29 octobre 2009
ONU : 187 PAYS VOTENT CONTRE L'INFÂME BLOCUS QUI DURE DEPUIS 50 ANS
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
L’Assemblée Générale de l’ONU
condamne le blocus des États-Unis contre Cuba
Pour la dix-huitième année consécutive, le blocus des États-Unis contre Cuba a reçu une nouvelle et large condamnation à l’Assemblée Générale des Nations Unies.
La résolution intitulée « Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d’Amérique contre Cuba » a été adoptée ce 28 octobre par la majorité favorable de 187 nations, contre 3 (Les États-Unis, Israël et Palau) et 2 abstentions (La Micronésie et Les Îles Marshall ).
Le 4 novembre 1992 lors de la 47ème session ordinaire, l’organe principal de l’ONU avait adopté par 59 voix pour, 3 contre et 71 abstentions, une première résolution de refus de ce blocus qui cette année a presque été unanime.
Depuis 50 ans, Le blocus économique, commercial et financier des États-Unis contre Cuba, constitue l’obstacle principal au développement du pays. Jusqu’à décembre 2008, ses dégâts directs dépassent les 96 milliards de dollars, ce montant atteindrait le chiffre de 236 milliards si les calculs étaient faits sur la valeur actuelle du dollar américain.
Il ne s’agit pas d’une question bilatérale entre notre pays et les États-Unis. Il a une évidente application extraterritoriale qui gêne d’une manière significative beaucoup d’autres États y compris la France et d’autres pays européens.
Cuba a une fois de plus obtenu le soutien de la communauté internationale et exige donc des États-Unis la levée immédiate du blocus.
Paris, le 28 octobre 2009
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Auteur : Service de Presse de l'Ambassade de Cuba en France
Communiqué publié le 28 octobre 2009
URL de ce communiqué sur ACF : http://embacuba.cubaminrex.cu/Default.aspx?tabid=10870
22 octobre 2009
SUR LE NEW YORK TIMES, L'EX-CONSEILLER DE CARTER RECONNAIT QU'À MIAMI, IL EST IMPOSSIBLE QU'UN PROCÈS JUSTE PUISSE SE DÉROULER
La juge réduit la sentence d'un des Cinq cubains
Auteur : Ian Urbina
Photo du dessin réalisé par l’artiste de la Cour Fédérale de Miami, Shirley Henderson ce 13 octobre 2009,
de Antonio Guerrero et son avocat de la défense, Leonard Weinglass. EFE/GASTÓN DE CÁRDENAS/Shirley Henderson
Mardi 13 octobre, une juge de la Cour Fédérale de Miami a accordé une peine plus clémente pour un des cinq cubains condamnés en 2001 pour avoir espionné des exilés cubains anticastristes.
Le cas de ces hommes, plus connu sous le nom des « Cinq », a rendu pendant plus de dix ans, les relations très tendues entre les USA et Cuba.
L'an passé, un Tribunal d'Appel a annulé les condamnations de trois d'entre eux, jugeant que la sentence imposée était trop sévère, puisque le gouvernement n'avait pas démontré qu'ils avaient pu obtenir un quelconque « secret » d'État.
Photo du dessin réalisé par l’artiste de la Cour Fédérale de Miami, Shirley Henderson ce 13 octobre 2009,
de Antonio. EFE/GASTÓN DE CÁRDENAS/Shirley Henderson
Vers la fin des années 1990, ils avaient infiltré des organisations cubano-américaines qui s'opposaient au gouvernement de Castro, y compris certains des groupes les plus activistes comme les Frères à la Rescousse, qui effectuaient régulièrement des vols non autorisés sur Cuba en larguant des tracts pamphlétaires.
Cuba dit que les Cinq sont des prisonniers politiques, et le gouvernement cubain a insisté pour leur libération, en faisant valoir le fait qu'ils n'espionnaient pas les USA, mais qu’ils étaient chargés d’enquêter et de découvrir les terroristes d'extrême droite qui voulaient attaquer Cuba.
Mardi, la juge Joan A Lenard, du Tribunal du District Fédéral, a remplacé la condamnation à perpétuité contre Antonio Guerrero, par une peine de 262 mois, ou presque 22 ans de prison, ce qui signifie qu’il sera libéré dans sept ans, en tenant compte de son incarcération depuis son arrestation en 1998 et d’une réduction de peine pour son bon comportement en prison. Les avocats de M. Guerrero avaient demandé une peine réduite à 240 mois.
« C’est curieux », avait exprimé Leonard Weinglass, l’avocat de Guerrero. « Il s'agit d'un homme qui était dans une base militaire, mais qui n’a jamais emporté aucun document classé et personne n'avait déclaré qu'il nuisait à la Sécurité Nationale des USA. Et pourtant, la Juge a quand même rejeté la demande des avocats d’alléger encore plus la condamnation ».
M. Guerrero, citoyen des Etats-Unis, a été condamné pour avoir été un espion de Cuba, alors qu'il travaillait dans une base aéronavale de Cayo Hueso.
En mai 2005, le Groupe de Travail sur les Détentions Arbitraires de la Commission des Nations Unies pour les Droits Humains avait analysé que le jugement avait violé les normes internationales d’un procès adéquat et que les USA devraient revoir leur jugement ou les libérer.
Les Cinq cubains ont été arrêtés en 1998 et ont été déclarés coupables d'avoir agis en tant qu’agents étrangers non déclarés (en certains cas. N.de la rédaction), et de conspirer pour commettre des crimes contre les USA.
L'audience de la sentence pour deux des autres condamnés a été prorogée.
Robert A Pastor, professeur de relations internationales de l'American University, a dit que le cas est préoccupant. « Un jugement contre cinq agents de l'intelligence cubaine se déroulant à Miami est aussi juste qu’un jugement contre un agent de l'intelligence israélienne qui aurait lieu à Téhéran », a dit le docteur Pastor. Celui-ci a été conseiller à la sécurité nationale du président Jimmy Carter pour l'Amérique latine. « C’est beaucoup plus que d’un bon avocat dont nous aurions besoin pour que nous soyons pris au sérieux ».
• Téléchargez le document de l’audience au format PDF (51 Kb) Sentence de Tony (en anglais)
• Téléchargez le document de l’audience au format PDF (370 Kb) Déclaration de la nouvelle sentence (en espagnol)
Mirta Rodriguez (en fauteuil roulant), mère d’Antonio Guerrero, sortant de la Cour Fédérale de Miami le 13 octobre 2009, où Guerrero, après avoir été condamné à perpétuité en 2001, a reçu ce mardi une nouvelle condamnation de 21 ans et dix mois de prison. Andres Gómez, de la Brigade Antonio Maceo à Miami, poussant le fauteuil roulant. EFE/GASTÓN DE CÁRDENAS
Traduction EG. Moncada
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Source: New York Times- “Judge Reduces Sentence for One of Cuban Five”
Article publié le 13 octobre 2009
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20 octobre 2009
LA JUGE CONDAMNE ANTONIO GUERRERO À 22 ANS D'EMPRISONNEMENT
Sonia Sotomayor juge à la Cour suprême
juge "indépendante" élue par le président Barack Obama
Aujourd'hui, 13 octobre 2009, la Cour du District Sud de la Floride a rendu une nouvelle sentence contre Antonio Guerrero, injustement emprisonné depuis plus de 11 ans dans une des institutions pénitentiaires les plus dures, à Florence, dans le Colorado. Considérée par le Guinness des Records comme étant la prison la plus sûre du monde, dans laquelle les condamnés passent la plus grande partie du temps dans des cellules d’isolement. Elle est qualifiée par certains comme « l'Alcatraz des Rocheuses » et son régime carcéral comme « la tombe vivante ».
Comme l’on sait, ce même tribunal avait déjà condamné une première fois, Antonio, à un emprisonnement à perpétuité plus 10 ans de prison. Cette peine avait été jugée excessive, contraire aux normes légales en vigueur et déclarée nulle par la Cour d'Appel du Onzième Circuit qui avait établi que l'accusé n'avait pas eu connaissance ni transmis quelque information que ce soit en rapport avec la sécurité nationale des USA.
La nouvelle condamnation à presque 22 ans d’emprisonnement, est le résultat de la solidarité internationale et de la ténacité de son avocat, Leonard Weinglass. Bien que cette condamnation ne soit pas aussi absurdement exagérée que la première, elle est tout aussi injuste. Il est temps d'amplifier le combat pour la liberté immédiate et inconditionnelle de nos Cinq compatriotes.
Cet épisode est une preuve parmi tant d’autres qui confirment l'arbitraire absolu du processus mené contre ceux qui sont emprisonnés aux USA pour combattre uniquement et exclusivement contre le terrorisme anti-cubain développé par les autorités américaines. La démesure irrationnelle des peines imposées était un des aspects réclamés par la défense par lequel il avait été possible de parvenir à un résultat partial, limité et contradictoire. En 2008 à Atlanta, la Cour d'Appel qui avait antérieurement ratifié les verdicts injustes de la culpabilité des Cinq, avait annulé les condamnations d’Antonio, de Ramón et de Fernando et avait ordonné qu’ils soient une nouvelle fois jugés.
Comme preuve sur l’étrange façon de faire la justice dans ce pays, cette même Cour d'Appel ayant également reconnu qu'il convenait d'agir sur le cas de Gerardo Hernández Nordelo, au lieu d'ordonner la révision du procès elle décida de ratifier la sentence barbare qui pesait sur lui, à savoir, deux condamnations à perpétuité plus 15 ans d'emprisonnement.
Gerardo, Ramón, Antonio, Fernando et René sont innocents et ils n’auraient jamais dû être privés de liberté. Chaque jour qui passe, durant lequel ils seront maintenus en prison, sera la confirmation honteuse de la complicité avec le terrorisme de l'Administration usaméricaine.
Traduction EG. Moncada
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Source: antiterrorista.cu Impone jueza sentencia de 22 años a Antonio Guerrero
Article original publié le 13 octobre 2009
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03 octobre 2009
MISSION IMPOSSIBLE (XI)
L'histoire des Cinq telle qu'on ne vous l'a jamais racontée

Auteur : Ricardo Alarcón De Quesada
Onzième partie de la série sur les Cinq cubains écrite par Ricardo Alarcón et publiée originalement en Anglais, sur le quotidien digital nord-américain CounterPunch. Cliquez pour voir les articles précédents : I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X.
Lorsque la Cour Suprême a décidé de ne pas entendre la requête des Cinq, les juges ont agi exactement comme l’avait demandé l’avocat général du Président Obama, démontrant que sur ce sujet, il n'y avait aucun changement, en tout cas aucun changement crédible.
Le 14 juin dernier, la Cour Suprême a tout simplement rejoint les deux autres branches du gouvernement dans la démonstration d’hostilité envers le peuple cubain. Pendant les années 90, l’état d’esprit officiel avait parmi ses caractéristiques principales une complicité avec la campagne terroriste qui a coûté des vies, de la souffrance humaine et des dégâts matériels, que les USA, au lieu d’ empêcher - comme c’était leur obligation - ont toléré et encouragé.
Juste après l’effondrement de l'Union Soviétique, Cuba est entré dans une crise économique extrêmement grave, pire que celle de la grande dépression de 1929 pour nous. C’est précisément cette période que les USA ont choisi, pour accentuer leur blocus économique, reflété par l'Amendement Torricelli (1992) et la Loi Helms-Burton (1996). Le trio - Torricelli, Helms et Burton – en réponse à ceux de leurs collègues qui avaient des objections à ces lois extraterritoriales illégales, assuraient que Gouvernement dirigé par Fidel Castro était dans sa dernière année.
D'autres ont gagné de l'argent facile à cette époque en publiant des textes bon marché, qui annonçaient la fin inévitable de la Révolution cubaine à une date qu’ils indiquaient. C’est devenu un dogme indiscutable pour beaucoup d’universitaires, de politiciens et de journalistes et une source d’encouragement pour ceux qui étaient en quête de vengeance de manière active depuis des décennies.
Certains, insatisfaits de ce qu’ils percevaient comme un manque d’agressivité de la part de Washington, ont tenté d’effectuer un assaut final contre l'île abandonnée et isolée.
Paradoxalement, en septembre 1994 et en mai 1995 Cuba et les USA avaient réussi à négocier de nouveaux accords migratoires par un travail diplomatique serein et privé qui comportait l’engagement d'aller vers la levée du blocus et une promesse de freiner les actions terroristes contre Cuba.
C’est alors que M. Basulto et ses partisans ont multiplié leurs incursions aériennes. Basulto a été très franc en expliquant ses intentions. La supposée nature « humanitaire » de ses vols antérieurs – c'est-à-dire, aider des Cubains sans papiers à entrer aux USA - avait disparu depuis le 2 mai 1995 avec la nouvelle politique usaméricaine consistant à les renvoyer sur l'île. À partir de ce jour, comme l’a reconnu M. Basulto, les vols ont continué et se sont multipliés avec des objectifs de subversion. Presque chaque jour, les médias annonçaient la prochaine provocation et proclamaient que Cuba était si affaiblie par la crise économique qu'elle ne pouvait pas protéger ses frontières, ni même l’empêcher [ Basulto] de survoler le centre de La Havane, comme il l’avait fait à maintes reprises. Les autorités US étaient au courant de ce que faisait Basulto et son groupe, comme quiconque ayant une télévision pouvait le savoir parce que les provocations étaient filmées et rapportées en direct par les stations locales de Miami des chaînes nationales de télévision.
En 1995 et au début de 1996 nous avons fait tout notre possible pour convaincre Washington d’empêcher ces provocations aériennes totalement illicites. Nous ne faisions là que demander à l'administration usaméricaine qu’elle fasse respecter le droit international et qu’elle applique ses propres lois et règlements internes.
Un flux assez intense de communications officielles avait eu lieu entre les autorités des deux pays à travers lequel la partie usaméricaine avait explicitement reconnu le caractère illégal de ces vols et avait entamé, avec la coopération cubaine, des démarches administratives contre les transgresseurs. Ou du moins c’est ce qu'ils répétaient dans leurs notes diplomatiques.
En plus d’avoir communiqué aux travers de canaux publics, nous avons averti maintes et maintes fois, aux plus hauts niveaux, les autorités tant civiles que militaires des USA.
Fidel Castro c’était impliqué personnellement dans ces efforts. Il a passé beaucoup de temps avec d’importants visiteurs US, et plus qu’un seul, dont certains avaient l’aval évident de la Maison Blanche. Et nous avions réussi à obtenir un engagement très spécifique de la part du Président Clinton que ces provocations ne se reproduiraient plus jamais. (Indictment À la Carte, Counterpunch, September 3, 2009; Annals of Diplomacy, Backfire, The New Yorker, January 26, 1998).
Une chose assez étrange s’est alors déroulée sur la route de Washington à Miami. Apparemment le Président Clinton avait donné des instructions spécifiques pour honorer son engagement. Mais dans cette ville particulière [Miami] (vous vous rappelez le cas Elián ?) on n’obéit pas toujours aux ordres du Commandant en Chef US. Aussitôt que la mafia de Miami a connu les instructions du Président, les provocateurs ont organisé leur dernière violation. C’est cette véritable conspiration, et elle seule, qui a mené aux événements tragiques du 24 février 1996.
De manière étonnante le Président Clinton a réagi comme s’il ne savait rien, et s’est précipité pour signer la Loi Helms-Burton lors d’une cérémonie déplorable à la Maison Blanche, allègrement entouré par plusieurs des véritables criminels, les individus mêmes qui l'avaient défié. C’était une année d'élection présidentielle…Clinton a facilement gagné à Miami.
Cette expérience aurait été plus que suffisante pour n’importe qui pour ne plus croire en la possibilité d'avoir des échanges sérieux et d'obtenir des engagements avec des partenaires aussi frivoles, une sorte de mission impossible.
Mais nous avons encore essayé. Nous n'avions pas le choix.
Traduction EG. Moncada
Révision FG. Tlaxcala
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Source : CounterPunch- Mission Impossible
Article original publié le 30 septembre 2009
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02 octobre 2009
UNE INSULTE À L'HUMANITÉ (X)
L'histoire des Cinq telle qu'on ne vous l'a jamais racontée

Auteur : Ricardo Alarcón de Quesada
Dixième partie de la série sur les Cinq cubains écrite par Ricardo Alarcón et publiée en original en Anglais, dans le quotidien numérique américain CounterPunch. Cliquez pour voir les articles précédents : I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX.
Le 6 mars 2009 douze mémorandums d’amicus curiae [amis de la cour, personnes extérieures au procès qui signalent à l‘attention de la cour des points de droit qu’elles considèrent comme pertinents, NdE] ont été présentés séparément à la Cour Suprême en soutien à la demande de révision des Cinq Cubains. Cela a été le plus grand nombre de documents de ce type qui ait jamais demandé à la Cour Suprême de réviser une condamnation émise par une instance inférieure.
Huit mémorandums étaient présentés par des institutions ou des personnes aux USA : l'Association Nationale des Avocats de la Défense Criminelle, l'Association d'Avocats de la Défense Criminelle de Floride, Chapitre de Miami, le Projet National des Jurés, l'Union Nationale des Avocats et la Conférence Nationale des Avocats Noirs, l'Institut William C. Velásquez et l'Association Politique mexicano-américaine, la Clinique des Droits Civils de la Faculté de Droit de l'Université Howard, le Centre pour la Politique Internationale et le Conseil des Affaires de l’Hémisphère, et un mémorandum d’amicus présenté par les professeurs Nelson P. Auges, Guillermo Grenier, Félix Masud-Piloto, José A. Cobas, Lourdes Arguelles, Rubén G. Rumbaut et Louis Pérez, des universitaires cubano-américains distingués, auteurs de plusieurs livres les plus importants sur l'émigration cubaine aux USA.
Le soutien parvenant de tous les coins du monde a été réellement impressionnant. Il incluait également :
Un mémorandum d’amicus présenté par dix Prix Nobel : José Ramos-Horta (Président de la République de Timor-Leste), Wole Soyinka, Adolfo Pérez Esqivel, Nadine Gordimer, Rigoberta Menchú, José Saramago, Zhores Alferov, Darío Fo, Günter Grass et Máiread Corrigan Maguire.
Un autre mémorandum a été soumis par un nombre record de parlementaires de tous les coins de la planète : il a été souscrit par le Sénat du Mexique et l'Assemblée Nationale du Panamá en séance plénière, les deux ayant discuté et décidé à l'unanimité. Par Mary Robinson également, ex-présidente d'Irlande et ex-Haute Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations Unies, par des dizaines de membres de tous les groupes politiques du Parlement Européen, y compris trois vice-présidents en exercice et deux ex-présidents ainsi que des centaines de parlementaires du Brésil, de Belgique, du Chili, d'Allemagne, d'Irlande, du Japon, du Mexique, d'Écosse et du Royaume-Uni.
À ce document s’ajoutait des appels similaires d'autres lauréats du Prix Nobel, l'Archevêque Desmond Tutu et Harold Pinter, et du Conseil des Églises d'Amérique latine, la Conférence Permanente des Partis Politiques de l'Amérique latine et des Caraïbes, le Parlement Latino-américain, ainsi que d’autres institutions législatives régionales et des résolutions spécifiques de soutien approuvées par les Parlements nationaux de la Namibie, du Mali, de la Russie, du Mexique, du Brésil, de la Bolivie, du Venezuela, du Pérou, d'Irlande, de la Suisse et de la Belgique, parmi tant d'autres.
Deux mémorandums séparés ont été présentés par un panel très large d'organisations d'avocats et de personnalités :
L’un a été présenté par la Fédération Ibéro-américaine des Ombudsman, l'Ordre des Avocats du Brésil (avec 700 000 membres), les Associations d'avocats de la Belgique, l'Association des Avocats de Berlin et d’autres associations allemandes, la Fédération Internationale de Droits de l’Homme et un groupe d'organisations religieuses, juridiques et des droits humains, des professeurs de droit, et des avocats d'Argentine, du Chili, de la Colombie, de l'Équateur, d'Allemagne, du Japon, du Mexique, du Panama, du Portugal, de l’Espagne et du Royaume-Uni. Parmi les personnalités signataires, il y avait Federico Mayor Zaragoza, ex-Directeur Général de l'UNESCO et le juge Juan Guzmán Tapia du Chili.
L'autre mémorandum d’amicus a été présenté par l'Association Internationale des Juristes Démocrates, l'Association américaine des Juristes, l'Association des Avocats de l'Inde, Droit Solidarité, la Haldane Society et d’autres organisations juridiques d'Italie, du Japon, des Philippines, du Portugal et de la Belgique.
Un groupe d'avocats usaméricains s’était porté volontaire pour préparer ces documents (comme le requiert la loi) en consultant et en coordonnant les nombreuses personnes impliquées, en présentant les documents en date et heure dans le respect formel des paramètres techniques et autres que la Cour avait établi. Chaque individu ou institution qui présentait un mémorandum d’amicus devait lui-même ou elle-même s’identifier avec des données spécifiques, le signer personnellement et payer un dû pour son enregistrement. Conformément à la Règle 37.6 de la Cour « aucun avocat d'aucune des parties n’a rédigé ce document ni dans sa totalité ni partiellement. Aucun avocat ou entité, autre que les amici curiae ou leurs avocats, n'a apporté une quelconque contribution financière d’aucune sorte à l'élaboration ou à la présentation de ces dossiers ».
C’est un immense travail pour lequel beaucoup de personnes méritent d'être reconnues. Tous les mémorandums, ainsi que la liste complète des amici peuvent être consultés sur le blog SCOTUS et sur http://www.antiterroristas.cu.
Nous ne saurons jamais ce que les juges ou leurs greffiers ont pensé, s’ils ont pensé quelque chose, de ces documents, Personne ne sait si, au moins, ils leur ont jeté un coup d’œil. Les amis de la cour n'ont obtenu aucune réponse ni entendu aucun commentaire, ni même reçu un accusé de réception d'un greffier.
Personne ne sait, non plus, comment les juges se sont prononcés en ce qui concerne la demande de révision. Ce n’est seulement que le 14 juin que nous avons appris que la demande des Cinq Cubains avait été rejetée avec d’autres requêtes que la Cour avait décidé de ne pas entendre.
Un célèbre poète mexicain avait défini une fois l'attitude impériale des USA avec deux mots : arrogance et ignorance. La Cour, de toute apparence, incarne les deux, de manière…suprême.
Traduction EG. Moncada
Révision FG. Tlaxcala
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Source : counterpunch- An Insult to Humanity
Article original publié le 17 septembre 2009
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L'APPEL IGNORÉ (IX)
L'histoire des Cinq telle qu'on ne vous l'a jamais racontée

Auteur : Ricardo Alarcón de Quesada
Neuvième partie de la série sur les Cinq cubains écrite par Ricardo Alarcón et publiée en original en Anglais, dans le quotidien numérique américain CounterPunch. Cliquez pour voir les articles précédents : parties I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII.
Ayant épuisé toutes les possibilités d'appel, les Cinq ont demandé à la Cour Suprême qu'elle révise leur cas. Ils n’en demandaient pas trop. C’était un cas qui méritait l'attention des magistrats de la Cour Suprême pour un certain nombre de raisons, certaines de nature réellement exceptionnelle.
Pendant tout le procès – le plus long dans l'histoire des USA – un certain nombre de droits constitutionnels ont été violés, ainsi que des décisions en contradiction avec les considérants d'autres circuits (considérés comme les affaires principales à traiter par la Cour Suprême) sur d'importants sujets, comme le lieu [du procès], la discrimination raciale dans la sélection du jury, les sentences et les droits des accusés et de leurs défenseurs.
De plus, c’était un cas lié directement à des groupes terroristes et à leurs activités sur le territoire des USA - à un moment où le terrorisme était censé être le sujet le plus important - et avec des implications claires en termes de relations internationales ; un cas dans lequel des généraux et des hauts chefs militaires et même le conseiller principal d'un Président avaient comparu comme témoins. Il a eu la particularité d'être unique à maints égards.
La décision unanime de l’ensemble des juges de la Cour d'Appel, après avoir examiné tous les aspects du cas pendant plusieurs années, d'annuler toutes les condamnations et d’ordonner un nouveau jugement, a été unique en elle-même, de même que le document de 93 pages qui expliquait l’acte. La décision du gouvernement, prise au plus haut niveau, d’exiger de la Cour en séance plénière d’annuler la décision a été très exceptionnelle de même qu’il a été très rare qu'on obtienne de la Cour l’acceptation à une requête si inhabituelle.
D'autre part, ce n'est pas une chose courante pour un juge d'appel de demander à la Cour Suprême qu’elle révise un cas, et encore moins de le faire deux fois comme l'avait fait le Juge Birch, qui avait réitéré cette demande pour ensuite rejoindre paradoxalement le juge Pryor dans son jugement honteux.
Ce cas a également été unique quant à la préoccupation et à l'intérêt suscités partout dans le monde.
En 2005, avant la décision de la Cour d'Appel, une décision très importante et unique avait aussi été adoptée de façon unanime par le Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations Unies. Ce groupe est une entité entièrement indépendante, et non un organisme intergouvernemental, il est composé de cinq juges - un pour chaque continent - qui ne représentent aucun État membre des Nations Unies et qui agissent exclusivement à titre personnel. Ce groupe des Nations Unies a étudié la situation des Cinq sur la demande de leurs épouses et mères. Il a fait des recherches sur ce cas dans tous ses aspects durant plusieurs années en échangeant une correspondance officielle avec les USA. Le gouvernement cubain n'a jamais été consulté, il ne devait pas l'être, car Cuba n'était pas partie au procès.
Ce fut une décision historique. Le Groupe arriva à la conclusion que la privation de la liberté des Cinq avait été arbitraire et en violation des Conventions idoines des droits humains de l’ONU et invita le gouvernement US à prendre des mesures pour remédier à cette situation.
Le groupe déclara: « le procès n'a pas eu lieu dans le climat d'objectivité et d’impartialité requis » et « le gouvernement [US] n'a pas nié qu’à Miami, le climat polarisé et préjudiciable contre les accusés a persisté et a contribué à présenter les accusés comme coupables dès le début. Le gouvernement n'a pas contesté le fait qu'un an plus tard, il avait admis lui-même que Miami n'était pas le lieu adéquat pour le déroulement d’un procès où il était prouvé que c’était presqu'impossible de choisir un jury impartial dans une affaire ayant un lien avec Cuba. »
« Le gouvernement n'a pas contesté le fait que les avocats de la défense ont eu un accès très limité aux preuves étant donné qu’il avait classifié le cas pour raison de sécurité nationale », ce qui « a faussé l'équilibre conforme entre l'accusation et la défense et a affecté négativement la capacité [de la défense] à présenter des preuves contraires. »
Les experts de l’ONU indiquaient que les accusés « ont été maintenus emprisonnés dans des cellules d’isolement pendant 17 mois », ce qui avait eu pour conséquences « des possibilités très faibles de défense équitable à cause du manque de communication avec leurs avocats et d’accès aux preuves ».
En conclusion, ils ont déterminé que ces « trois éléments énoncés plus haut, combinés ensemble, sont d'une telle gravité qu’ils confèrent un caractère arbitraire à la privation de liberté de ces cinq personnes ». (Rapport du Groupe de Travail sur la détention arbitraire E/CN.4/2006/7/Add.1 p 60, Avis 19/2005 - USA)
Ce fut la première et l’unique fois dans l'histoire des USA et des Nations Unies qu’un organisme de l'ONU déclare qu’un procès judiciaire aux USA était injuste et contraire aux normes universellement établies des droits humains et du droit International.
Mais cette conclusion de cinq juges indépendants, aucun d'eux, n’étant d’ailleurs gauchiste ou radical, ne pouvait se trouver facilement dans les médias usaméricains et la majorité des usaméricains n'en ont probablement jamais entendu parler.
Beaucoup d'usaméricains ne savent rien sur les Cinq Cubains parce qu'on ne leur permet pas de savoir.
Non seulement le long procès des Cinq a été maintenu dans l’ombre, mais il n’a pas été permis aux usaméricains de savoir que ce cas a été très présent dans les esprits de beaucoup de millions de personnes autour de la planète. Les grands médias dominants qui n'ont pas informé sur leur bataille légale ont élevé un mur de silence autour du mouvement de solidarité vaste et croissant que les Cinq Cubains ont reçu pratiquement de toutes parts, de l'Irlande jusqu'en Tasmanie, du Canada jusqu'à la Namibie. Églises, parlements, organisations des droits humains, syndicats, écrivains, avocats et des personnes de toutes conditions sociales ont exprimé leur inquiétude et leur intérêt dans toutes les langues, anglais compris.
Mais la Cour Suprême n'a pas pris la peine d'écouter.
Traduction EG. Moncada
Révision FG. Tlaxcala
ENGLISH, ESPAÑOL
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Source : counterpunch- The Unheard Call
Article original publié le 16 septembre 2009
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25 septembre 2009
TERRORISME D'ÉTAT CONTRE CUBA, LES CINQ CUBAINS, TERRORISME MÉDIATIQUE (vidéos I, II, III, IV)
Au cours du rassemblement international le plus important du monde, les 11, 12 et 13 septembre 2009, organisé par le quotidien national l'HUMANITÉ, plus de 600 000 personnes de tous horizons se sont données rendez-vous à la Courneuve à Paris, une capitale dans la capitale. C'est dans une ambiance d'information, de discussion, de recherche, de débats et de fête que chacune et chacun aura pu emmagasiner tout ce qu'il fallait pour chasser le frelaté distillé par les médias rampants "officiels" discrédités.
Non seulement, chercheurs, écrivains, élus, journalistes, philosophes, politiques, représentants officiels de tous pays, sociologues ont pu discourir dans les différents Agora, forum-espaces et stands de partis politiques, mais les échanges avec l'auditoire n'ont pas manqué d'enrichir les un(e)s les autres.
"Terrorisme d'État contre Cuba" a été le thème d'un des multiples débats de l'espace bolivarien animé par le quotidien national du Parti Communiste Cubain GRANMA au "village du monde".
Le terrorisme d'État et le terrorisme médiatique montre combien l'information sur Cuba qui est frelatée par l'empire et par des organisations corrompues à la solde de l'empire peut facilement détourner les citoyen(ne)s du monde de la réalité de la société cubaine (et des autres sociétés des pays d'Amérique latine). Les médias français grands défenseurs du capital et porte-voix de l'empire n'ont aucun scrupule pour cacher la souffrance et l'injustice des peuples en général.
Le 13 octobre aura lieu la révision des procès de trois des Cinq jeunes antiterroristes cubains. depuis 11 ans les Cinq cubains sont emprisonnés dans des cellules punitives, accusés d'actions qu'ils n'ont jamais faites, condamnés sans preuve par une pantomime de justice de Miami, par des juges corrompus dans un Miami de non droit. Les "gusanos", terroristes notoires ont la main mise sur la police, la justice et les médias. Ils se pavanent dans les rues en vantant leur actes terroristes contre Cuba en toute impunité. Combien de temps vont-ils encore se gausser du monde ? Le moule présidentiel Yankee changera t-il un jour ? Aujourd'hui, de moins en moins de citoyens sont dupes...
TERRORISME D'ÉTAT CONTRE CUBA (I)
M. Lázaro MUJICA GARCÍA ( Sous-directeur, Chef d'Edition au journal «Granma»):
..." Le désir des États-Unis d'Amérique qui sont les principaux protagonistes sont les premiers acteurs de ce terrorisme contre Cuba "(...) " Aucun pays au monde n'a vécu ce qu'à vécu Cuba. D'abord parce que nous sommes tout près du monstre, ce qui leur permet de faire des choses très facilement "(...) " Ceux qui luttent pour un monde meilleur, ceux qui luttent pour protéger leur société, leur pays comme nos cinq compatriotes, sont considérés comme des terroristes, des espions.Ceux qui agressent Cuba, ceux qui mitraillent les hôtels, ceux qui font exploser des avions, ceux qui introduisent des maladies dans Cuba, sont considérés comme des combattants de la liberté " (...)
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TERRORISME D'ÉTAT CONTRE CUBA (II)
Mme. Betina PALENZUELA CORCHO (Fille d’Adriana Corcho Calleja, victime d’un attentat terroriste effectué contre l’Ambassade de Cuba au Portugal le 22 avril 1976. Diplômée en Ingénierie électronique. Directrice de l’Unité d’entreprise de Base Affaires différenciées à CITMATEL :
(...)"je pense que la plus grande expression de l’anti-terrorisme est véritablement représentée par ces cinq personnes, alors qu’ils étaient très jeunes à lutter contre le terrorisme et c’est pour ça qu’ils sont injustement emprisonnés aujourd’hui "(...) "Il est temps maintenant que les mères puissent voir leurs enfants libres."(...)
M. Salim LAMRANI (sociologue) :
(...)"Si la lutte contre le terrorisme avait un quelconque fondement, l’ensemble des médias occidentaux auraient dénoncé l’implacable campagne terroriste menée contre Cuba. La censure du terrorisme contre Cuba qui est de loin la plus sophistiquée illustre clairement la duplicité de la presse occidentale."...
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TERRORISME D'ÉTAT CONTRE CUBA (III)
M. Maxime VIVAS (journaliste, écrivain):
"les Cinq de Miami font l’objet en France d’un véritable terrorisme médiatique" (...) "RSF est financé par la CIA. Ils reçoivent de l’argent de plusieurs organisations qui sont des écrans de la CIA en contrepartie de services qu’ils vont rendre à la CIA" (...) "RSF est une pieuvre qui a un tentacule dans chaque média en France"(...)
M.Hernando CALVO OSPINA (écrivain, journaliste Colombien exilé):
"l’équipe de choc de la CIA, les mercenaires et toute l’équipe nord-américaine et cubaine (prévue pour envahir une seconde fois Cuba-tentative annulée) ont été envoyés dans différentes parties du monde. Le premier pays, le Congo, le Vietnam, Angola, le Chili, le Nicaragua et les mêmes ont fait beaucoup d’attentats en Europe, particulièrement en Angleterre, à Madrid, à Paris, au Portugal où est morte la maman de la camarade ici à côté" (...) "Cette équipe qui a été protégée par la CIA, elle l’a été en plus par le Parti Républicain" (...)
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TERRORISME D'ÉTAT CONTRE CUBA (IV)
M. Salim LAMRANI:
(..)"Obama dispose de toutes les conditions nécessaires, je crois que toutes les conditions sont réunies pour qu’il change radicalement de politique à l’égard de Cuba" (..) "maintenant la question est de savoir: est-ce qu’Obama dispose de la volonté et du courage politique nécessaires pour mettre un terme à cinquante ans d’hostilités" (..)
M.Lázaro MUJICA GARCÍA:
(..)"Obama a dit qu’il était disposé à parler avec Cuba, qu'il a établi une politique au sujet de Cuba. Mais le même jour, la secrétaire d’État l’avait contredit, avec le porte-parole de la Maison Blanche ils ont mis des conditions de dialogue avec Cuba. Ce qui nous oblige à nous demander qui gouverne, qui commande dans ce pays"(..)"Le blocus reste intact...alors il y a une contradiction"(..)"Jusqu’à aujourd’hui, pour nous, Obama, c’est du pareil au même"(..)"Nos espoirs sont déjà chiffrés, sur ce que fera le peuple cubain avec ses propres efforts et avec la solidarité de nos ami(e)s du monde."...
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Moncada
18 septembre 2009
LE JUGEMENT DE PRYOR (VIII)
L’histoire des Cinq cubains telle qu’on ne vous l’a jamais racontée

Auteur: Ricardo Alarcón De Quesada
Huitième partie de la série sur les Cinq cubains écrits par Ricardo Alarcón originalement publiées en Anglais, dans le quotidien digital américain CounterPunch. Cliquez pour voir les articles précédents : partie (I), partie (II), partie (III), partie (IV), partie (V), partie (VI) et partie (VII).
Lorsque la décision historique unanime fut révoquée à la demande du Procureur Général de W. Bush (Voir 1ère partie de cette série), le même panel des trois juges devaient entendre les thèmes restants autres que celui de la localisation du procès, qui était le point sur lequel ils s’étaient appuyés pour exprimer leur avis mémorable. Cependant, entretemps, un des juges, le plus âgé et le plus libéral, avait pris se retraite et un autre avait été désigné pour le remplacer. Celui choisi pour cette fonction, William H. Pryor, avait été nommé par Bush pendant une période d’interruption de séances du Sénat, et sa nomination, décrite comme « une des plus controversées de l'histoire récente », avait jeté un grand trouble au Sénat, qui l'avait confirmé avec l'opposition de 45 sénateurs [sur 100]. (lire à ce sujet Pryor Unrestraint, par Jeffrey St. Clair, CounterPunch, 14/6/2003.)
Le Sénateur Kerry avait affirmé que le nouveau juge « a été un défenseur constant de la réduction des droits garantis par la constitution » avec sa « recherche constante de vues légales extrêmes et incorrectes… Ayant pour conséquence l’affaiblissement des capacités de notre pouvoir judiciaire fédéral à protéger les droits constitutionnels qui nous sont si chers » (Actes du Congrès, Sénat 14 juin 2005).
Pryor a été critiqué par certains des principaux quotidiens US, et a été décrit comme étant un « fanatique de droite incompétent pour juger ». Résumant son pedigree, Jeffrey St.Clair écrivait : « Lui, il va beaucoup, beaucoup plus loin que beaucoup d’idéologues extrémistes de son parti » (Pryor Unrestraint).
M. Pryor avait écrit l'avis de rejet par la Cour des autres thèmes présentées par la défense dans un langage qui à certains moments était plus proche de la diatribe vulgaire et de calomnies anti-cubaines de mauvais goût que du style équilibré et sobre de documents juridiques (certains terroristes notoires, décrits correctement comme tels par le panel [de juges] précédent, se retrouvaient convertis en combattants patriotes pour la liberté). Il faut relever que l’accusation d'« espionnage » avait été fabriquée de manière si maladroite et le jugement de Miami avait inclus d'autres erreurs si évidentes que Pryor se vit obligé d’être d’accord avec les deux autres juges pour annuler les condamnations de trois des accusés. ( Espions sans Espionnage, Hasta Siempre! 6 septembre 2009).
Cette fois-ci le panel des juges était divisé sur un point crucial : le 3ème chef d’accusation - conspiration d’assassinat -. Bien que l’avis d’un des juges, J. Birch, coïncidât avec celui de Pryor, il devait reconnaître que « ce sujet est présenté dans un cadre trop restreint » et avait réitéré « que la motion pour la délocalisation du procès aurait dû être acceptée », ajoutant que « les accusés avaient été soumis à un tel degré de préjudices basés sur le préjugé dominant avéré dans la communauté [de Miami] que leurs condamanations auraient dû être annulées ». (US Court of Appeals for the Eleventh Circuit N. 01-17176, DC Docket Non 98 - 00721 CR-JAL, Page 83).
Dans un avis dissident impressionnant la juge Phillys Kravitch a démontré en 15 pages l'injustice terrible commise par ses collègues contre Gerardo Hernández.
Elle indiquait :
« Un pays ne peut pas légalement abattre un avion dans l'espace aérien international, par contre, un pays peut abattre un avion étranger qui survole son propre territoire après que les pilotes de ces avions-là ont été avertis plusieurs fois de respecter les limites territoriales, qu’ils ont laissé tomber des objets sur le territoire, et lorsque l'objectif des vols est de déstabiliser le système politique du pays. Ainsi, la question de savoir si le ministère public a fourni des preuves suffisantes pour soutenir la condamnation d’Hernández dépend de savoir s’il a présenté suffisamment de preuves pour démontrer qu’il (Hernández) a passé un accord pour abattre les avions dans l'espace aérien international, en opposition avec l'espace aérien cubain. » (Idem p. 94-95) et sur ce sujet « le ministère public n'a pu indiquer aucune preuve. » (Idem P. 98).

LIBERTÉ pour les CINQ CUBAINS
PRISONNIERS DE L'EMPIRE
Mais au-delà du sujet du lieu de l'incident « le ministère public n'a absolument jamais pu apporter de preuves suffisantes qu’Hernández ait été complice de la destruction des avions. Aucune des communications interceptées que le ministère public a présentées au procès ne montre une quelconque complicité de sa part pour abattre les avions. Tout au plus, les preuves montrent une entente pour « faire face » aux avions des "Hermanos al Rescate » [Frères à la Rescousse]. Mais « confrontation » ne signifie pas nécessairement destruction. »
Pour appuyer sa démonstration elle a fait référence aux témoignages et aux bandes vidéo présentées au procès : « Ces preuves démontrent ce qui est évident : il existe beaucoup de façons pour un pays de « faire face » à un avion étranger. Mais le ministère public n'a présenté aucune preuve qu’Hernández, même en étant d'accord pour 'aider « à faire face » à « Frères au Sauvetage », ait lui-même accepté que la confrontation soit une destruction. Conclure qu’en effet les preuves montrent cela, va au-delà de simples déductions, c’est une pure spéculation … Dû au fait que tant de preuves déterminent plutôt une « confrontation » qu’une destruction, je ne peux pas dire qu'un jury raisonnable – au vu de toutes ces preuves - puisse conclure au-delà d'un doute raisonnable qu’Hernández ait été complice de la destruction. » (Idem P. 96-97)
C’était si évident que le ministère public lui-même avait reconnu cela dans une requête d'urgence « sans précédent » à cette même Cour d'Appel : essayer de démontrer la culpabilité inventée de Gerardo pour un crime ainsi fabriqué, constituait un « obstacle insurmontable » pour les procureurs.
Cela aurait été le cas avec un « jury raisonnable » n’importe où ailleurs. Mais pas à Miami, dans la salle du tribunal, où les jurés apeurés étaient entourés par une bande d'individus qui vantaient leurs prouesses terroristes et qui avaient été capables de kidnapper Elián González, en totale impunité, et faisaient écho aux procureurs pour demander la pire punition pour Gerardo. Cela aurait pu être compris par tout juge raisonnable. Mais pas par un « fanatique de droite qui n'est pas formé pour juger ».
À la Maison Blanche, quelqu'un était heureux. Celui qu’il avait nommé (Pryor) l’avait bien servi. Deux peines de prison à perpétuité avaient été confirmées contre Gerardo avec le vote réticent et paradoxal d'un juge, Birch, qui avait insisté sur le fait que « les peines [de tous les Cinq] doivent être révoquées » et une dame digne qui avait maintenu son avis dissident : « le ministère public n'a présenté aucune preuve » pour étayer son accusation.
Après le jugement honteux de Pryor, les Cinq avaient fait appel au tribunal en audience plénière . Cette fois-ci, ils ne contestaient pas une décision unanime et bien fondée - comme l’avait fait le ministère public en 2005 - mais une décision clairement injuste et préjudiciable qui avait profondément divisé les juges sur le 3ème chef d’accusation, avec Kravitch qui la rejetait avec une impeccable cohérence et Birch - ayant admis les arguments de sa collègue, mais ignorant la présomption d'innocence et ses propres « doutes raisonnables» - qui décidait étrangement de se rallier à la position pro-gouvernementale et à la logique néoconservatrice de Pryor.
Mais cette fois la Cour d'Appel a confirmé les conclusions discutables des juges de Miami. Les juges d'Atlanta avaient même oublié que c’était le ministère public lui-même qui leur avait adressé une « requête d'urgence », admettant ainsi qu'ils n'avaient pas pu prouver la culpabilité de Gerardo.
Traduction EG. Moncada
Révision FG. Tlaxcala
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Source : counterpunch- Pryor's Judgment
Article publié le 14 septembre 2009
URL de cet article sur HASTA SIEMPRE ! : http://moncada26.canalblog.com/archives/2009/09/18/15111054.html
URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8413&lg=fr
17 septembre 2009
CUBA- CAMPAGNE DE SOUTIEN DES CINQ CUBAINS EMPRISONNÉS
RÉCÉPISSÉ DU REÇU DE VOTRE SOUTIEN 2008
POUR LA LIBÉRATION DES CINQ CUBAINS
DU COMITÉ INTERNATIONAL POUR LA LIBERTÉ DES CINQ CUBAINS
Le 17 septembre 2009,
À qui de droit,
Par ce courrier nous confirmons que le 13 septembre de cette année 2009, le Comité International pour la Liberté des Cinq Cubains ayant le siège aux États-Unis, a reçu de l’Association Française Moncada la somme de $900 dollars à titre de don pour soutenir les projets du Comité.
Alicia Jrapko
Coordinatrice Nationale
Comité International pour la Liberté des Cinq Cubains
États-Unis
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Cher(e)s ami(e)s internautes,
Vous trouverez ci-dessus le récépissé du Comité International pour la Liberté des Cinq Cubains qui confirme la réception de la somme récoltée grâce à votre soutien lors de la campagne 2008 pour la libération des Cinq jeunes camarades.
L'association Moncada vous remercie sincèrement pour votre solidarité internationaliste et votre refus de l'injustice.
Le bureau de Moncada
" NOTRE PAYS EST EN PERMANENCE MENACÉ "
Rencontre avec Betina Corcho
dont la mère a été tuée dans un attentat en 1976 au Portugal
À l’occasion de sa visite en France, Betina Palenzuela Corcho a tenu à apporter un message de paix aux visiteurs de la Fête de l’Humanité. Une quête de justice qu’elle et ses quatre frères et sœurs demandent depuis maintenant 33 ans.
Depuis un certain 21 avril 1976, date à laquelle sa mère Adriana a été tuée dans l’explosion d’une bombe déposée dans une valise à l’ambassade de Cuba au Portugal. Un autre fonctionnaire cubain Efren Monteagudo avait également trouvé la mort.
A l’origine de l’attentat, « Coro » un groupe paramilitaire cubano-américain qui tentait de renverser le gouvernement socialiste par la terreur. « Cette année 1976 a été terrible avec en plus de l’attentat du Portugal, celui contre un avion de la Cubana de Aviacion (73 morts), l’introduction de la dengue** ou différentes prises d’otages » rappelle Betina Palenzuela Corcho.
L’auteur physique de l’attentat a été arrêté et depuis libéré. Quant aux commanditaires, Luis Posada Carriles et Orlando Bosch, spécialistes des actes de déstabilisation fomentés depuis les États-Unis, malgré le fait qu’ils se soient vantés d’avoir ordonné l’attentat, ils vivent aujourd’hui tranquillement à Miami.
Le terrorisme n'est jamais la solution
Au cours de la visite, « j’ai voulu expliquer ce que Cuba subissait depuis 50 ans et également dénoncer l’injustice qui voit les commanditaires marcher dans les rues de Floride alors que ceux qui ont lutté contre le terrorisme qui a frappé Cuba sont en prison aux États-Unis ».
Une référence aux cinq cubains emprisonnés depuis 11 ans aux États-Unis après avoir infiltré ces groupes d’extrême-droite cubano-américains suite à la vague d’attentats que l’île avait connu à la fin des années 90 dans des structures hôtelières afin de dissuader les touristes de se rendre à Cuba.
Si la jeune femme insiste sur ces faits, c’est parce qu’aujourd’hui encore « Cuba est en permanence menacée. Tout peut arriver, à n’importe quel moment ».
Sans désir de revanche, Betina Palenzuela Corcho arbore plutôt un message de paix et de justice. « Le terrorisme n’est jamais la solution. Depuis Miami, ils le font au nom de la démocratie mais ce sont eux les terroristes. Pour la sécurité du continent latino-américain et du monde, justice doit être rendue ».
Auteur : Sébastien Madau
NdA:
*Mme Betina PALENZUELA CORCHO, est diplômée en Ingénierie électronique. Dès 1998 elle occupe des postes de direction. Elle est à présent la Directrice de l’Unité d’entreprise de Base Affaires différenciées à CITMATEL appartenant au Ministère de la Science, Technologie et Environnement (CITMA).
**La dengue est une maladie virale, infectieuse aiguë, elle est transmise par des moustiques et fait partie du groupe des fièvres hémoragiques.
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Source : l'auteur
Publié le 17 septembre 2009 sur le quotidien la Marseillaise (sud-est)
URL de cet article sur HASTA SIEMPRE ! : http://moncada26.canalblog.com/archives/2009/09/17/15101599.html







