaraguayen, Daniel Ortega, et son homologue équatorien, Rafaël Correa.
Oublier le passé ?
Il a fait également savoir, qu'il n’est pas d’accord avec le président Barack Obama sur la nécessité « d'oublier le passé et de chercher un nouveau début » dans les relations des USA avec le reste de l'hémisphère.
« Il est impossible d'oublier notre passé. Je suis absolument certain que dans notre passé il y a notre futur. Il faut réviser les erreurs du passé ; je partage que nous ne pouvons pas, non plus, être les otages du passé. Nous faisons l’histoire, et nous continuerons à la faire. Chaque pays et chaque continent sommes différents; le respect de ces différences est aussi important que de réduire ces petites différences et ces asymétries ».
Le Gouvernement US a financé le coup d'état tenté par les sécessionnistes
Le chef d'État bolivien a répondu que même s’il a aimé le ton du discours d'Obama, il n'avait encore vu aucun changement dans les relations de l’hémisphère. En ce sens il a rappelé que des institutions dépendantes du département d'État des USA ont financé la tentative de Coup civique que l'opposition bolivienne a mis en place contre son Gouvernement, élu démocratiquement, et qui en outre a obtenu l'approbation d'une nouvelle constitution et qu’il a été plébiscité par un referendum révocatoire.
En même temps il a dit que les aides de l'agence internationale de l’aide étatsunienne (USAID), dépendante du Département d'État, qui parvenaient à son pays étaient orientées vers l'opposition politique pour exercer une campagne de conspiration bien voyante.
« Les cent premiers jours avec le gouvernement d'Obama sont passés mais en Bolivie on ne sent aucun changement. La déstabilisation continue», a indiqué Morales.
Critiques du capitalisme
Selon Morales, le Vème Sommet des Amériques est aussi une opportunité pour que les nations participantes expriment leurs critiques à la structure du système capitaliste.
Il a souligné que l'actuelle crise n'obéit pas à un problème conjoncturel, mais à des inconsistances dans la structure du capitalisme. « La crise financière n'est pas provoquée par les pays en voie de développement, cette crise financière, qui est en débat chaque jour, vient du capitalisme, par conséquent c'est un problème financier structurel et non conjoncturel », a soutenu Morales.
À son avis, si on ne change pas les politiques économiques, il est impossible de garantir la prospérité humaine. « En Bolivie nous avons commencé à changer le modèle néolibéral de privatisation », a t-il assuré.
Luigino Bracci Roa (Yvke)
Traduction pour Moncada
E.G
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Source : Evo Morales: Que esta sea la última cumbre de Jefes de Estado sin Cuba
Article publié le 18 avril 2009
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