25 février 2008
FIDEL : COMMANDANTE ¡ HASTA SIEMPRE !
Hasta Siempre 08!
Semaine du lundi 18 au dimanche 24 février 2008
L’ÉDITO
Cher amis,
Ce numéro 8 de " Hasta Siempre " a une valeur particulière. Il intervient quelques jours après la décision du Commandant en Chef Fidel Castro de se retirer du pouvoir après 49 ans à la tête de la Révolution cubaine. Au moment où sont écrites ces lignes, l’Assemblée nationale du Pouvoir Populaire élue le 20 janvier est en train d’élire ses nouveaux dirigeants. Si une page s’est tournée avec le départ de Fidel, Cuba socialiste a encore de belles pages devant elle. L’annonce à peine publiée que les " démocraties occidentales " ont déjà lâché leurs commentaires demandant plus de démocratie à Cuba. Laissons le peuple cubain décider de son avenir, lui qui défend le Socialisme avec courage depuis près de 50 ans. Les amis de Cuba socialiste doivent une nouvelle fois montrer leur attachement à Cuba et son peuple courageux.
Vive Cuba ! Vive Fidel !
A LIRE
Message de Fidel Castro
(19 février 2008)
Chers compatriotes,
Je vous ai promis, vendredi dernier, 15 février, d’aborder dans mes prochaines Réflexions une question intéressant beaucoup d’entre vous. Je le fais cette fois-ci sous forme de message.
Le moment est venu de présenter à l’Assemblée nationale la candidature des membres du Conseil d’Etat, de son président, de ses vice-présidents et de son secrétaire, et de les élire.
J’ai rempli cette estimable fonction de président pendant de nombreuses années. La Constitution socialiste a été adoptée le 15 février 1976 au suffrage libre, direct et secret de plus de 95 p. 100 des citoyens ayant le droit de vote. La première Assemblée nationale du pouvoir populaire, constituée le 2 décembre de la mme année, a élu le Conseil d’Etat et sa présidence. J’avais exercé auparavant la fonction de Premier ministre pendant presque dix-huit ans. J’ai toujours eu les prérogatives nécessaires pour mener de l’avant l’œuvre révolutionnaire avec le soutien de l’immense majorité du peuple.
Connaissant mon état de santé critique, beaucoup de gens à l’étranger pensaient que ma renonciation provisoire, le 31 juillet 2006, au poste de président du Conseil d’Etat que je laissais aux mains du premier vice-président, Raúl Castro Ruz, était définitive. Raúl en personne, qui occupe aussi le poste de ministre des Forces armées révolutionnaire par mérite personnel, et les autres compagnons de la direction du parti et de l’Etat renâclaient à l’idée de me considérer écarté de mes fonctions malgré mon état de santé précaire.
Ma position était inconfortable face à un adversaire qui a fait l’impossible pour se débarrasser de moi: il ne m’était pas du tout agréable de lui complaire.
J’ai pu ensuite, une fois récupérée la pleine maîtrise de mon cerveau, beaucoup lire et réfléchir, compte tenu de mon repos forcé. J’avais assez de forces pour écrire pendant de longues heures, une occupation que j’ai partagée avec les séances de physiothérapie et les programmes de rétablissement pertinents. Un bon sens élémentaire m’indiquait que cette activité était à ma portée. Je me suis toujours soucié par ailleurs, en parlant de ma santé, de ne pas faire naître de fausses illusions dans notre peuple, un dénouement fatal en pleine bataille risquant d’être traumatisant pour lui. Le préparer à mon absence des points de vue psychologique et politique, telle était ma première obligation après tant d’années de lutte. Je n’ai jamais manqué de signaler qu’il s’agissait d’une convalescence "non exempte de risques".
J’ai toujours souhaité faire mon devoir jusqu’à mon dernier souffle. C’est ce que je puis offrir.
Je communique à mes très chers compatriotes, qui m’ont fait l’immense honneur de m’élire voilà quelques jours membre du Parlement, lequel doit adopter des accords importants pour les destinées de notre Révolution, que je n’aspirerai pas au poste de président du Conseil d’Etat et de commandant en chef ni ne l’accepterai — je répète: je n’y aspirerai pas ni ne l’accepterai.
Dans de brèves lettres adressées à Randy Alonso, animateur du programme La Table ronde télévisée, avec mission de les divulguer, j’avais inclus discrètement des points du Message que j’écris aujourd’hui, sans que son destinataire soit au courant de mes intentions. Je faisais confiance à Randy parce que je l’avais connu quand il était élève de journalisme et que je me réunissais presque toutes les semaines avec les principaux représentants des étudiants de province dans la bibliothèque de la vaste villa du quartier Kohly où ils logeaient. Aujourd’hui, le pays tout entier est une immense université.
Je choisis quelques paragraphes de ma lettre à Randy, du 17 décembre 2007:
"Je suis profondément convaincu que les réponses aux problèmes actuels de la société cubaine, dont le niveau scolaire moyen est proche de la terminale, qui compte presque un million de diplômés universitaires et où tous les citoyens sans discrimination jouissent de la possibilité réelle de faire des études, exigent plus de variantes que celles que peut offrir un échiquier. On ne saurait ignorer aucun détail. Il ne s’agit pas d’une voie facile, si l’on veut que l’intelligence de l’être humain dans une société révolutionnaire l’emporte sur ses instincts."
"Mon devoir élémentaire est, non pas de m’accrocher aux fonctions, encore moins de faire obstacle à de plus jeunes, mais d’apporter des expériences et des idées dont la modeste valeur provient de l’époque exceptionnelle qu’il m’a été donné de vivre."
"Je pense comme Niemeyer: il faut être conséquent jusqu’au bout."
Lettre du 8 janvier 2008 :
"Je suis résolument en faveur du vote uni (un principe préservant les mérites ignorés) qui nous a permis d’éviter la tendance à copier ce qui se faisait dans les pays de l’ancien camp socialiste, dont le portrait d’un candidat unique à la fois si solitaire et parfois si solidaire avec Cuba. Je respecte beaucoup cette première tentative de construire le socialisme grâce à laquelle nous avons pu poursuivre sur la voie choisie."
Mais je suis trop conscient que "toute la gloire du monde tient dans un grain de maïs".
Je trahirais donc ma conscience en occupant des responsabilités qui exigent qu’on puisse se déplacer librement et qu’on s’y adonne à fond, ce qui n’est plus à ma portée. Je l’explique sans dramatisme.
Notre Révolution peut encore compter, heureusement, sur des cadres de la vieille garde, aux côtés d’autres qui étaient très jeunes au début de sa première étape. Certains ont rejoint presque enfants les combattants des montagnes et ont ensuite écrit des pages de gloire dans notre pays par leur héroïsme et leurs missions internationalistes. Ils ont l’autorité et l’expérience requises pour garantir la relève. Notre Révolution peut aussi compter sur une génération intermédiaire qui a appris à nos côtés les ingrédients de l’art complexe et presque inaccessible d’en organiser et diriger une.
Le chemin sera toujours difficile et exigera les efforts intelligents de tout le monde. Je me méfie des voies apparemment faciles de l’apologétique ou, par antithèse, de l’auto flagellation. Toujours se préparer aux pires variantes. Etre aussi prudent dans le succès que solide dans l’adversité, voilà un principe à ne pas oublier. L’adversaire à vaincre est extrêmement fort, mais nous l’avons tenu en respect pendant presque un demi-siècle.
Je ne vous fais pas mes adieux. Je tiens juste à combattre comme un soldat des idées. Je continuerai d’écrire sous le titre de: "Réflexions du compañero Fidel". Ce sera une arme de plus à ajouter à notre arsenal. Peut-être écoutera-t-on ma voix. Je serai prudent.
Fidel Castro Ruz
18 février 2008
17 h 30
Traduction ESTI
Nous publions également une « réflexion »
que Fidel Castro a publié dans Granma, au lendemain de sa décision.
Ce que j’ai écrit le mardi 19
(22 février 2008)
Ce mardi-ci, pas de nouvelle internationale fraîche. Mon modeste Message au peuple, du lundi 18 février, a reçu sans mal une très large diffusion. J’ai commencé à en recevoir des nouvelles concrètes dès onze heures du matin. Je n’avais jamais mieux dormi la nuit précédente. J’avais la conscience tranquille et je m’étais promis des vacances. Les journées de tension dans l’attente du 24 février m’avaient épuisé.
Je ne dirai rien aujourd’hui des personnes très chères qui, à Cuba et dans le monde, ont exprimé leurs émotions de mille manières différentes. J’ai lu aussi un grand nombre d’opinions spontanées recueillies dans la rue par des méthodes fiables et reflétant presque sans exception de très profonds sentiments de solidarité. J’aborderai ce point un de ces jours.
Pour l’instant, je me consacre à l’adversaire. Je me suis diverti à observer la gêne de tous les candidats à la présidence des Etats-Unis qui se sont vus contraints, l’un après l’autre, de proclamer leurs exigences immédiates envers Cuba pour ne pas risquer de perdre un seul électeur. Si seulement j’étais un Prix Pulitzer pour pouvoir les interviewer à la CNN sur les questions politiques, voire personnelles, les plus délicates depuis Las Vegas où règne la logique du hasard et de la roulette et où vous devez vous rendre humblement si vous aspirez à la présidence!
Un demi-siècle de blocus ne leur semble pas assez, à ces privilégiés. "Changement, changement, changement!", s’égosillent-ils à l’unisson.
Je suis d’accord pour du changement, mais aux Etats-Unis! Il y a belle lurette que Cuba a changé et qu’elle tiendra son cap dialectique. "Ne jamais retourner au passé!", s’exclame notre peuple.
"Annexion, annexion, annexion!", scande l’adversaire, parce que c’est à ça qu’il pense au fond quand il parle de changement.
Martí, brisant le secret de sa lutte silencieuse, dénonça l’empire vorace et expansionniste que, fort de son intelligence géniale, il avait déjà découvert et décrit plus d’un siècle après la Déclaration révolutionnaire d’indépendance des Treize Colonies.
Le début d’un système insoutenable est une chose; sa fin en est une autre.
Les puissances européennes déclinantes, mais alliées de ce système, ont formulé immédiatement les mêmes exigences: il était temps à leur avis que nous dansions aux sons de la musique de la démocratie et de la liberté qu’elles n’ont jamais vraiment connues depuis Torquemada, d’autant que le colonialisme et le néocolonialisme imposés à des continents entiers d’où elles soutirent de l’énergie, des matières premières et de la main-d’œuvre bon marché les disqualifient du point de vue moral.
Un illustrissime personnage espagnol, jadis ministre de la Culture et impeccable socialiste, porte-parole aujourd’hui encore et depuis longtemps des armes et de la guerre, est la synthèse de la déraison pure. Le Kosovo et la déclaration d’indépendance unilatérale hantent maintenant ces puissances-là comme un impertinent cauchemar.
Des hommes en chair et en os continuent de mourir en Iraq et en Afghanistan sous l’uniforme des Etats-Unis et de l’OTAN. Le souvenir de l’URSS, désintégrée en partie par son aventure interventionniste dans le second pays, suit les Européens comme une ombre.
Bush père soutient McCain comme son candidat, tandis que Bush fils a affirmé dans un pays d’Afrique — ce continent berceau de l’homme hier et martyr aujourd’hui — où nul ne sait ce qu’il peut bien y faire, que mon message était le premier pas sur la voie de la liberté à Cuba, autrement dit sur celle de l’annexion décrétée par son gouvernement dans un Rapport énormément volumineux.
La veille, les chaînes de télévision internationales montraient un groupe de bombardiers d’ultime génération faisant des manœuvres spectaculaires, les pilotes ayant la garantie absolue de pouvoir larguer des bombes de n’importe quel type sans être repérés par les radars et sans jamais avoir le sentiment de commettre des crimes de guerre.
D’importants pays protestaient aussi contre l’idée de l’Empire de tester une arme sous prétexte d’éviter la chute éventuelle sur le territoire d’un autre pays d’un satellite espion, l’un des si nombreux engins que les Etats-Unis ont situés sur orbite planétaire à des fins militaires.
Je pensais ne pas écrire de Réflexions pendant une dizaine de jours, mais je n’ai pas le droit de garder le silence si longtemps: il faut ouvrir le feu idéologique sur eux.
J’ai écrit ceci mardi, à 15 h 35. Je l’ai révisé hier et je le remettrai à la presse aujourd’hui, jeudi. J’ai prié instamment les journaux de publier mes Réflexions en page deux ou à toute autre page intérieure, jamais à la une, et les autres médias d’en faire de simples résumés si elles sont trop longues.
Je m’efforce maintenant de consigner mon vote uni en faveur de la présidence de l’Assemblée nationale et du nouveau Conseil d’Etat, et la façon de le faire.
Je remercie mes lecteurs de leur patiente attente.
Fidel Castro Ruz
21 février 2008
18 h 34
Traduction ESTI
SUR LE NET
A lire cet article d’analyse sur la situation cubaine
paru dans le Journal La Marseillaise.
18 février 2008
CUBA: L'affaire des cinq cubains
Hasta Siempre 07
Semaine du lundi 11 au dimanche 17 février 2008

Au nom de la Démocratie, Haut les mains !
Tomy - Granma -
Conférences aux USA sur l’affaire des Cinq
L’affaire des cinq antiterroristes cubains prisonniers aux USA sera évoquée les 12 et 13 février à l’Ecole de Droit du Vermont et au Collège de Burlington, principale ville de cet état nord-américain. Un communiqué du Comité National pour la Liberté des Cinq signale que les conférences seront faites par l’avocat Leonard Weinglass, membre des avocats de la défense des prisonniers politiques, et Gloria La Riva, du comité nord-américain qui exige leur sortie de prison.
L’invitation aux conférences indique que les membres de L’Ecole de Droit de l’état du Vermont, qui appartiennent à l’Union Nationale des Avocats, travaillent à éduquer et motiver la communauté étudiante à propos du cas des patriotes prisonniers, précise le site Antiterroristas.cu. Leonard Weinglass et Gloria La Riva interviendront mardi dans le cadre de L’Ecole de Droit du Vermont.
Mercredi, ils le feront au théâtre Waterfront, à Burlington, pour poursuivre leur travail dans la lutte pour la liberté de Antonio Guerrero, Fernando González, Ramón Labañino, Gerardo Hernández et René González, prisonniers aux USA depuis 1998 pour avoir combattu le terrorisme contre Cuba.
Les deux forums ont été organisés par Jared Carter, étudiant en Droit, avec l’appui de l’Uion Nationale des Avocats du Vermont.
(sources : AIN)
CUBA: La manipulation des médias - foire internationale du livre - Le S.E du Vatican - "Yo sí puedo"
Hasta Siempre 07
Semaine du lundi 11 au dimanche 17 février 2008
Halte à la Manipulation !
Cette semaine les Cubains ont pu se rendre une nouvelle fois compte de l’ampleur de la manifestation médiatique dont ils sont victimes en Occident.
Dernier exemple en date : ces jeunes étudiants en informatique qui ont vu leur propos retranscrits et interprétés par les médias européens et américains de telle manière à les faire apparaître comme des contre-révolutionnaires.
Depuis quelques semaines, l’Etat organise des réunions thématiques avec les différentes organisations de masse afin de débattre de la société cubaine. Dans une de celle-ci, des responsables étudiants ont abordé des thèmes comme ceux du pouvoir d’achat, des élections législatives, des voyages à l’étranger… Dès le lendemain, la vidéo était « transmise par un inconnu » à la BBC anglaise. Des journaux espagnols sont même allés jusqu’à affirmer que les jeunes cubains avaient été emprisonnés.
Du coup, les étudiants en question ont dû se rendre à la télévision et écrire dans la presse qu’ils condamnaient fermement la manipulation dont ils avaient été victime. « Je savais qu’il existait une guerre médiatique, mais jamais je l’aurais imaginée à ce niveau-là » a expliqué cet étudiant de Las Tunas. Pour revenir sur ces propos lors de la réunion, il précise : « je les ai faits dans le cadre de la révolution, pour défendre le socialisme et qu’il s’améliore ».
Pas un mot de ces nouvelles déclarations dans la presse occidentale…
Halte à la manipulation !
Raul Castro à l’ouverture de la
Foire internationale du livre Cuba 2008
C’est en présence de Raul Castro, premier vice-président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, qu’a été inaugurée la 17e Foire internationale du livre, qui se déroulera jusqu’au 24 février à la Forteresse de San Carlos de La Cabaña, à La Havane.
Dans ses déclarations à la presse, Raul Castro, qui est également ministre des Forces armées révolutionnaires (FAR), a fait l’éloge de l’originalité du Pavillon de la Galice, présente à ce rendez-vous des lettres en tant qu’invitée d’honneur.
Quant à Angela Bugallo, conseillère culturelle et sportive de la Junte de Galice, elle a considéré l’invitation de Cuba à cette grande fête du livre comme une reconnaissance de la richesse artistique de cette région autonome d’Espagne, et une confirmation de la profondeur des liens fraternels et historiques qui nous unissent.
« C’est une occasion pour l’autonomie espagnole de montrer au monde la valeur de sa littérature et d’autres arts, avec un langage contemporain qui témoigne de la vitalité de sa culture, forgée dans ses racines et ses traditions », a-t-elle dit.
Par ailleurs, le président de l’Institut cubain du livre, Iroel Sanchez, a relevé le caractère culturel, festif et populaire de cette Foire qui, a-t-il signalé, ne se circonscrit pas à la vente de nombreux titres (plus de 8 millions d’exemplaires), mais propose un spectre très varié d’activités et de spectacles. En effet, des rencontres avec d’importants auteurs cubains et étrangers, des colloques, des forums littéraires, un espace pour les sciences, des spectacles de musique et de danse, ainsi que des rétrospectives et des cycles sur le cinéma sont au programme.
Sanchez a souligné que cette Foire s’étendra sur le territoire cubain jusqu’au 9 mars. Ainsi, 41 localités situées en dehors de La Havane vivront au rythme de la Foire, dont les municipalités de l’est du pays I et III Frentes orientales, pour le 50e anniversaire du triomphe de la Révolution.
Il a finalement qualifié cette Foire internationale du livre Cuba 2008 de « précieux apport à l’enrichissement des relations entre la Galice et Cuba ».
Étaient également présents à cette cérémonie le ministre de la culture Abel Prieto et son homologue vénézuélien Francisco Sesto, ainsi que des membres des familles de cinq héros cubains incarcérés aux États-Unis pour avoir défendu leur pays contre les actions terroristes de l’extrême droite depuis la Floride.
Le secrétaire d’État du Vatican attendu à Cuba
PAR PEDRO MARGOLLES de Granma International
LE cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’État du Vatican, effectuera une visite dans l’île du 20 au 26 février, a annoncé le ministre Felipe Pérez Roque lors d’une conférence de presse au siège du ministère des Relations extérieures.
Pérez Roque a signalé que la visite du cardinal Bertone revêt un caractère officiel et pastoral et répond à une invitation des autorités cubaines et de la Conférence des évêques catholiques de Cuba.
Le séjour du cardinal Bertone aura lieu dans le cadre de la commémoration à Cuba du 10e anniversaire de la visite historique du pape Jean-Paul II dans l’île.
Durant sa visite le représentant du Vatican se réunira avec les autorités cubaines et assistera à des activités à caractère pastoral, dont les messes prévues à La Havane, Villa Clara et Guantanamo. Par ailleurs il prononcera une bénédiction lors de la consécration d’un monument dédié au pape Jean-Paul II qui sera inauguré dans la ville de Santa Clara.
RELATIONS EXCELLENTES AVEC LE VATICAN
Le ministre Pérez Roque a expliqué que cette visite est l’expression des excellentes relations qu’entretiennent le gouvernement cubain et le Vatican. « Les rapports entre les deux États sont fluides, cordiaux et respectueux », a-t-il dit.
Il a relevé la concordance de vues de Cuba et du Saint Siège sur diverses questions de l’actualité internationale, comme la nécessité d’éradiquer la pauvreté, le droit de tous les peuples au développement et le caractère universel, inaliénable, indivisible et interdépendant des droits de l’homme pour toutes les personnes, y compris les droits économiques, sociaux et culturels. " Nos points de vue concordent quant à la nécessité de garantir le droit à l’alimentation et à la santé de tous les habitants de la planète ", a dit Pérez Roque.
Et d’ajouter plus loin : " Nous avons des positions communes concernant la critique de l’esprit de consommation et du néolibéralisme, ainsi que pour la protection de la famille et la préservation des valeurs spirituelles et la promotion de la culture ".
" Nous sommes également d’accord sur la nécessité de préserver l’environnement, sur le danger qu’impliquent les changements climatiques, la nécessité d’œuvrer en faveur de la paix et de rejeter la violence, les menaces et le recours à la force dans les relations entre les États. Et aussi dans la condamnation du terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, entre autres thèmes ", a indiqué le ministre.
Le ministre a tenu à signaler par ailleurs que la visite du cardinal Bertone est l’expression des rapports fluides et respectueux qui existent entre notre État et notre gouvernement et l’Église catholique à Cuba, et qui sont les mêmes avec toutes les autres religions et institutions religieuses et fraternelles qui exercent leurs activités en toute normalité et avec toutes les garanties prévues par notre Constitution et nos lois.
Pérez Roque a indiqué que Cuba compte aujourd’hui trois archidiocèses, huit diocèses et 523 églises, deux séminaires et plus de 1 500 maisons de missions de l’Église catholique. Il a précisé que 92 congrégations religieuses catholiques féminines et catholiques sont présentes à Cuba. « Vingt de plus qu’au triomphe de la Révolution cubaine », a-t-il souligné.
Au cours des dix dernières années ont eu lieu à Cuba plus de 1 300 processions publiques de l’Église qui ont réuni plus d’un demi million de fidèles. Le personnel de l’église est constitué de près d’un millier de prêtres, de frères, de diacres et de religieuses.
Le ministre des Relations extérieures a annoncé qu’à l’heure actuelle l’État cubain participe à la construction d’un nouveau séminaire pour l’archidiocèse de La Havane. Il a également précisé le nombre des églises protestantes et d’autres confessions religieuses présentes à Cuba, dont le millier de temples des religions afro-cubaines, les plus de 400 centres spiritistes et le millier d’associations fraternelles.
Il a précisé que toutes les religions jouissent de la même considération et du même respect de la part de l’État cubain, qui entretient un dialogue respectueux, et que le gouvernement s’efforce pour faire en sorte qu’elles puissent jouir des plus larges facilités dans l’exercice de leur travail.
Pérez Roque a indiqué que Cuba reçoit le cardinal Tarcisio Bertone à un moment où notre pays entretient des relations avec 186 États.
Cuba et l’État du Vatican entretiennent des relations ininterrompues depuis 1935.
Le ministre cubain conclu en précisant que cette visite à Cuba permettra au haut dignitaire de l’Église catholique de faire la connaissance d’un peuple digne, respectueux, laborieux et résolu à défendre son indépendance face aux agressions et aux calomnies.
Trois millions d’alphabétisés avec la méthode
" Moi je peux " (Yo sí puedo !)
PAR LETICIA MARTINEZ HERNANDEZ
AU premier jour des débats du 6e Congrès international d’Éducation supérieure Université 2008, Luis Ignacio Gomez, ministre de l’Éducation, a annoncé que la méthode cubaine Moi je peux avait permis d’alphabétiser 3 millions de personnes en provenance de plus de 27 pays. Plus d’un million 500 000 personnes ont reçu leurs diplômes au Venezuela, et ils continuent aujourd’hui leurs études jusqu’au certificat d’études avec la nouvelle méthode de Moi je peux continuer, a souligné le ministre du MINED.
C’est pourquoi des délégués de la patrie bolivarienne sont intervenus durant la séance plénière du Congrès pour remercier les Cubains pour leur collaboration, et expliquer qu’il ne s’agit pas de copier des expériences, mais de les adapter et de les modifier selon le contexte vénézuélien.
Ont été exposés, en outre, les résultats des missions Ribas et Sucre, créées respectivement pour former des bacheliers et universaliser l’éducation supérieure. Javier Leon, fondateur de la mission Ribas, a partagé avec les délégués l’expérience vécue dans une prison où on donne des cours aux détenus, une preuve tangible, selon lui, du changement social que vit le pays latino-américain.
Cuba: Tourisme - Mouvement des pays non alignés - En bref
Hasta Siempre 06
Semaine du lundi 4 au dimanche 10 février 2008
Le Ministre du Tourisme annonce de nouveaux projets pour attirer les visiteurs
MADRID (EFE). – La construction d’un Musée du Tourisme dans la zone de Centro Habana, le quartier traditionnellement le plus commercial de la capitale, est l’un des projets du gouvernement cubain pour attirer davantage de visiteurs dans la ville, a déclaré le ministre du Tourisme de l’île, Manuel Marrero Cruz.
" Le musée exposera toute l’histoire du tourisme avant et après la révolution. Nous avons assez de matériel et de documents pour rendre le projet intéressant ", a affirmé le 31 janvier Marrero Cruz à la Foire internationale du Tourisme (FITUR), qui s’est déroulée à Madrid.
La construction du musée s’inscrit à l’intérieur d’un projet plus vaste destiné à la création d’une " zone commerciale de référence " dont l’axe central sera la rue Galiano.
" Nous voulons que les touristes profitent au maximum de leur temps, c’est pourquoi nous transformerons la moitié de la rue en zone piétonne et nous développerons toute une stratégie pour ouvrir des restaurants et des établissements hôteliers ", a expliqué le ministre.
Le Malecon (front de mer) de La Havane sera aussi l’objet de transformations pour l’adapter à notre époque.
" Le plan prévoit d’animer le Malecon pour pouvoir profiter à toute heure de ses enchantements, en lui ajoutant une série de services dont il est dépourvu actuellement, comme des zones consacrées au loisir et à la distraction ", a détaillé le responsable du Tourisme.
La mise en service d’un "bus touristique", un ancien projet du ministère, offrira une image différente de la ville aux touristes.
" Le gouvernement a beaucoup investi cette année dans le transport urbain, mais finalement nous avons pu donner le feu vert à ce projet ", a déclaré Marrero Cruz.
Parmi les choix culturels offerts au touriste figureront principalement le Carnaval de La Havane et une série d’orchestres et de groupes de musique cubaine, qui joueront dans divers endroits de la capitale. Le gouvernement espère accueillir cette année plus de deux millions et demi de visiteurs dans l’île.
" Cuba ce n’est plus seulement le soleil et la plage et La Havane est une destination promise au succès ", a conclu le ministre.
Le Mouvement des Non alignés
dénonce l’opacité du Conseil de sécurité des Nations unies
La Havane, 1.02.08 (ACN) Le Mouvement des Pays Non alignés a dénoncé aux Nations Unies " l’absence de transparence " du Conseil de sécurité, qui vient de refuser la participation du Mouvement aux débats de cet organe de l’ONU à propos du Moyen Orient. Une protestation formelle adressée par le Mouvement des Pays Non alignés à la présidence du Conseil de sécurité signale que cette attitude démontre de nouveau " l’absence de transparence " de cet organe de l’ONU et la nécessité urgente des réformes visant à le modifier.
En tant que président du Bureau de Coordination des Non alignés, Rodrigo Malmierca, ambassadeur de Cuba auprès des Nations Unies, rappelle à la présidence du Conseil de sécurité que 118 des 193 Etats membres de l’ONU sont aussi membres du Mouvement des Pays Non alignés.
En rejetant la présence des Non alignés aux débats sur le Moyen Orient, le Conseil de sécurité refuse donc d’entendre l’opinion et les propositions de la majorité, relève la protestation du Mouvement.
Ayant reconnu l’avis favorable de la présidence du Conseil de sécurité, assurée ce mois-ci par la Libye, et d’autres membres du Conseil à la présence des Non alignés, le président du Bureau de Coordination du Mouvement signale dans sa lettre que " certains membres permanents [du
Conseil de sécurité] refusent de permettre que nos opinions et propositions soient entendues ".
La protestation officielle est accompagnée du texte du discours que l’ambassadeur cubain devait prononcer devant le Conseil de Sécurité au nom du Mouvement des pays Non alignés.
EN BREF
Des Cubains vivant en France réaffirment leur soutien à la Révolution. La distance n'a jamais été un prétexte pour ces Cubains résidant en France qui ont réaffirmé leur soutien à la révolution socialiste. En présence de l'ambassadeur de Cuba en France Rogelio Sánchez, la consul générale,
Sortie du dernier livre de Danielle Bleitrach " Cuba Fidel et le Che où l’aventure du socialisme ". D’abord sachez que ce livre inaugure une collection du temps des cerises, collection qui portera le nom “aventure du socialisme”. L’idée donc du livre est née d’un discours que Fidel avait prononcé à l’Université de la havane en novembre 2005, j’ai rarement vu quelque chose d’aussi critique. Il s’était déchaîné contre tout ce qui n’allait pas à Cuba, contre les bureaucrates, ceux qu’il appelait “les petits empereurs”… En le lisant je me disais que ceux qui critiquent Cuba et qui mentent le plus souvent auraient trouvé là des arguments nettement plus valables. Mais ce discours est quasiment passé inaperçu…
Des députés socialistes en visite. Carlos Lage, viceprésident du Conseil d'Etat a reçu en début de mois une délégation du Groupe Socialiste du Parlement Européen, présidé par Martin Schulz, invitée par l'Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire.
Les députés européens ont également rencontré le ministre Ricardo Cabrisas et ont pu visiter des lieux d'intérêt économique et social et s'entretenir avec des membres de la famille des 5.
Une vidéo (en espagnol)
sur les 5 prisonniers de l’Empire vient d’être publiée sur le site du journaliste cubain Adonis Subit Lamí.
Les Etats-Unis admettent l’existence de cellules ultrasecrètes à Guantanamo
Hasta Siempre 06
Semaine du lundi 4 au dimanche 10 février 2008
LE chef du très centre de détention que les Etats-Unis maintiennent à l’extrême sud-est de Cuba contre la volonté de l’île, le vice-amiral Mark Buzby, a déclaré que 15personnes étaient détenues dans des cellules d’un camp ultrasecret de haute sécurité construit à Guantanamo.
Buzby, commandant des forces conjointes de Guantanamo, a déclaré que le Camp 7 était une prison de
haute sécurité qui avait déjà été construite quand le président George W. Bush a annoncé en septembre 2006 que 14 supposés terroristes de grande importance avaient été transportés d’une des si nombreuses prisons secrètes de l’agence centrale de renseignements des Etats-Unis (CIA) à Guantanamo. --La CIA a admis l’emploi de la torture à Guantanamo--
Un militaire a décrit l’endroit comme une annexe de haute sécurité destinée à isoler les prisonniers pour les empêcher
d’entrer en contact avec d’autres détenus, pour des raisons de sécurité.
Le directeur de la CIA, Michael Hayden, a admis l’application de la méthode de la simulation d’étouffement, considéré comme une torture par toutes les conventions internationales des droits de l’homme.
La technique criminelle, utilisée par la CIA dans les interrogatoires de suspects de terrorisme, consiste à attacher une personne, d’incliner sa tête en arrière, de couvrir sa tête et de lui verser de l’eau pour qu’il sente qu’il étouffe, dans le but de lui soutirer des informations.
Les méthodes de torture réalisées par des soldats des renseignements étasuniens ou par des mercenaires recrutés, ont été mis en évidence en 2005 quand ont été publié des photos qui montraient des prisonniers nus, attachés, enchaînés, humiliés sexuellement, frappés brutalement, couverts d’excréments humains ou intimidés avec des chiens dans la prison d’Abu Ghraib que les Etats-Unis maintiennent en Irak, une des si nombreuses prisons clandestines étasuniennes.
Des groupes défenseurs des droits civils ont exigé la fermeture de la prison de Guantanamo, où sont dénoncés chaque jour des violations aux droits de l’homme des prisonniers. (TeleSUR-Prensa Latina-Ap/nn-NN)
07 février 2008
The five. Marcha de las Antorchas
Hasta Siempre 05
Semaine du 28 janvier au dimanche 3 février 2008
À LA UNE
Les 5 sur Hollywood Boulevard
Après des mois de bataille financière, idéologique et juridique, le Comité américain pour la Libération des 5 cubains prisonniers de l’Empire a enfin pu installer un énorme panneau d’affichage à Los Angeles, sur Hollywood Boulevard.
Il s’agit là d’un nouveau moyen d’informer les habitants des Etats-Unis sur cette affaire que l’Etat et les médias leur cachent.
Toutes nos félicitations au Comité US pour la Libération des 5…
Marcha de las Antorchas
Tous les 27 janvier, depuis 1953,
les étudiants effectuent un défilé au départ de l’Université de La
Havane : la marcha de las Antorchas. Cette tradition se tient en
commémoration de la naissance de José Marti, le héros national de
l’indépendance. La première édition de « la marcha » s’est faite le 27
janvier 1953, en pleine dictature de Batista.
Cette année c’est Raùl Castro qui se trouvait en tête du cortège.






